Chasse de qualité à Saint-Gédéon

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Les chasseurs d'oiseaux migrateurs de la région ont... (Michel Tremblay)

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Les chasseurs d'oiseaux migrateurs de la région ont amorcé leur saison le 1er septembre, pour chasser la bernache dans les champs, où elle se rend s'alimenter.

Michel Tremblay

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Les chasseurs d'oiseaux migrateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont amorcé leur saison le 1er septembre pour chasser la bernache du Canada dans les champs. À compter du 17 septembre, la saison du canard débutera ainsi que la chasse à l'oie des neiges. Les sauvaginiers pourront également chasser la bernache partout sur le territoire à partir de cette date.

Michel Bouchard président de l'Association des sauvaginiers du... (Photo Le Progrès-Dimanche, Roger Blackburn) - image 1.0

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Michel Bouchard président de l'Association des sauvaginiers du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Photo Le Progrès-Dimanche, Roger Blackburn

Le président de l'Association de sauvaginiers de la région, Michel Bouchard, et son équipe continuent à rendre de plus en plus de champs accessibles aux nouveaux chasseurs et aux chasseurs d'occasion. Cet automne, l'organisme a réussi à rendre disponibles entre 25 et 30 champs pour les membres de leur organisation.

«Un nombre important de chasseurs et de pourvoyeurs ont des ententes d'exclusivité avec des cultivateurs pour pratiquer la chasse des oiseaux au champ. Nous avons réussi depuis quelques années à nous entendre nous aussi avec des fermiers pour que les champs soient ouverts à tout le monde. Il faut être membre de l'Association des sauvaginiers pour avoir accès aux champs. Il suffit de communiquer avec nous la veille, au numéro de téléphone indiqué sur l'affiche, pour avoir la permission d'aller chasser le lendemain matin», explique Michel Bouchard qui a travaillé très fort au cours des dernières années pour faciliter l'accès aux nouveaux chasseurs.

Lors de consultations effectuées auprès des chasseurs d'oiseaux migrateurs ces dernières années les adeptes se plaignaient de la difficulté de trouver les propriétaires des champs pour demander des permissions de chasse. Il devait parfois frapper à une dizaine de portes de maison autour des champs afin de trouver le propriétaire pour finalement apprendre que les champs étaient déjà réservés à des groupes de chasseurs et à des pourvoyeurs. La démarche décourageait les chasseurs qui finissaient par abandonner leur tentative.

«Depuis trois ans, nous avons fait imprimer des affiches qui indiquent que le champ en question est déjà réservé ou disponible avec le numéro de téléphone du propriétaire. Les amateurs ne perdent ainsi pas leur temps à faire des démarches inutiles quand les champs sont déjà réservés», fait valoir le président des sauvaginiers.

Cette démarche a fait réagir quelques chasseurs sur les réseaux sociaux qui croyaient que l'association s'accaparait les champs. «Notre organisme ne s'accapare pas de champs, nous voulons au contraire faciliter la tâche aux amateurs et leur faire connaître, grâce à cet affichage, quels sont les champs disponibles», dit-il.

Tirage au sort

Les chasseurs d'oiseaux qui veulent s'offrir une journée d'ouverture digne de ce nom peuvent participer au tirage au sort pour la première journée de chasse au petit marais de Saint-Gédéon. Michel Bouchard estime que ce territoire de chasse exceptionnel n'est pas beaucoup utilisé par les adeptes. Il y a un tirage au sort pour la journée d'ouverture, mais il y a de nombreuses disponibilités tout au long de la saison. «C'est une activité de chasse de grande qualité, mais les chasseurs préfèrent se rendre aux champs pour une récolte plus abondante. Chasser au petit marais demeure une expérience unique dans la région», assure-t-il précisant qu'il se récolte environ 200 canards par saison.

Pour les adeptes de chasse à l'eau, l'association fournit la cache, le canot, les vestes de sauvetage individuelles et les appelants pour seulement 35 $ par jour de chasse. Il existe également des forfaits de trois jours et une carte de saison pour 60 $.

Pour ce qui est de l'état des populations, Michel Bouchard nous informe que les populations de bernaches sont stables, mais qu'un hiver rigoureux a rendu plus difficile la reproduction de l'oie des neiges. «On estime à environ 15% les nouvelles naissances en 2016 ce qui n'est pas énorme. Il faut considérer que 99% des oiseaux qui sont récoltés dans les champs sont des nouveau-nés de l'année. Les adultes se tiennent 20 mètres plus haut dans les airs en essayant de prévenir les plus jeunes que les oiseaux dans les champs sont des appelants artificiels, mais ils ne comprennent pas», caricature le président des sauvaginiers pour expliquer la récolte de jeunes.

Au bout de la ligne

Caribous de la rivière George

Le récent inventaire aérien du troupeau de caribous de la rivière George en juillet dernier dans le nord du Québec a estimé la population à 8900 caribous. «Une combinaison de plusieurs facteurs permet d'expliquer le déclin graduel du troupeau, plus particulièrement marqué depuis 2001 : la détérioration de certains habitats critiques comme les aires de mise bas et d'alimentation par le broutement et le piétinement, la prédation, les maladies et parasites, la récolte par la chasse et les conséquences liées au développement du territoire» selon le ministère de la Forêt de la Faune et des Parcs.

Compte tenu de la situation qui a cours, la chasse sportive au Québec a été suspendue en 2012, et ce, pour une durée indéterminée. De plus, depuis 2009, les autorités du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador ainsi que les principaux partenaires en gestion faunique des territoires touchés poursuivent des travaux de recherche pour mieux comprendre le déclin du troupeau de caribous de la rivière George. Rappelons que le ministère de la Faune avait déjà enregistré une baisse de 50 % du troupeau de 2012 à 2014 qui comptait 14 000 bêtes. On en avait dénombré 27 000 en 2012. Au début des années 1990, le troupeau de la rivière George comptait 800 000 têtes. Roger Blackburn

Chasse de dernières minutes dans les réserves fauniques

Chaque année, environ 5 % de l'offre de chasse dans le réseau des réserves fauniques du Québec se trouve encore disponible avant la période de chasse. La Sépaq offre des rabais allant de 10 % à 20 % sur certains des séjours de chasse à l'orignal ou au cerf de Virginie. Rappelons que le taux de succès global de l'ensemble des réserves fauniques de la Sépaq pour la chasse à l'orignal a été de 63 % en 2015. Cet automne, seulement deux coupons de transport devront être apposés sur un orignal abattu, et ce, peu importe le nombre de chasseurs du groupe. Jusqu'ici, dans une réserve faunique, tous les membres d'un groupe simple de chasseurs devaient apposer leur coupon de transport sur la bête. En conséquence, les chasseurs dont le permis sera demeuré intact pourront effectuer d'autres excursions de chasse en réserve faunique ou ailleurs s'ils le désirent. Il convient donc de faire inscrire sur le permis la zone de son choix dans cette éventualité. La gratuité des accompagnateurs non-chasseurs permet d'inviter parents et amis et de leur offrir ainsi un contact privilégié avec la chasse au gros gibier. Tous les détails sur www.sepaq.com/chasse.

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