Plus agressive et moins prévisible

Vers une nouvelle Marianne

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Si elle fait partie de l'élite internationale du patinage de vitesse courte piste depuis plusieurs années, Marianne Saint-Gelais a la conviction qu'elle peut encore s'améliorer.

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Serge Émond
Le Quotidien

Si elle fait partie de l'élite internationale du patinage de vitesse courte piste depuis plusieurs années, Marianne Saint-Gelais a la conviction qu'elle peut encore s'améliorer. C'est pour cette raison, et aussi parce qu'une médaille d'or olympique et un titre de championne du monde manquent toujours à sa collection, qu'elle travaille depuis des mois afin que ses rivales soient dans l'obligation de composer avec une «nouvelle Marianne» pendant la prochaine saison.

Dans une entrevue accordée au réseau Sportcom, la patineuse native de Saint-Félicien raconte qu'elle travaille fort depuis les Jeux olympiques de Sotchi afin de développer son agressivité sur la glace. Elle souhaite aussi devenir moins prévisible lors des compétitions internationales.

«Je veux que les filles se demandent ce que je vais faire quand je suis sur la glace, qu'elles ne sachent pas à quoi s'attendre de la nouvelle Marianne! Ma médaille d'or olympique et mon titre de championne du monde, je ne les ai pas encore et je travaille fort pour les acquérir. Toutes les décisions que je prends depuis l'an dernier sont en fonction de ces deux objectifs», précise Marianne Saint-Gelais.

«Je veux qu'il y ait vraiment une différence entre moi à l'extérieur de la glace et sur la glace. Je dois apprendre à être plus tactique et à voir les occasions. Je suis trop rôdée pour faire les mêmes choses. Par exemple, par le passé, je faisais beaucoup de dépassements à l'extérieur, donc j'étais très prévisible. L'an dernier, nous avons travaillé beaucoup de nouvelles choses comme des dépassements vers l'intérieur par exemple. Je veux toutes les surprendre.

«Je veux saisir tout ce qui s'offre à moi. Par le passé, je ratais des portes parce que je n'arrivais pas à voir les ouvertures. Je veux aller chercher cette expérience et ne plus passer à côté d'occasions importantes.»

Saint-Gelais se promet aussi d'être plus sévère à son endroit au cours de la saison 2015-2016. Les erreurs existent dans son sport, mais elle entend moins les tolérer.

La patineuse de Saint-Félicien se réjouit également du niveau de compétition de l'ensemble du patinage de vitesse canadien. Bien qu'elle ait dominé les récentes sélections nationales d'automne (six victoires en autant d'épreuves), elle rappelle que la compétition est féroce au Canada et que la relève est talentueuse.

Le niveau de l'ensemble des patineuses canadiennes pourrait mener à de bons résultats dans les relais. À ce niveau, elle estime que les bons pions sont en place, mais qu'il reste des points à améliorer.

«D'un côté, je veux donner et je veux que les jeunes apprennent de moi, mais de l'autre, moi aussi j'ai mon travail à faire si je veux rester au sommet. Je ne peux pas me permettre de relâcher au national, parce que ces filles-là poussent et sont là. Si je veux rester au top, je dois toujours me pousser. Elles me mettent la pression dont j'ai besoin pour performer», note Marianne Saint-Gelais.

«C'est encourageant de voir que la relève est talentueuse. Je suis consciente que je ne pourrai pas patiner éternellement et c'est bien de voir que le sport peut maintenir un niveau élevé. C'est vraiment encourageant de voir les filles. Il faut en prendre soin et éviter de les briser mentalement.»

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