Récolte plus difficile au paradis de la perdrix

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La Réserve faunique Ashuapmushuan conserve la meilleure moyenne... (Photo Le Progrès-Dimanche, Roger Blackburn)

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La Réserve faunique Ashuapmushuan conserve la meilleure moyenne de capture de perdrix dans tout le réseau des réserves fauniques du Québec malgré une saison moins abondante cet automne. Sur la photo, Daniel Leboeuf de la Sépaq pose avec sa récolte de perdrix de la journée.

Photo Le Progrès-Dimanche, Roger Blackburn

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / La récolte de tétras et de gélinottes est un peu plus difficile cet automne dans la Réserve faunique Ashuapmushuan, au nord du Lac-Saint-Jean, le territoire le plus giboyeux en matière de petits gibiers dans l'ensemble des réserves fauniques du Québec. La récolte moyenne des trois dernières années oscillait entre 2,2 et 2,5 perdrix par jour par chasseur, alors que dans les bonnes années la moyenne est au-delà de 3,5 perdrix par jour/chasseur. Dans l'ensemble du réseau de la Sépaq, la moyenne est de 1,5 perdrix par jours/chasseur.

Nous avons récolté cinq perdrix à deux chasseurs pour une journée d'activité lors de notre dernier séjour de chasse, ce qui se situe dans la moyenne, mais les chasseurs que nous avons rencontrés n'ont pas retrouvé l'abondance habituelle dans ce paradis de la perdrix. «Ça fait 12 ans qu'on chasse ici, on adore ce grand pays de chasse au petit gibier, mais cette année, il y en a beaucoup moins que d'habitude», de confier les chasseresses que nous avons rencontrées en VTT.

Les dames se sont mises à nous raconter les légendes de la réserve faunique avec ses nombreuses histoires de limite de cinq perdrix réalisée en 20 minutes, et les nombreuses couvées rencontrées dans les chemins. «Je crois bien que nous sommes dans le creux du cycle», commente Pauline Rochefort de Batiscan dans la Mauricie, qui fait référence au cycle proie-prédateur.

Les chasseresses Pauline et Pierrette Rochefort de Batiscan,... (Photo Le Progrès-Dimanche, Roger Blackburn) - image 2.0

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Les chasseresses Pauline et Pierrette Rochefort de Batiscan, dans la région de la Mauricie, fréquentent depuis 12 ans la Réserve faunique Ashuapmushuan pour la chasse au petit gibier. Elles parcourent le territoire en VTT pour avoir accès aux sentiers inaccessibles en véhicule.

Photo Le Progrès-Dimanche, Roger Blackburn

Réseau routier dégradé

L'Ashuapmushuan est l'un des endroits les plus giboyeux de la province pour le petit gibier à plumes, mais en plus du cycle d'abondance, le réseau routier de la réserve faunique est en train de disparaître sous la végétation qui gagne du terrain d'année en année et de l'oeuvre permanente des castors qui endommagent le réseau.

Pendant notre séjour de chasse, nous avons séjourné dans les camps rustiques du secteur Chigoubiche qui sont alimentés au propane avec tout l'équipement nécessaire à l'intérieur. La journée de mardi était comme une journée d'été. Nos voisins de camps sont venus nous saluer autour du feu que nous avions allumé pour se plaindre de l'état du réseau routier.

«L'endroit s'est tellement dégradé depuis les 12 dernières années c'est incroyable, a dénoncé le chasseur qui continue de fréquenter la réserve malgré tout. Si vous voulez l'écrire, ne vous gênez pas. Il y avait des routes forestières autour du lac Chigoubiche qui nous offraient des kilomètres de sentiers productifs où nous avions toujours du succès pour le petit gibier. Maintenant, on ne peut même plus y accéder en VTT, la végétation a pris le dessus et on ne peut plus y aller», signifie le chasseur qui avait tenté d'y retourner à pied dans la journée pour constater que le sentier est maintenant inaccessible.

J'ai remarqué le même manque d'accessibilité dans plusieurs routes forestières indiquées sur la carte de la réserve faunique. Des chemins emportés par des cours d'eau, des routes qui se referment à cause de la végétation, des trous et des roches à plusieurs endroits, définitivement la réserve faunique est due pour un investissement important dans son réseau routier.

On peut comprendre les difficultés d'entretenir un territoire si grand, il y a des milliers de kilomètres à entretenir. Certains secteurs sont maintenant accessibles seulement en VTT, ce qui fait le bonheur des amateurs de quad qui ne risquent pas de rencontrer de chasseur en camion. Il y a cependant des limites à la négligence, quand on considère que la route d'accès pour se rendre au merveilleux site des chutes de la Chaudière est accessible seulement en véhicule utilitaire 4 X 4, et cela à condition que le propriétaire du camion accepte que les branches d'arbre frottent sur la carrosserie du véhicule la moitié du temps.

L'automne avait quand même conservé son caractère merveilleux et tous les sentiers de chasse que nous avons faits à pied ont été un véritable bonheur pour les yeux et le nez, les odeurs des sous-bois l'automne sont aussi très colorés en octobre.

Le chroniqueur était invité par la Sépaq dans le cadre de ce reportage

Pêche au saumon

Selon la Fédération des gestionnaires de rivières à saumon du Québec (FGRSQ) le bilan de la saison de pêche 2016 serait très satisfaisant. Les statistiques de fréquentation, à la hausse de 7 %, laissent présager un potentiel important pour les années à venir.

Les dirigeants des corporations de gestion de trois grandes rivières se prononcent sur la dernière saison. Selon Yves Girard, président de la corporation de la rivière Moisie à Sept-Îles, la saison de pêche au saumon a été excellente, avec des conditions de pêche exceptionnelles. «Le nombre de captures enregistré et le taux de succès ont été parmi les meilleurs des 20 dernières années, ce qui nous permet d'être très optimistes pour la saison 2017! », dit-il.

Sur la rivière Sainte-Anne, en Gaspésie, la saison 2016 se caractérise par une excellente montaison. «La fréquentation assidue des pêcheurs nous a permis d'atteindre des taux d'occupation de presque 100 % des jours/pêche disponibles», fait valoir Guy Fraser, président de la corporation de gestion.

En ce qui concerne la rivière Bonaventure, malgré une montaison plus faible cette année, le directeur général de la corporation, Ronald Cormier, observe que le peu d'impact vécu sur le nombre de jours/pêche vendu cette année est un signe de maturité du marché.

Rappelons en terminant que les pêcheurs ont jusqu'au 31 octobre pour participer au tirage au sort pour les jours de pêche contingentée sur le site Saumon Québec. On s'informe au 1-866-972-8666.

CHRONIQUE / La récolte de tétras... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 4.0

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Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

Femelle abattue par erreur

Steve Couture, agent de protection de la faune, s'est rendu vendredi dans un centre de dépeçage de gibier à Chicoutimi pour saisir la viande d'une femelle abattue par erreur par un chasseur.

Ce dernier a déclaré sa méprise aux agents de la faune qui se sont déplacés pour enregistrer sa déclaration.

Si son histoire est véridique, aucune accusation ne sera retenue contre le chasseur.

Rappelons que la saison de chasse 2016 est une année restrictive où seuls les mâles et les veaux sont permis alors que la femelle est protégée.

Saguenay (Chicoutimi)Panache d'orignal... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 5.0

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Saguenay (Chicoutimi)Panache d'orignal

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

Un comportement de plus en plus rare

Un comportement de plus en plus rare a été remarqué vendredi dans le stationnement d'un centre commercial de Saguenay alors qu'un chasseur promenait son trophée de chasse en pleine ville.

De moins en moins de chasseurs se comportent ainsi afin de ménager les âmes sensibles qui utilisent souvent ces images pour alimenter les arguments des anti-chasseurs

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