40 roulottes de moins sur la zec

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Les nouvelles normes en vigueur obligent les propriétaires... (Archives Le Progrès-Dimanche)

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Les nouvelles normes en vigueur obligent les propriétaires de roulottes sur les zecs à sortir leur équipement des sites de camping rustique après la saison de chasse, de ne laisser aucun équipement sur place comme des galeries ou des remises.

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Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Une quarantaine de roulottes sont sorties de la zec Martin-Valin cet automne, à l'issue de la dernière saison de chasse. Selon les plus récentes estimations, il resterait encore plus 150 roulottes sur le territoire qui devraient sortir l'automne prochain en raison du durcissement du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs concernant l'appropriation du territoire.

«Notre interrogation c'est de savoir s'ils vont revenir l'an prochain? Si ces 40 propriétaires décident de ne pas revenir sur le territoire, ça représente des pertes anticipées de plus de 30 000 $», indique le président de la zec, Raynald Lapointe.

Les nouvelles normes en vigueur obligent les propriétaires de roulottes sur les zecs à sortir leur équipement des sites de camping rustique après la saison de chasse, de ne laisser aucun équipement sur place comme des galeries ou des remises.

«Les gens n'ont pas le choix, ils sont conscients que ce n'est pas la volonté des zecs, mais bien celle du ministère qui a décidé de durcir le ton en ce qui concerne l'appropriation du territoire. Je ne crois pas que les propriétaires de roulotte vont se construire une remise et une terrasse chaque année», fait valoir le président de la zec Martin-Valin.

Raynald Lapointe rappelle que la volonté du ministère à faire le ménage provient du rapport du vérificateur général du Québec qui avait dénoncé le laxisme du ministère dans la gestion du territoire. «Le MFFP se préoccupe peu des zecs, des pourvoiries et des réserves fauniques, dont il a délégué la gestion de l'exploitation de la faune. Il ne s'assure pas que ses partenaires respectent leurs obligations et il n'assume pas lui-même plusieurs de ses responsabilités dans ces territoires. De plus, il offre peu de soutien aux zecs pour prévenir les conflits qui découlent de l'appropriation illégale des territoires de chasse à l'orignal ou du camping illégal», peut-on lire dans le rapport.

Il ajoute : «L'appropriation illégale de terrains de camping nécessite aussi la mise en place de solutions afin d'assurer à tous l'égalité d'accès à ces territoires. Il faut garder en mémoire que la faune québécoise est un élément important qui est associé à la protection de notre environnement, à notre patrimoine culturel et à notre identité. Sa mise en valeur est l'un des piliers du développement touristique et économique de nos régions.»

Le président de la zec Martin-Valin a peu d'espoir que le ministère adoucisse sa position en ce qui concerne les 150 roulottes qui devront sortir l'an prochain. On regarde la possibilité d'aménager des sites d'entreposage et de développer de nouveaux sites de camping aménagés, mais ce n'est pas tout le monde qui souhaite s'installer sur un terrain de camping. Plusieurs avaient choisi le camping rustique pour ne pas avoir de voisin proche. S'ils veulent continuer à vivre ce genre d'expérience en forêt, ils n'auront pas d'autres choix de déménager leurs équipements mobiles. En plus rien ne garantit qu'ils pourront retrouver le même emplacement l'année suivante», explique Raynald Lapointe.

Rappelons que les quelque 200 roulottes hors sites sur la zec représentent 50% de tous les campeurs des dénombrés sur les neuf autres zecs de la région. Les gestionnaires ont d'ailleurs fait l'embauche pour l'été d'un technicien en génie civil qui fera des propositions aux gestionnaires pour l'aménagement de sites de camping pour se conformer aux normes du ministère.

Sur le site de l'Assemblée nationale, des propriétaires de roulottes ont mis en ligne une pétition demandant au MFFP de revenir sur cette décision d'exiger très que les campeurs propriétaires de roulotte sur des campings hors site sortent leur équipement (roulotte, toilette sèche, remise) des zecs deux jours après la fin de la saison de la chasse à l'orignal 2017; et d'accorder aux campeurs hors site déjà installé un accommodement raisonnable et de mettre en place une gestion plus contrôlée sur la distribution et l'implantation de nouveaux arrivants campeurs hors site. Seulement 75 personnes ont signé la pétition qui est en ligne jusqu'au 2 décembre.

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