Chasseurs à l'affût... de petit gibier

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CHRONIQUE / Que pensez-vous que les chasseurs de gros gibier font quand ils... (Photo courtoisie, SÉPAQ)

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Photo courtoisie, SÉPAQ

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Que pensez-vous que les chasseurs de gros gibier font quand ils abattent un orignal la première fin de semaine de chasse au gros gibier ? Ils se dépêchent de mettre leur orignal à l'abri dans la chambre froide d'un centre de dépeçage et remontent dans le bois pour chasser la perdrix, tout seuls sur le territoire des terres publiques.

Les autres chasseurs de petits gibiers n'osent pas se pointer le bout du fusil quand il y a des affiches « Chasseurs l'affût », ne voulant pas déranger les chasseurs de gros gibiers. Les chasseurs profitent donc de leur territoire durant toute la période de chasse au gros gibier pour récolter les gélinottes et les lièvres qui vivent dans leur secteur de chasse.

Un ami me racontait la semaine dernière qu'un duo de chasseurs avait récolté 30 perdrix en trois jours de chasse sur leur territoire de gros gibier. Il se passe un peu le même phénomène dans les réserves fauniques, les chasseurs de gros gibier en profitent pour récolter du petit gibier quand leur chasse est complétée et c'est bien normal : ils ont le droit et ça fait partie du plaisir. La chasse à la perdrix est comme la cerise sur le sundae.

Sauf que pendant ce temps, les chasseurs de petit gibier se privent d'accès à un territoire de chasse qu'ils pourraient partager avec d'autres chasseurs. On s'entend qu'on n'a pas besoin de la même tranquillité pour chasser les poules. On comprend par ailleurs les chasseurs de ne pas écrire sur son affiche « Ma chasse est terminée, bienvenue aux chasseurs de petit gibier ».

Un ami me faisait remarquer récemment, en ce qui a trait au partage du territoire, qu'on devrait laisser les chemins forestiers accessibles à tous et interdire aux chasseurs de gros gibiers de placer des affiches à l'entrée des routes. Les chasseurs devraient se contenter de leurs «spots» de chasse en forêt, mais devraient laisser les chemins libres d'accès.

Je trouve que c'est une excellente idée. Ainsi, les chasseurs qui n'utilisent pas de territoire sur les terres publiques pour pratiquer leur activité pourraient prendre la chance de se placer à l'affût dans un chemin, sur une Zec ou sur le territoire libre en espérant qu'un orignal se pointe le nez. Les chasseurs pourraient même retourner chez eux en fin de journée, pour revenir le lendemain ou essayer un autre chemin forestier.

En interdisant aux chasseurs de placer leur affiche « Chasseur à l'affût » sur un chemin forestier, ça rendrait le territoire plus accessible. Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs pourrait adopter une mesure réglementaire interdisant aux chasseurs de gros gibier de considérer que les chemins d'accès publics font partie de leur territoire de chasse. Ça permettrait ainsi aux chasseurs de petit gibier de pouvoir pratiquer leur activité de chasse sans se faire importuner par les chasseurs d'orignaux.

Les chasseurs d'orignaux monopolisent le territoire. Souvent, des groupes de chasseurs occupent leur territoire de chasse seulement la première semaine de chasse et y retournent les samedis et dimanches, car ils n'ont plus de vacances pour passer trois semaines dans le bois. En laissant accessibles les chemins forestiers, ça permettrait à plus de gens de profiter de la forêt en période de gros gibier. Voilà une idée qui mérite d'être discutée et qui pourrait faire partie d'un règlement interdisant aux chasseurs de s'approprier les chemins forestiers.

Au bout de la ligne

Les demandes d'inscription pour le tirage présaison de la rivière à Mars doivent  parvenir au plus tard le 31 octobre à midi au bureau de Contact nature Rivière-à-Mars. Le paiement de la fiche de tirage doit accompagner la demande d'inscription et peut être acquitté par chèque, mandat-poste ou carte de crédit, dans les délais prescrits, à l'ordre de Contact nature Rivière-à-Mars.

Pour participer au tirage au sort présaison, les sportifs peuvent s'inscrire en ligne sur le site Saumon Québec. Ils doivent remplir un formulaire d'inscription et l'envoyer par la poste ou le transmettre par télécopieur. Chaque participant peut soumettre 10 inscriptions maximum par rivière et chaque inscription coûte 7 $. Au total, 400 perches sont disponibles au tirage présaison.

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