Quatre ex-Jeannois en France

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Simon-Claude Blackburn fait partie des anciens Jeannois qui évoluent maintenant en France.

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Serge Emond
Le Quotidien

Sans tambour ni trompette, les Jeannois du Collège d'Alma sont en train de développer un partenariat intéressant avec le hockey français. Un partenariat que l'entraîneur Pascal Hudon se promet de faire progresser au cours des prochaines années.

Quatre anciens des Jeannois évoluent présentement avec une équipe de division 2 en France. Michaël Gagnon et Marc-André Therrien ont tracé la voie l'an dernier, en faisant le saut avec les Renards de Roanne. Cette année, ils ont été rejoints par Michaël Quirion. De son côté, Simon-Claude Blackburn évolue pour les Castors d'Asnières.

Les quatre hockeyeurs connaissent un bon début de saison et leur ancien entraîneur a toutes les raisons de croire que d'autres suivront leurs traces éventuellement.

Pascal Hudon est à l'origine du lien entre la France et les Jeannois. Il a entamé des démarches avec Gagnon et Therrien il y a deux ans parce qu'ils étaient tous les deux passionnés de hockey et qu'ils souhaitaient encore évoluer dans un calibre intéressant. Deux ans plus tôt, il avait amorcé des discussions avec un contact capable d'ouvrir les portes du hockey français, mais il n'avait pas les candidats capables de relever le défi, à l'époque.

Quand Gagnon et Therrien ont manifesté de l'intérêt, après une très bonne dernière saison avec les Jeannois, les Renards ont sonné à leur porte.

Blackburn et Quirion ont suivi un chemin similaire pendant la récente période estivale. Le premier s'est entendu avec l'équipe d'Asnières en juin. Dans le cas de Quirion, tout s'est joué à la dernière minute, il y a quelques semaines.

« Les choses sont différentes d'année en année, note Pascal Hudon. Cette année, nos cinq candidats qui pourraient être les plus intéressants sont en Techniques policières. Pour eux, le hockey en France est peut-être moins intéressant. Par contre, un gars comme Olivier Bouchard, qui devrait terminer avec nous l'an prochain, pourrait être un futur candidat.

« Je vais travailler fort pour aider d'autres joueurs à poursuivre leur carrière en Europe, comme je le fais pour tous nos joueurs et pour d'autres calibres. Que ce soit pour du hockey universitaire, en Europe, ou pour les Marquis, avec Claude Bouchard. Pour importe le calibre, je vais toujours travailler pour placer nos gars. Avec le temps, nous avons développé un contact avec la France. Nous sommes en train de bâtir quelque chose d'intéressant. En plus, les gars que nous envoyons sont bons et ils font le travail.

« Gagnon et Therrien ont été nos premiers ambassadeurs. Ils ont fait une bonne réputation à notre organisation. Oui, c'est un volet que nous souhaitons développer. Nous avons un bon contact avec la France et nous avons la possibilité d'envoyer des gars là-bas. Chaque année, si nous avons des joueurs intéressés, nous allons essayer de les aider. »

Le lien qui se bâtit entre l'Europe et les Jeannois pourrait-il un jour fonctionner en sens inverse et mener à la présence d'un hockeyeur français à Alma ? À cette question, Pascal Hudon répond qu'il ne ferme jamais une porte. Il ajoute qu'à au moins cinq reprises, au cours de ses sept années à la tête de l'équipe, de jeunes Français ont manifesté le désir de participer au pré-camp des Jeannois. Jusqu'à maintenant, le désir n'est jamais allé plus loin.

« D'autres équipes l'ont fait, signale Hudon. Saint-Laurent avait un joueur de la France, l'an passé. On ne sait pas où cette association peut nous amener. Si des joueurs de là-bas viennent nous aider un jour, tant mieux. Si d'autres joueurs de notre équipe peuvent les aider, tant mieux.

« C'est correct pour notre ligue et c'est que j'ai dit à Quirion et Gagnon. Si ça ne fonctionne pas en France après deux ans en division 2, ils seront encore diplômés à leur retour et ils pourront entamer des études universitaires. L'expérience qu'ils auront vécue en Europe leur sera toujours profitable. Et s'ils ont une offre en division 1, ils pourront gagner leur vie avec le hockey pendant quelques années. D'une façon ou d'une autre, ils en sortiront gagnants. »

semond@lequotidien.com

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