Manon Bordeleau

Au coeur de la Coupe du monde

Manon Bordeleau s'estime chanceuse d'être associée à l'équipe... ((Courtoisie))

Agrandir

Manon Bordeleau s'estime chanceuse d'être associée à l'équipe de France. Sur la photo, elle est accompagnée de la milieu de terrain Élise Bussaglia.

(Courtoisie)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Serge Émond
Le Quotidien

Depuis dimanche, Manon Bordeleau vit la Coupe du monde féminine de la FIFA comme peu de gens ont la chance de le faire. De l'intérieur. Son coeur bat au rythme de l'équipe de France.

À titre d'agente de liaison de la formation française, la Saguenéenne fait partie des nombreux bénévoles qui assurent le bon fonctionnement du tournoi. Hier après-midi, elle était aux premières lignes quand la France a signé une victoire de 1-0 sur l'Angleterre, à Moncton. Ce premier match officiel se voulait une nouvelle étape dans une aventure qui en compte déjà quelques-unes.

Pour Manon Bordeleau, le rêve de la Coupe du monde a débuté pendant la période estivale 2014, quand le comité organisateur a lancé un appel national aux bénévoles. L'idée l'a tout de suite intéressée et elle a alors entrepris les démarches nécessaires en montrant sa préférence pour le travail d'agente de liaison.

«Je me disais que ce serait toute une expérience, mais je ne pensais pas vraiment être choisie puisque les candidatures venaient de partout au Canada, raconte Manon Bordeleau. J'ai été choisie et, un peu plus tard, j'ai eu la chance d'être assignée à l'équipe de France.

«Comme je possède un BAC en éducation physique et que j'ai toujours fait du sport, avoir la possibilité de vivre au même rythme que des athlètes de haut niveau était une occasion exceptionnelle. Nous ne sommes pas sur le terrain, mais on fait tout le reste avec eux. Je suis toujours à leur côté, 24 heures sur 24.»

En qualité d'agente de liaison, Manon Bordeleau assure le lien entre l'équipe française et le comité organisateur de la Coupe du monde. Si le club rencontre une problématique ou fait face à un besoin particulier, il passe par elle pour en faire part au comité organisateur. L'inverse est aussi vrai.

«Je suis un peu comme le fil conducteur entre l'équipe et le comité organisateur, précise-t-elle. Je dois pouvoir réagir rapidement et m'adapter à toutes les situations. Ça reste un événement et on ne sait jamais ce qui peut arriver.»

Manon Bordeleau est bien placée pour le savoir. Depuis 2013, elle est à la tête du Raid de Saguenay contre l'épilepsie. Les trois premières éditions de la compétition ont été présentées au parc Rivière-du-Moulin de Chicoutimi, au profit de la recherche sur cette maladie.

Long processus

Si elle a entamé les démarches au début de l'été 2014, Manon Bordeleau a appris qu'elle faisait partie des élus quelques mois plus tard. Sa sélection a donné le coup d'envoi à un long processus de préparation. Au fil des semaines, elle a reçu une tonne d'informations destinées à l'aider à bien accomplir son travail.

En décembre, lors du tirage au sort officiel de la Coupe du monde féminine de la FIFA, à Ottawa, elle a fait connaissance avec les deux entraîneurs et le gérant de l'équipe de France. En leur compagnie, elle a visité tous les terrains où la formation française sera appelée à jouer pendant le tournoi.

«Un événement comme la Coupe du monde réunit plusieurs domaines qui m'intéressent, précise Manon Bordeleau. Des domaines comme les médias sociaux, la logistique, les entraîneurs. Ce sont des choses que je touche, mais pas au même niveau. C'est impressionnant de voir les grands aller. Par exemple, le préparateur physique de l'équipe a déjà fait le même travail avec l'équipe française de rugby. Pouvoir le voir travailler est une chance extraordinaire pour moi. Pour mon parcours personnel, c'est une occasion incroyable.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer