«Coup de coeur du jury» du Mérite sportif régional

Un prix inattendu et inspirant pour Denis Poulin

À son grand étonnement, Denis Poulin a remporté... ((Photo Rocket Lavoie))

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À son grand étonnement, Denis Poulin a remporté l'Alexis «Coup de coeur du jury» jeudi dernier, dans le cadre du Mérite sportif régional. Âgé de 71 ans, le Chicoutimien pratique l'escrime depuis cinq ans. Il espère inspirer d'autres personnes à s'initier à de nouveaux sports, peu importe leur âge.

(Photo Rocket Lavoie)

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Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Denis Poulin avait déjà accompagné des athlètes en nomination au Mérite sportif régional, mais il n'aurait jamais pensé mettre la main sur l'un des fameux Alexis. Encore moins sur la statuette du «Coup de coeur du jury», surtout pas à 71 ans!

Cet honneur inattendu lui a donné un coup au coeur, jeudi, lors de la soirée de gala. «Quand ils m'ont nommé, je me suis écrasé dans le siège. J'étais abasourdi», raconte le Chicoutimien qui pratique l'escrime depuis cinq ans. "Ça donne un coup quand tu le reçois, mais quand tu l'analyses, c'est une belle reconnaissance. C'est le summum de l'activité sportive régionale. C'est encourageant!»

Une fois la surprise passée, M. Poulin est fier et ému de l'hommage rendu jeudi soir, mais il espère surtout que cet honneur motivera d'autres personnes à s'initier à un sport, quel que soit leur âge. «Il n'y a pas d'âge. Tu décides de faire un sport sans savoir où ça va te mener et tu t'aperçois que tu peux le faire; que quand tu lui en demandes, ton corps peut t'en donner.»

Le plus amusant dans cette histoire, c'est que l'an dernier, le club d'escrime avait voulu soumettre sa candidature pour ce sport. «J'avais refusé parce que c'est pour les jeunes. Cette année, ils ne me l'ont pas demandé...» D'où son étonnement de se retrouver parmi les heureux élus de la soirée!

Une aventure familiale

M. Poulin a décidé de s'initier à l'escrime peu après avoir pris sa retraite de l'enseignement en éducation physique à l'Odyssée Dominique-Racine. En fait, c'est par son fils Guillaume et la conjointe de ce dernier, Nathalie Besson, qu'il a été mis en contact avec l'escrime. Cette dernière faisait de la compétition en France. Puis, elle et Guillaume ont décidé de fonder un club en association avec le Cégep de Jonquière. «J'allais leur donner un coup de main. Ils m'ont dit: ''Essaie-le, t'es pas pire qu'un autre''. Sa douce moitié, Jocelyne Bouchard, a aussi contribué à ce qu'il manie le sabre, puisqu'elle avait décidé de s'initier à ce sport. Comme il allait la reconduire, il a profité de l'occasion pour bouger un peu. Il a finalement eu la piqûre et a continué à s'entraîner même si sa conjointe, qui est trésorière du club, a cessé de manier le sabre après trois ans. «C'est le fun et en plus, il y a beaucoup de jeunes qui sont toujours intéressés à voir ce que peut faire le ''vieux''", rigole-t-il.

Pour lui, ce sport tient en forme et aiguise les réflexes. "Ça implique beaucoup de déplacements, d'agilité et de bons réflexes pour éviter les coups. J'aime l'agilité que ça commande et l'imprévisibilité des coups. On s'aperçoit qu'en vieillissant, les réflexes sont moins rapides, mais les jeunes ont encore de la misère à me battre», mentionne-t-il avec une pointe de fierté dans la voix. "Ça les stimule parce que leurs réflexes sont beaucoup plus rapides, mais ils anticipent moins. Moi j'ai quelque peu l'expérience», ajoute en riant celui qui a été bénévole pour cette discipline durant les Jeux du Québec à Saguenay en 2013.

S'il a beaucoup de plaisir à croiser le sabre avec les plus jeunes, Denis Poulin se limite toutefois aux compétitions régionales. Le club accueille actuellement une vingtaine de membres de tous âges le lundi soir de 19h30 à 20h30 dans les gymnases de Charles-Gravel.

En plus de se tenir en forme, Denis Poulin s'implique aussi dans la communauté. Depuis 11 ans, il oeuvre à la Saint-Vincent-de-Paul de Chicoutimi où il agit actuellement comme président du conseil particulier. «Depuis que je suis à la retraite, je n'ai plus le temps», lance le septuagénaire qui ne s'en plaint pas, bien au contraire! «Le pire, ce sont les gens qui n'ont rien à faire et qui ne font rien, que ce soit par gêne ou autre. Eux ils trouvent le temps long. Et on n'en entend jamais parler», déplore-t-il.

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