Blizzard AAA: Anthony Testa a choisi Québec

Le jeune gardien Anthony Testa est ici accompagné... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Le jeune gardien Anthony Testa est ici accompagné de son père Jean-Sébastien et de son frère Kevin.

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Même s'il n'est âgé que de 12 ans, Anthony Testa n'a rien d'une tête en l'air. Malgré son jeune âge, ce passionné de hockey a longuement réfléchi aux options qui se présentaient à lui pour poursuivre sa progression comme gardien de but. À l'aube d'amorcer ses études secondaires, le Baieriverain a convaincu ses parents, Jean-Sébastien Testa et Sandra Bouchard, de lui laisser tenter sa chance dans la structure intégrée du Blizzard AAA de Québec qui chapeaute les équipes du Typhon et du Cylone.

L'idée a commencé à germer dans la tête du jeune homme l'an dernier, alors qu'il avait contribué à la victoire de son équipe dans des tournois printaniers AAA disputés à Boston et à Kingston. Des parents de ses coéquipiers ont alors suggéré aux siens de l'envoyer à Québec, qu'il pourrait être pris en pension, etc. Des commentaires qui n'ont pas échappé au jeune joueur.

Pour Jean-Sébastien et sa conjointe, l'idée était farfelue, mais malgré le dilemme, elle a quand même fait son petit bonhomme de chemin. Comme tous deux sont natifs de Québec, ils ont commencé à envisager la possibilité de se rapprocher de leur famille.

«Anthony a entendu ces discussions et c'est lui qui a demandé à aller en pension», raconte son père, qui a alors décidé de demander aux Forces armées de lui accorder son transfert à Québec, ce qu'il a obtenu, mais pas avant décembre. Même si cela impliquait de quitter sa famille et son jeune frère Kevin, dont il est très proche, Anthony tenait quand même à tenter sa chance à Québec. «Il nous a demandé de lui faire confiance. Il tenait à commencer son secondaire à un endroit sans avoir à déménager par la suite», raconte sa mère qui n'était pas très enthousiaste à l'idée.

«Si j'étais resté ici, je n'aurais pas pu jouer au hockey toute la saison parce que j'aurais commencé avec une équipe et quand je serais déménagé, je n'aurais pas pu jouer dans les autres équipes parce qu'elles auraient été déjà faites», explique Anthony, sur un ton posé. Ses parents l'ont donc confié à un couple d'amis, les Bellemare, dont le fils joue dans l'autre équipe pee-wee AAA du Blizzard (le Cyclone). «Il a fait trois mois seul», poursuit son père qui n'a pu que constater la détermination de son fils. «Toutes les fins de semaine depuis la mi-août, moi ou Sandra descendions à Québec.»

Prêt aux sacrifices

Anthony a donc pris part au camp de sélection en compagnie de 17 autres gardiens et il a finalement eu le poste avec le Typhon pee-wee AAA. Malgré les sacrifices et l'adaptation que son nouvel environnement lui a demandé, Anthony assure qu'il ne regrette pas sa décision. «C'est sûr que je m'ennuyais, mais en sachant que j'allais voir mes parents la fin de semaine, ce n'était pas si pire. Et avec l'école, je n'avais pas vraiment le temps de m'ennuyer.»

Le jeune Testa a fait preuve de détermination et de discipline. Car en plus de changer de ville et d'équipe, Anthony est passé de l'école primaire en langue anglaise (Riverside) à l'école secondaire en français, au séminaire Saint-François. «En français, je pensais que ça allait être pire que ça. En début d'année, pendant qu'ils faisaient de la révision, moi, je faisais de l'apprentissage. En ce moment , j'ai des notes pas pires, mais au début, j'ai eu deux notes où je ne passais pas. Je me suis repris et ça va bien depuis ce temps-là», relate le jeune gardien qui pourra maintenant compter sur la présence de maman. Sandra Bouchard a en effet obtenu un emploi à Québec, de sorte qu'elle pourra maintenant s'occuper de l'aîné pendant que son conjoint restera à La Baie avec le plus jeune en attendant que ce dernier termine l'année scolaire et que la maison soit vendue.

Ses parents sont soulagés de voir que tout se déroule bien. «C'est arrivé une fois qu'il s'est ennuyé un peu plus et je lui ai dit qu'il n'était pas obligé de rester, qu'il pouvait encore changer d'idée, souligne sa mère.«Mais il m'a dit qu'il ne regrettait vraiment pas son choix. Il m'a tellement dit qu'il était sûr de sa décision et il me répétait tellement souvent de lui faire confiance que je me suis dit que je devais lui permettre de l'essayer.»

Côté hockey, Anthony connaît un bon début de saison, mais fidèle à ses habitudes, le jeune gardien place l'équipe en avant de ses succès personnels. «Quand, à l'école, les gars me disent que je suis premier ''goaler'' de la ligue (LEQ qui compte 22 équipes pee-wee AAA), je leur dis que c'est grâce à l'équipe, que les gars jouent bien en avant de moi. Ce qui compte, c'est l'équipe, pas mes statistiques», répète-t-il avec son calme habituel. Pour le jeune homme, le prochain tournoi d'envergure sera le prestigieux Tournoi international de hockey pee-wee de Québec en février. Il espère bien aider son club à terminer premier pour pouvoir disputer le tournoi dans le calibre AAA.

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