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Amélie Perras écrira une page

Première fille à faire sa place avec les... ((Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens))

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Première fille à faire sa place avec les Jeannois du Collège d'Alma, Amélie Perras marquera l'histoire du football régional à l'automne.

(Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Première fille à faire sa place avec les Jeannois du Collège d'Alma, Amélie Perras marquera l'histoire du football régional à l'automne.

Selon tous les entraîneurs interrogés à ce sujet, la Félicinoise deviendra la première à évoluer au niveau collégial pour l'une des trois équipes du Saguenay-Lac-Saint-Jean. L'an dernier, une fille avait tenté sa chance avec les Jeannois, mais avait décidé d'abandonner après un entraînement. L'expérience d'Amélie Perras dure depuis beaucoup plus longtemps et s'avère très fructueuse. En plus d'avoir participé à quelques entraînements hivernaux, la joueuse de ligne défensive a su montrer qu'elle était capable de rivaliser avec les gars, hier, lors du précamp annuel de l'équipe. «Elle nous a démontré de belles choses. Elle n'a pas eu l'air folle du tout, note l'entraîneur Mathieu Brassard. Les gars ne lui ont pas donné une chance parce que c'était une fille. Ils l'ont brassée comme tous les autres.»

Les filles qui se rendent jusqu'au football collégial sont l'exception, et Amélie Perras serait la deuxième à le faire au Québec. Il y a une dizaine d'années, Amy Trottier avait passé deux saisons sur la ligne offensive des Vulkins de Victoriaville en deuxième division.

Expérience

Amélie Perras n'en est pas à sa première expérience au football. Elle joue depuis le secondaire un, dans le cadet, puis le juvénile, avec la Polyvalente des Quatre-Vents de Saint-Félicien. «Ma mère n'a pas trouvé ça facile», note en souriant la nouvelle venue des Jeannois qui aurait voulu débuter plus tôt.

«C'est un sport de contact, et je voulais l'essayer. J'ai eu la piqûre, raconte-t-elle. Ce que j'aime, c'est qu'on peut se défouler. On peut sortir notre énergie et même notre rage. Après, tout est correct.»

Amélie Perras a démontré de l'intérêt à la suite d'une visite des entraîneurs des Jeannois dans son école. Rencontrée sur l'heure du midi, après une rude séance matinale, elle sentait qu'elle n'avait pas à avoir de complexes, malgré un petit manque au niveau physique.

«J'aimerais être plus grande et plus grosse. Je sais mon cahier de jeu sur le bout de mes doigts», assure celle qui sait également les assignations des autres joueurs. Elle fait également partie du personnel d'entraîneurs de l'équipe cadet de Saint-Félicien.

«J'ai déjà affronté des gars qui sont ici au secondaire. Ça jouait déjà fort à Saint-Félicien. Il ne faut pas regarder ce qui se trouve l'autre bord. C'est ce que j'ai appris dès le début. Il ne faut surtout pas avoir peur de l'adversaire», indique Amélie Perras, qui estime que le football est 80% mental et 20% physique.

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