Les chasseurs déçus par Québec

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Les fameux caribous ne le savent pas, mais ils sont au centre de bien des débats !

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Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) accueille avec incompréhension la décision du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) d'interdire la chasse sportive au caribou migrateur à compter du 1er février 2018.

« Il s'agit d'une démonstration du manque de vision du gouvernement quant à la mise en valeur des ressources fauniques nordiques du Québec », indique La FédéCP dans un communiqué émis jeudi.

« Évidemment, notre organisation se préoccupe de l'état du cheptel de caribous et sait que de nombreux facteurs peuvent être invoqués pour expliquer les baisses survenues alors que le cheptel avait atteint des sommets anormalement élevés. Le surbroutage de la végétation ainsi que la hausse du nombre de prédateurs comptent parmi ces causes », fait valoir le président de l'organisme Pierre Latraverse qui nomme également les changements climatiques qui ont des impacts sur la végétation et qui pourraient influencer les périodes de reproduction a-t-il ajouté lors d'une conversation téléphonique

« Si les constats scientifiques permettent d'avancer que plusieurs facteurs interviennent concurremment pour expliquer le déclin du caribou (les populations du Québec et du Canada sont en déclin, de même que celles d'autres pays) nul ne peut prétendre que la chasse sportive est l'une des causes directes de ce déclin et qu'un prélèvement raisonnable et balisé aggraverait la situation. Comment peut-on expliquer le maintien de la chasse au caribou pour certaines populations dans le Nord-Ouest canadien et en Alaska alors que ces troupeaux sont aussi marginaux et même plus que celui de la rivière aux Feuilles », questionne la FédéCP.

« En 2015 lors de la dernière année de chasse pour les Québécois qui participaient à un tirage au sort, il y avait 125 permis d'attribués pour un chasseur avec un accompagnateur. Ça fait 250 chasseurs qui pouvaient récolter au total 500 caribous migrateurs sur une population de près de 200 000 bêtes. Voulez-vous m'expliquer comment les chasseurs sont responsables du déclin de cette population avec une si faible récolte », interroge Pierre Latraverse. Pour cette même année, bien que les chasseurs sportifs aient récolté 23 % de la population d'orignaux, jamais le nombre d'individus recensés n'avait atteint d'aussi hauts sommets (125 000 individus estimés). La même année, la chasse au caribou du troupeau de la rivière aux Feuilles a touché moins de 1 % d'une population somme toute abondante (199 000 individus estimés) qui, en regard du précédent plan de gestion, aurait pu supporter une chasse modérée.

« Au Québec, la chasse sportive est encadrée par des plans de gestion adaptés aux réalités des espèces, qui ont pour objectif d'assurer la pérennité des ressources fauniques et de leurs habitats. Cela permet de mettre en valeur de façon responsable des ressources fauniques parfois plus vulnérables, comme le saumon atlantique, par exemple, et ainsi stimuler les retombées économiques et sociales liées au prélèvement de cette espèce, tout en assurant sa viabilité' indiqué l'organisme pat voix de communique.

Le président de la FédéCP met en relief la déclaration que le premier ministre Philipe Couillard a faite dans la région en mars 2014 : « Je ne sacrifierai pas une seule job dans la forêt pour les caribous ». « Le premier ministre Couillard ne semble pas accorder beaucoup d'importance aux jobs liées à l'exploitation de la faune dans le cas du caribou migrateur », tranche le représentant des chasseurs et pêcheurs du Québec.

« La chasse au caribou est une activité touristique qui génère d'importantes retombées économiques autant dans le Nord québécois que dans les grands centres. Les pertes engendrées touchent directement des centaines d'emplois reliées aux pourvoiries, en plus d'affecter indirectement plusieurs autres acteurs connexes, comme les hôteliers, les centres de débitage et les compagnies de transport », stipule Pierre Latraverse ajoutant que les relations avec le MFFP se sont considérablement détériorées depuis le départ du député de Dubuc Serge Simard à titre de ministre.

« Pour nous il est évident que le gouvernement Couillard répond finalement aux demandes des communautés autochtones membres du comité conjoint de chasse, pêche et de piégeage. Depuis 2010, il est clair que les mesures toujours plus restrictives annoncées chaque année allaient conduire à cette décision drastique de fermer la chasse. Si le prélèvement par les autochtones des communautés crie, inuits et naskapis peut être poursuivi, la FédéCP maintient qu'une part aurait dû être réservée à la chasse sportive, en respect du principe de ressource collective et des différents plans de gestion et ententes », indique-t-il.

Au bout de la ligne

En Mauricie ça mord ici !

Avouons que comme slogan pour une promotion de pêche sportive, ça fait sourire : « En Mauricie ça mord ici ! ». C'est l'Association des pourvoiries de la Mauricie qui utilise ce jeu de mots pour son concours annuel. Les mordus de la pêche ont jusqu'au 30 mars 2017 pour s'inscrire sur le site internet de l'Association pour avoir la chance de gagner un crédit voyage de 1500 $ dans une pourvoirie membre ainsi qu'un chèque cadeau de 600 $ chez Pronature Gauvin Sport La Tuque. Le tirage aura lieu le 31 mars 2017. Consultez le www.naturemauricie.com pour tous les détails.

Réservations pour la pêche à la journée

Le processus de réservation d'excursions de pêche à la journée dans les réserves fauniques et les parcs nationaux du Québec débutera le jeudi 12 janvier à 9 h. Il sera possible pour les adeptes de réserver jusqu'à un maximum de 4 mois à l'avance. Cette année, la saison de pêche à la journée débutera le 21 avril au parc national d'Opémican et le 5 mai au parc national du Lac-Témiscouata. Bon nombre des établissements ouvriront la fin de semaine du 12 mai : le parc national du Mont-Tremblant et les réserves fauniques des Laurentides, Mastigouche, de Papineau-Labelle, de Portneuf, Rouge-Matawin et de Port-Cartier-Sept-Îles. Entre le 19 mai et le 10 juin, tous les autres établissements de la Sépaq où il est possible de pêcher à la journée ouvriront leurs lacs. Les adeptes peuvent réserver en ligne (www.sepaq.com) ou par téléphone au 1 800 665-6527.

Le droit d'accès pour la pêche à la journée est de 18,40 $ par personne. Avec l'embarcation, il faut compter 61,40 $ pour une personne, 79,80 $ pour deux et 98,20 $ pour trois. Pour les pêcheurs en quête d'une expérience plus complète, mais quand même de courte durée, des séjours de pêche d'une seule nuitée sont maintenant offerts pour un minimum de seulement deux personnes, quel que soit le chalet. On peut pêcher le soir de l'arrivée et le lendemain. Ces séjours sont faciles à repérer sous l'appellation Escapade de 24 h sur le site des réservations de la Sépaq.

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