Mise en échec au hockey scolaire

Pas de changement sur la glace

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«Je ne pense pas que la décision de Hockey Québec aura un impact sur le nombre de joueurs qui voudront faire partie des Mustangs», précise Marc Coudé, coordonnateur du hockey scolaire à l'Odyssée Lafontaine/Dominique-Racine de Chicoutimi.

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Serge Émond
Le Quotidien

Coordonnateur du hockey scolaire à l'Odyssée Lafontaine/Dominique-Racine de Chicoutimi, Marc Coudé ne croit pas que la décision de Hockey Québec de limiter les mises en échec dans le réseau scolaire dès la prochaine saison transformera complètement le visage du circuit chapeauté par le Réseau du sport étudiant du Québec. Il note que les coups que souhaite éliminer l'organisme provincial ne sont déjà pas tolérés par les arbitres du hockey scolaire.

Déjà présente sur la scène provinciale juvénile, l'organisation des Mustangs lancera sur la glace la première édition de son équipe de calibre cadet, l'automne prochain. Cette catégorie du hockey scolaire (13-14 ans) est celle visée par la décision de Hockey Québec.

Dans la division la plus faible du hockey cadet scolaire (division 2), les mises en échec seront interdites. Pour le niveau plus élevé, celui où évolueront les Mustangs, Hockey Québec a accepté le principe de permettre les mises en échec avec restriction. Les mises en échec face à face et derrière le filet seront interdites.

«J'ai l'impression que ça ne changera pas grand-chose, avance Marc Coudé. En général, les arbitres punissent déjà les mises en échec au centre de la glace. Il est très rare qu'une mise en échec au centre de la glace soit tolérée. Surtout quand un joueur arrive avec un bon élan. Ce sera la même chose pour les jeux derrière le filet. Dès qu'un joueur en position vulnérable reçoit une mise en échec, une pénalité est habituellement appelée. Donc, en général, je crois que la mise en échec avec restriction changera peu de choses au jeu. Les gestes que la fédération veut interdire sont déjà appelés par les arbitres.»

Marc Coudé n'est pas tombé à la renverse en apprenant la décision de Hockey Québec, en fin de semaine. Il savait qu'elle s'en venait puisque les représentants des Mustangs avaient eu l'occasion de participer à au moins une rencontre sur le sujet, il y a quelques mois.

À l'origine, Hockey Québec souhaitait éliminer totalement la mise en échec au hockey scolaire. Des discussions entre les autorités concernées ont mené à un compromis qui a été entériné à l'assemblée générale annuelle de Hockey Québec, samedi.

Deux entités

Au Québec, il existe deux entités de hockey scolaire. En plus du circuit associé au Réseau du sport étudiant du Québec, la Ligue de hockey préparatoire scolaire est touchée par la mesure. Pour cette dernière, la pilule semble plus difficile à avaler.

En février 2015, Hockey Québec a annoncé des changements du même genre pour le hockey civil. Dès la prochaine saison, la mise en échec sera prohibée dans les catégories bantam CC et midget BB, mais le contact physique sera permis.

Les hockeyeurs bantam BB auront droit aux mises en échec restreintes alors que ceux du bantam AA et AAA auront toujours la possibilité d'utiliser la mise en échec sans restriction.

Certains observateurs se demandent pourquoi Hockey Québec ne place tout simplement pas tous les joueurs de 13 et 14 ans dans le même bain. D'autres y voient une façon de mettre des bâtons dans les roues du hockey scolaire, ce que réfute Hockey Québec.

Marc Coudé évite de mettre son grain de sel dans ce débat. Il rappelle tout simplement que le RSEQ s'est entendu avec Hockey Québec. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, un joueur qui faisait partie de la structure intégrée de développement doit avoir été libéré par celle-ci pour avoir la possibilité de porter l'uniforme des Mustangs.

«Je ne pense pas que la décision de Hockey Québec aura un impact sur le nombre de joueurs qui voudront faire partie des Mustangs, précise Marc Coudé. Nous sommes rendus à 50 inscriptions pour le camp d'entraînement du cadet, en août.»

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