La méprise du chasseur

  • Les daguets, des mâles d'un an et demi, comme ceux photographiés dans la baie Sainte-Claire près du village de Port-Menier étaient très abondants sur l'île d'Anticosti cet automne, ce qui laisse présager de beaux bucks pour la saison 2017 si dame nature leur offre un hiver clément. (Photo Le Progrès-Dimanche, Roger Blackburn)

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    Les daguets, des mâles d'un an et demi, comme ceux photographiés dans la baie Sainte-Claire près du village de Port-Menier étaient très abondants sur l'île d'Anticosti cet automne, ce qui laisse présager de beaux bucks pour la saison 2017 si dame nature leur offre un hiver clément.

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  • Les bucks, comme celui photographié à proximité du village de Port-Menier à l'île d'Anticosti, risquent d'être plus nombreux sur l'île l'automne prochain avec un autre hiver clément. (Photo Le Progrès-Dimanche, Roger Blackburn)

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    Les bucks, comme celui photographié à proximité du village de Port-Menier à l'île d'Anticosti, risquent d'être plus nombreux sur l'île l'automne prochain avec un autre hiver clément.

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  • Ernie Wells, chroniqueur chasse et pêche de Rimouski, et Daniel Leboeuf, de la Sépaq, posent avec une femelle récoltée sur le secteur de chasse de Vauréal à Sépaq Anticosti. (Photo Le Progrès-Dimanche, Roger Blackburn)

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    Ernie Wells, chroniqueur chasse et pêche de Rimouski, et Daniel Leboeuf, de la Sépaq, posent avec une femelle récoltée sur le secteur de chasse de Vauréal à Sépaq Anticosti.

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  • Michel Threlfall, nouveau directeur de Sépaq Anticosti, a annoncé des forfaits de sept jours au lieu de cinq pour les mois de septembre et octobre pour la saison de chasse 2017. (Photo Le Progrès-Dimanche, Roger Blackburn)

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    Michel Threlfall, nouveau directeur de Sépaq Anticosti, a annoncé des forfaits de sept jours au lieu de cinq pour les mois de septembre et octobre pour la saison de chasse 2017.

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  • André Beaupré, Jean-François Beaupré, Serge Bédard et Jean Boutin, quatre chasseurs de Québec ravis de leur voyage de chasse à Sépaq Anticosti. (Photo Le Progrès-Dimanche, Roger Blackburn)

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    André Beaupré, Jean-François Beaupré, Serge Bédard et Jean Boutin, quatre chasseurs de Québec ravis de leur voyage de chasse à Sépaq Anticosti.

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  • Le père, André Beaupré et le fils, Jean-François Beaupré ont choisi Sépaq Anticosti pour célébrer les 40 ans du jeune chasseur. (Photo Le Progrès-Dimanche, Roger Blackburn)

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    Le père, André Beaupré et le fils, Jean-François Beaupré ont choisi Sépaq Anticosti pour célébrer les 40 ans du jeune chasseur.

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  • Nicolas Bergeron de Jonquière, chef cuisinier au pavillon Vauréal de Sépaq Anticosti et Myriam Dallaire de Chicoutimi, préposée à la clientèle, que l'on voit à l'arrière en compagnie de Luc Larochelle chroniqueur chasse et pêche à la Tribune de Sherbrooke et Daniel Leboeuf de la Sépaq, s'occupent du confort et de la fourchette des chasseurs en plan américain. (Photo Le Progrès-Dimanche, Roger Blackburn)

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    Nicolas Bergeron de Jonquière, chef cuisinier au pavillon Vauréal de Sépaq Anticosti et Myriam Dallaire de Chicoutimi, préposée à la clientèle, que l'on voit à l'arrière en compagnie de Luc Larochelle chroniqueur chasse et pêche à la Tribune de Sherbrooke et Daniel Leboeuf de la Sépaq, s'occupent du confort et de la fourchette des chasseurs en plan américain.

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Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / De bonnes nouvelles émergent pour les chasseurs de l'île d'Anticosti cet automne. Le dernier hiver a été clément et on compte plusieurs daguets («spikes»), des mâles d'un an et demi et des femelles avec deux ou trois jeunes autour d'elles.

Depuis les cinq dernières années, les gros bucks se faisaient de plus en plus rares sur le territoire en septembre et en octobre. En novembre, période de chasse privilégiée, les gros bucks en rut se montrent un peu plus le panache sur le territoire et sont moins méfiants.

Lors de mon dernier séjour de chasse du 26 septembre au 1er octobre dans le secteur Vauréal de Sépaq Anticosti, la faune était très abondante. Dès le premier jour de chasse, en fait durant notre transport au pavillon Vauréal en milieu d'après-midi, nous avons vu plusieurs femelles avec leurs petits le long des routes. Nous avons constaté la même circulation sur le terrain quand nous nous sommes rendus au champ de tir en fin d'après-midi pour vérifier nos armes à feu. Nous étions confiants pour le reste du séjour.

Après les discussions d'usage avec les guides pour le partage des territoires de chasse et le choix des endroits stratégiques en fonction de la direction du vent et de l'intérêt de chacun pour la chasse à l'affût ou la chasse fine, les dix chasseurs du groupe se dispersent. Dès la première avant-midi de chasse, j'avais déjà vu huit chevreuils dans le secteur que le guide m'avait suggéré, dont un «spike» (daguet) qui s'est poussé dans le bois dès mes premiers pas dans le sentier qui menait à un étang situé à moins d'un kilomètre de distance du chemin principal.

Notre groupe de chasseurs avait décidé de se retrouver sur l'heure du midi pour partager nos informations et planifier avec le guide Jean-Paul English, un vieux de la vieille à Sépaq Anticosti, la stratégie de chasse pour la fin de journée, le moment où le chevreuil se montre plus actif. Il savait que dans un secteur en particulier, un gros buck avait été aperçu à quelques reprises par les précédents groupes de chasse et tenait à ce qu'un de nous se mette à l'affût dans l'espoir de l'intercepter. Le guide nous a ensuite dispersés sur le territoire avec sa camionnette pour profiter de l'activité du gibier à la tombée du jour.

Le guide a pris soin de préciser que ce serait comme gagner à la 6/49 d'espérer récolter deux gros bucks durant notre excursion de chasse. Il nous a conseillé de récolter une femelle en début de séjour et de profiter des trois autres jours de chasse pour récolter une deuxième bête.

En fin de journée, entre chien et loup, sur le bord du chemin à l'orée du bois à travers de grandes fougères, j'aperçois une femelle de belle taille. Je m'installe un genou au sol et je mire la femelle dans mon télescope, je voyais la bête, mais elle se déplaçait lentement dans les hautes herbes. J'ai décidé de viser la tête, ainsi si je rate mon coup je ne risque pas de la blesser. Au moment où je fais feu, la femelle lève la tête et la balle atteint le veau qui se tenait derrière, je ne l'avais jamais vu. J'ai immédiatement déclenché un autre coup de feu pour récolter la femelle. J'avais donc terminé ma chasse en l'espace de quelques secondes, la limite étant de deux chevreuils par chasseur à Anticosti.

Je me console en me disant que la venaison de la femelle et du veau est plus délectable que celle d'un vieux buck, mais je me souviendrai longtemps de ce moment.

Le secteur de chasse de Vauréal à Anticosti a de particulier que les zones de chasse, quand on se déplace en véhicule, partage ses limites avec celle du Parc national où la chasse est interdite. On aime bien croire que les secteurs qui côtoient les frontières du parc bénéficient d'un effet de débordement, mais cela n'a jamais été démontré. Comme la population de chevreuil de l'île est estimée à plus de 160 000 bêtes, ce sont davantage les hivers cléments que l'effet de débordement qui justifie l'abondance de chevreuil.

Un rêve père et fils à Anticosti

J'ai rencontré quatre chasseurs de la région de Québec lors de notre séjour à Anticosti. Jean-François Beaupré de Québec avait rédigé une liste de choses hors de l'ordinaire qu'il voulait vivre pour célébrer ses 40 ans et c'est une partie de chasse avec son père à l'île d'Anticosti que l'avocat du gouvernement du Québec a coché en premier.

«Quand mon fils m'a proposé de l'accompagner pour un voyage de chasse à l'île, ça m'a touché. Le fait de vivre ensemble ce rêve nous a permis de l'entretenir durant presque un an, du moment où on a réservé notre forfait jusqu'au moment fébrile de monter dans l'avion», raconte André Beaupré, gestionnaire de la santé qui vit à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier et maintenant à la retraite.

Le père et le fils André et Jean-François Beaupré ont opté pour un forfait de chasse en plan américain (repas et guide inclus) dans le secteur Vauréal de Sépaq Anticosti tout comme un autre duo de chasseurs, Jean Boutin et Serge Bédard. Les quatre chasseurs qui ne se connaissaient pas au départ ont partagé un chalet pour quatre personnes. «Ici, c'est comme l'université de la chasse. On se retrouve en différentes situations, à l'affût ou à la chasse fine, on voit du gibier dans des secteurs boisés ou dans de grandes plaines, on peut observer les comportements des femelles et des veaux qui sont moins méfiants des chasseurs alors qu'on espère qu'un gros buck se trouve sur notre chemin», raconte le nouvel adepte du gros gibier.

«S'offrir un voyage de chasse à Anticosti, c'est un choix qu'on fait. C'est un forfait de 4000$, plus les pourboires pour les guides et le personnel de la salle à manger, plus le dépeçage des bêtes et autres. On y pense toute l'année, d'abord parce que le paiement passe chaque mois sur notre carte de crédit, mais aussi parce que de mois en mois on voit la date approcher. On espère que ça va devenir une tradition père et fils, on aimerait remettre ça aux deux ans», souhaite André Beaupré, qui célébrera ses 70 ans à ce moment.

Les quatre chasseurs que j'ai rencontrés dans le cadre de ce reportage se sont tous dits enchantés de leur expérience. «La qualité de l'hébergement, la qualité des repas, le service des guides et le sentiment de sécurité lors de nos activités de chasse sont dignes d'un cinq étoiles», a fait valoir Serge Bédard.

«Nous étions deux amis et on ne savait pas avec qui on se retrouverait dans notre chalet. Nous en sommes à notre quatrième voyage et nous avons toujours fait des rencontres heureuses», exprime Jean Boutin. «On dirait qu'ici à Anticosti les barrières sociales tombent. Je suis chauffeur de van et mon partenaire est électricien. Le soir, après la journée de chasse, on discute avec des médecins ou des professionnels. Nous sommes tous des chasseurs, chacun raconte son histoire et profite de l'attention des autres qui se montrent intéressés par nos histoires de chasse», témoigne Jean Boutin qui espère bien revenir à Vauréal l'an prochain.

Au bout de la ligne

Protection des rivières à saumon

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs annonce une aide financière de 130 000 $ pour protéger les rivières à saumon. Au total, vingt organismes de gestion de rivières à saumon, répartis dans cinq régions du Québec, se partageront cette aide financière, dont 100 000 $ proviennent des sommes perçues par le Gouvernement du Québec, lors de la vente des permis de pêche, et 30 000 $ de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA). Au Saguenay-Lac-Saint-Jean 19 000 $ iront aux gestionnaires de rivière. La Côte-Nord recevra 31 000 $, la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine 29 000 $, la Capitale-Nationale 15 000 $ et 11 000 $ pour le Bas-Saint-Laurent. Le reste de l'aide financière, soit 25 000 $, sera destiné à la formation et au perfectionnement du personnel de protection de la faune des organismes en prévision de la saison 2017.

« L'année 2016 marque un tournant dans la gestion du saumon atlantique au Québec avec la parution du plan de gestion du saumon atlantique. Dans ce contexte, la protection des rivières à saumon demeure un enjeu incontournable en complément des mesures de gestion avant-gardistes mises de l'avant dans le plan de gestion », a expliqué le ministre Luc Blanchette par voix de communiqué. Rappelons que la pêche au saumon atlantique au Québec représente annuellement 60 000 jours de pêche, 15 000 permis de pêche vendus et des retombées économiques de 50 millions de dollars.

Rejet d'un projet de loi fédéral qui menaçait les activités de prélèvement

La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) se dit soulagée que le projet de loi C-246 : Loi sur la modernisation des mesures de protection des animaux ait été rejeté. Le vote, qui s'est déroulé le 5 octobre, a démontré que la grande majorité des élus fédéraux sont en désaccord avec les modifications proposées. Ce projet de loi visant à modifier le Code criminel afin de consolider et de moderniser diverses infractions contre les animaux était tout d'abord dédié à l'interdiction de la pratique de l'enlèvement des nageoires de requins ou encore pour empêcher la vente de fourrure de chats et de chiens. Cependant, il comportait aussi de nombreuses mesures beaucoup plus subversives qui auraient pu permettre à des groupes extrémistes de protection des animaux de s'attaquer aux activités de prélèvement faunique et entreprendre des recours injustifiés contre la chasse.

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    Photo Le Progrès-Dimanche, Roger Blackburn

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