Traversée du Canada pour ma vie

Des souvenirs impérissables

Luc Tremblay, Jonathan Tremblay, Bernard Tremblay et Patrice... ((Photo Le Quotidien, Marianne L. St-Gelais))

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Luc Tremblay, Jonathan Tremblay, Bernard Tremblay et Patrice Blackburn ont célébré au champagne la fin de la Traversée du Canada pour ma vie.

(Photo Le Quotidien, Marianne L. St-Gelais)

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Serge Émond
Le Quotidien

Trente jours et 5500 kilomètres plus tard, Jonathan Tremblay, Bernard Tremblay, Patrice Blackburn et Luc Tremblay ont franchi les derniers mètres d'une aventure inoubliable sous les applaudissements de parents et amis, en fin d'après-midi, dimanche. Ils ont mis un point final à la Traversée du Canada pour ma vie.

Au cours du dernier mois, le quatuor a découvert le Canada comme peu de gens ont l'occasion de le faire. Ils l'ont fait à vélo, pour venir en aide à deux causes qui leur tiennent à coeur, la Fondation de ma vie et la relance du Juvénat de Desbiens. Grâce à leur périple, ils ont amassé 8000$ pour la première et 3000$ pour la seconde.

Les quatre cyclistes n'ont pas associé leur voyage à la Fondation de ma vie par hasard. Ils ont choisi cette cause parce que l'épouse de Patrice Blackburn a eu recours aux bons soins du département d'hémato-oncologie de l'Hôpital de Chicoutimi pendant près de quatre ans. Elle a finalement perdu son combat contre le cancer, mais elle était bien présente dans le coeur des quatre cyclistes, hier.

«Nous avons roulé pour elle aujourd'hui», a indiqué Bernard Tremblay, quelques minutes après l'arrivée du groupe.

Jonathan Tremblay et ses collègues ont terminé dimanche un périple qui s'est généralement bien déroulé. Outre les inévitables crevaisons et les pépins mécaniques, ils ont connu un voyage dénué d'ennuis majeurs. Ils ont d'ailleurs été en mesure de suivre le plan de match à la lettre jusqu'au tout dernier moment. Entourés d'une dizaine de cyclistes qui avaient choisi de faire les derniers kilomètres en leur compagnie, ils ont atteint les bureaux de la Fondation de ma vie à l'heure prévue.

Des souvenirs

Les quatre aventuriers garderont évidemment des souvenirs impérissables de ce mois de juin passé sur les routes du Canada. Jonathan Tremblay et Luc Tremblay ont particulièrement apprécié la Colombie-Britannique et son paysage accidenté.

«J'ai beaucoup aimé les côtes en Colombie-Britannique, le long des glaciers, a raconté Jonathan Tremblay. La température change beaucoup dans les montagnes. Il fait beau au pied des montagnes et il fait froid quand tu arrives en haut. Les côtes sont vraiment impressionnantes. Elles m'ont fait penser aux cols en France et c'est ce que j'ai le plus aimé. Les plaines ont été plus longues et il faisait chaud. Ça s'est bien passé en Ontario et le Québec est vraiment beau.»

«J'ai beaucoup aimé les montagnes de la Colombie-Britannique, a pour sa part mentionné Luc Tremblay. Ça monte! Pour le reste, je me souviendrai aussi des petits bobos, mais ils sont bien insignifiants quand on les compare aux gens qui souffrent du cancer. Nous n'avions pas le droit d'abandonner.»

Pour sa part, Bernard Tremblay retiendra principalement le côté humain de l'expérience qui vient de prendre fin.

«C'était une épreuve physique, mais aussi une grande expérience humaine, a-t-il résumé. Nous étions un groupe de six, puisque nous étions accompagnés par deux personnes indispensables, le conducteur du motorisé et une personne qui s'occupait de la nourriture et des achats. Ce fut un travail d'équipe et nous nous en souviendrons longtemps. Dans l'adversité, on s'est entraidé. C'est la force de l'équipe. Faire ce voyage seul ne doit pas être évident. En groupe, il y en a toujours un pour seconder l'autre. Trente jours ensemble à partager des efforts physiques, ça resserre les liens.»

De son côté, Patrice Blackburn n'a eu aucune difficulté à trouver la motivation nécessaire pour rouler pendant 30 jours.

«Quand je suis parti de Vancouver, je me suis dit que nous en avions long à faire, a souligné Patrice Blackburn. Je pensé beaucoup à pourquoi on le faisait et vers où on s'en allait. Ça m'a donné une motivation pour aller jusqu'au bout. Quand nous sommes sortis des plaines, ce fut très motivant. Les plaines n'ont pas été faciles. Quand nous sommes arrivés en Ontario, on se sentait plus à la maison même s'il nous restait onze jours et la moitié du voyage à faire.»

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