Le meilleur et le pire

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Guy Leblanc à gauche et Jean-Pierre Collard de... (Photo Le Progrès-Dimanche, Roger Blackburn)

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Guy Leblanc à gauche et Jean-Pierre Collard de Chicoutimi ont profité de la belle qualité de pêche au doré sur un des lacs vedettes de la Réserve faunique Ashuapmushuan lors de notre deuxième journée d'activité d'une escapade 24 h au secteur d'hébergement du lac Chigoubiche.

Photo Le Progrès-Dimanche, Roger Blackburn

Roger Blackburn
Le Quotidien

CHRONIQUE / Je suis retourné avec un groupe d'amis dans la Réserve faunique Ashuapmushuan pour leur faire découvrir le forfait de pêche avec guide et hébergement dans le secteur du lac Chigoubiche. Nous avons opté pour le forfait escapade 24h, c'est-à-dire qu'on se présente au poste d'accueil Chigoubiche à 7h le matin pour prendre nos droits d'accès, les deux moteurs 15hp que nous avions loués et pour rencontrer le guide que nous avions pour la journée.

Nous pouvons seulement prendre possession du chalet en après-midi, nous passons donc la journée sur le lac avec nos glacières et tout notre bagage. Le guide avait choisi un lac pas trop loin du site d'hébergement pour ne pas avoir trop de routes à faire lors de notre retour en fin de journée. Le lac situé sur le bord de la grande route, le lac Aigremont, n'avait rien d'inspirant, mais nous avions retenu les services d'un guide alors on se fiait à lui.

La pêche fut moyenne et plutôt décevante quand dès le début de la journée, un membre du groupe a crocheté sa ligne dans un filet de pêche à raies. Nous avons sorti le filet long de plusieurs pieds avec des restes de poisson pris dans les mailles. C'est très décevant comme client de sortir ce genre d'engin de l'eau et d'avoir l'impression que le lac a été vidé. Notre guide nous a confirmé que des familles de la communauté autochtone de Mashteuiatsh pêchent encore au filet dans quelques lacs. Les autochtones ont le droit au Québec de pratiquer la pêche de subsistance au filet.

Depuis quelques années, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) gère en cogestion avec la nation autochtone les activités de chasse et pêche de la réserve faunique. Le partenariat s'installe tranquillement pas vite, mais on s'aperçoit que la qualité de l'hébergement rustique et des installations sur le site d'hébergement sont loin des standards de la Sépaq. Si quelques chalets sont impeccables, d'autres manquent un peu d'amour.

Les équipements et les chalets d'hébergement ont besoin d'investissement pour hausser les standards de qualité. Les embarcations que nous avons utilisées la première journée prenaient l'eau et il fallait écoper pour ne pas avoir les pieds dans l'eau. La cabane à poisson notamment est trop petite quand arrive la quinzaine de pêcheurs en fin de journée qui veulent arranger leur poisson. La cabane à poisson mériterait aussi un meilleur entretien.

Lors de ma deuxième visite sur le site, on a pu se rendre compte que la qualité des embarcations, la qualité des guides, la qualité de pêche et la qualité d'hébergement ne sont pas égales d'un lac à l'autre.

Une fois notre journée de pêche terminée, le guide a fait les filets de doré que nous avons dégusté pour le souper en plus d'un brochet de bonne taille. Nous étions contents de pouvoir nous installer dans notre chalet en fin de journée. Heureusement, nous avons pu laisser nos glacières dans le hangar à neige du site de Chigoubiche pour que nos victuailles puissent rester au frais durant toute la journée ensoleillée.

Donc la première journée de pêche a été décevante à plusieurs égards, surtout quand on sort un filet de pêche du lac, c'est une peu déprimant, davantage quand la pêche n'a pas été excellente. Le lendemain matin, il fallait vider le chalet que nous avions loué pour une journée seulement et profiter de cette journée de pêche pour espérer capturer des dorés de belles tailles.

À la rencontre de notre nouveau guide au poste d'accueil, je serre la main du jeune guide Jérôme Bergeron et je lui dis: «Jérôme, tu as jusqu'à 14h aujourd'hui (on devait quitter tôt en après-midi, sinon nous aurions pu rester pour la pêche du soir) pour sauver l'honneur de la réserve faunique, pour redorer la réputation du forfait de pêche avec guide et pour sauver ma réputation de pêcheur auprès de mes amis». Il me répond bien calmement: «je ne suis pas inquiet», et on part pour un des lacs vedettes de la réserve située à environ une heure de route du site d'hébergement de Chigoubiche.

Par une belle journée ensoleillée, nous avions déjà sur l'heure du midi capturé notre limite quotidienne de six dorés par pêcheur, dont quelques-uns de plus de deux livres (1kg).

Le jeune guide Jérôme Bergeron mérite son titre de guide de pêche au doré de la réserve Ashuapmushuan. Il s'est présenté sur un lac qu'il connaît bien, avec ses données GPS et des points de repère précis pour des spots de pêche qu'il avait déjà repérés. Finalement, notre escapade de 24h nous a permis de connaître le meilleur et le pire de la réserve située au nord du Lac-Saint-Jean.

Pour le forfait 24h avec hébergement pour une nuit, il faut compter environ 200$ par personne incluant le chalet, les embarcations, la location de moteur, l'essence et le coût d'un guide (120$ par jour pour le groupe). Il ne vous reste que vos frais de nourriture et d'essence (il faut calculer de cinq à six heures de route au total, aller-retour, à partir de Chicoutimi) et un pourboire pour votre guide. La pêche sans guide est plutôt hasardeuse sur ces grands lacs même si vous avez vos sonars et vos GPS.

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