Chasseurs voulant chasser

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«Je résume grossièrement, mais on peut estimer qu'au moins 3000 personnes aimeraient chasser l'orignal dans la région, mais ne le font pas pour différentes raisons, dont la difficulté d'avoir accès à un territoire de chasse.»

Archives La Presse

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Les membres de la Table régionale de la faune du Saguenay- Lac-Saint-Jean (zecs, pourvoyeurs, saumoniers, sauvaginiers, trappeurs, Fédération des chasseurs et pêcheurs, CLAP, etc.) ont réalisé un sondage dernièrement pour documenter la gestion de la chasse dans la région et savoir entre autres quelles sont les raisons qui empêchent les gens de chasser l'orignal.

Je résume grossièrement, mais on peut estimer qu'au moins 3000 personnes aimeraient chasser l'orignal dans la région, mais ne le font pas pour différentes raisons, dont la difficulté d'avoir accès à un territoire de chasse.

Le sondage a été réalisé auprès de quatre clientèles, soit les chasseurs d'orignaux, les chasseurs de petit gibier (qui ne chassent pas l'orignal), les villégiateurs et la relève. Ces derniers ont été sondés dans les cours de maniement d'armes à feu. L'objectif du sondage visait à évaluer l'opinion des chasseurs d'orignaux sur divers aspects de la gestion de la chasse dans la zone 28, dont l'appropriation du territoire pendant la chasse à l'orignal sur le territoire public libre en milieu périurbain.

On peut deviner que les chasseurs d'orignaux (25 518 permis vendus en 2016) ne voient pas de problème avec l'accessibilité du territoire, entendu que la majorité d'entre eux pratique leur activité sur un territoire qu'ils se sont approprié sur les terres publiques.

Quand on pose la question à la relève: «Selon vous, quelles sont la ou les raisons qui peuvent constituer un frein pour la pratique de la chasse à l'orignal?» La majorité des répondants, 53,4%, ont identifié une seule raison pouvant constituer un frein à la chasse à l'orignal. «Parmi ceux qui ont identifié une seule raison, ce sont l'équipement dispendieux (12,7%) et l'accessibilité au territoire (12,7%) qui sont le plus fréquemment mentionnés. Les autres raisons sont le coût des permis, trop d'ouvrage, pas de partenaire de chasse, pas de chalet et autres. Toutefois, 47% des répondants ont indiqué qu'il n'y avait aucune raison représentant une contrainte pour la pratique de la chasse à l'orignal.

Les villégiateurs mentionnent le coût du permis de chasse trop élevé (42%), la seconde raison étant la difficulté d'accès au territoire (16%). À noter que 19% des répondants mentionnent qu'il n'y a aucune raison pouvant constituer un frein pour la pratique de la chasse à l'orignal.

Chez les adeptes qui pratiquent exclusivement la chasse au petit gibier (4985 permis en 2016), 53% aimeraient chasser l'orignal et la difficulté d'accès au territoire est la raison la plus fréquemment identifiée parmi les répondants.

Le statu quo ne peut plus durer

«Il faut faire une place aux chasseurs d'orignaux qui aimeraient pratiquer cette activité et qui y renoncent parce que le territoire n'est pas accessible. Le statu quo ne peut plus durer, l'appropriation du territoire brime des chasseurs sportifs et privent la relève (plus de 1000 nouveaux chasseurs par année) d'avoir accès au territoire. Ce n'est pas normal que 25 000 chasseurs occupent 100% du territoire public. Il faut trouver une façon de rendre le territoire plus accessible», martèle Marcel Simard, président régional de la Fédération des chasseurs et pêcheurs.

«Il faut agir le plus rapidement possible, car de nombreux chasseurs d'orignaux ont littéralement pris possession du territoire public en aménageant des abris sommaires qui ne répondent pas aux normes du ministère. Il faut inventer une nouvelle façon de gérer les territoires libres pour permettre aux nouveaux chasseurs d'y avoir accès», insiste Marcel Simard.

Il va falloir que le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs mobilise du personnel pour les envoyer sur le terrain afin de faire l'inventaire des abris sommaires. Je n'ai pas l'impression que les MRC disposent des effectifs nécessaires pour se livrer à un inventaire exhaustif des abris sommaires et de ce qui se passe sur les terres publiques. On a besoin d'un portrait de la situation.

Le sondage de la table faune sera bientôt disponible sur le site de la Fédération des chasseurs et pêcheurs du Québec, il y a de nombreuses informations intéressantes sur la pratique de la chasse dans la région.

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