Coupé sévèrement au cou par une lame de patin

Denommé a eu vraiment peur

Sébastien Denommé a subi une lacération profonde au... ((Photo Gimmy Desbiens))

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Sébastien Denommé a subi une lacération profonde au cou, gracieuseté d'un coup de patin. Heureusement, aucune artère a été touchée alors que la lame a ricoché sur son protège-cou.

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(Alma) Sébastien Denommé peut se compter chanceux dans sa malchance. Lacéré profondément par un patin d'un adversaire le 18 octobre dernier à l'aréna de Verdun, l'attaquant des Jeannois du Collège d'Alma, du circuit collégial, en doit une grosse à son protège-cou «qui a fait son travail».

Le joueur originaire de Montréal se remettra complètement de ses blessures et devrait reprendre l'entraînement la semaine prochaine. Transporté d'urgence à l'Hôpital général de Montréal, il a été quitte pour une bonne frousse et 12 points de suture.

L'incident est survenu en fin de première période, dans le territoire des Blues de Dawson à l'aréna de Verdun. Un de ses coéquipiers des Jeannois a mis en échec un joueur adverse qui en tombant vers l'avant, ses patins sont partis vers le haut et coupé Sébastien Denommé qui n'a rien vu. «C'est arrivé vraiment vite. Je regardais le défenseur qui avait la rondelle. Je me suis tourné et en même temps, le patin est arrivé. Je ne l'ai jamais vu, je l'ai seulement senti», raconte le principal intéressé.

Le soigneur de l'équipe, Yannick Gagnon, a tout de suite vu la gravité de la situation et est intervenu pour stopper le sang, ce qui n'était pas sans rappeler la blessure survenue par le gardien des Sabres, Clint Malarchuk. L'incident s'est produit devant ses parents qui assistaient à la rencontre.

«Au début, je pensais que j'étais fendu au niveau de la joue. J'ai mis ma main et j'ai vu que j'avais un peu de sang sur le petit doigt. J'ai vu que c'était plus bas, mais je me disais que c'était juste coupé un peu. J'ai remis ma main en allant vers le banc et j'ai vu de plus grosses gouttes, mais je me disais encore que c'était mineur, je ne sentais rien au niveau de la gorge. C'est là que Yan, notre soigneur m'a fait des gros yeux et m'a dit ''dépêche-toi, dépêche-toi''. Ça commencé à serrer à ma gorge et j'ai paniqué un peu, j'avais de la misère à respirer. Il m'a mis tout de suite une serviette au tour du cou pour essayer d'arrêter un peu le sang. Je me suis mis à mal ''feeler'' et j'ai perdu connaissance. Je suis revenu à moi et commencé à bien me sentir une fois dans l'ambulance. J'étais entre bonnes mains et tout était correct rendu là, mais j'ai eu vraiment peur», relate Sébastien Denommé qui a été soigné par l'un des médecins qui s'était occupé de Richard Zednik, du Canadien, après qu'il ait été sournoisement frappé au cou par Kyle McLaren des Bruins de Boston, en séries éliminatoires en 2002.

Une radiographie a immédiatement confirmé qu'il n'y avait pas d'artères touchées, dont la carotide. Un muscle a toutefois été sectionné au passage de la lame.

Protège-cou efficace

Sans aucun doute, Sébastien Denommé avance que son protège-cou lui a permis de ne pas avoir des blessures plus sérieuses et probablement sauvé la vie. «J'avais mon protège-cou et il monte quand même haut contrairement à certains joueurs qui n'en portent quasiment pas. Le protège-cou est coupé et on voit qu'il a fait le travail. Avec la pression du patin, il a commencé à baisser et c'est là que j'ai été coupé», signale-t-il, ajoutant que plusieurs coéquipiers avaient pris conscience de l'importance de cette pièce d'équipement, même dans les entraînements.

Malgré la mésaventure, pas question d'arrêter le hockey. Même s'il aurait aimé recommencer en fin de semaine, le retour au jeu attendra encore un peu. Sébastien Denommé se fera enlever les points de suture vendredi soir et pour éviter tout risque d'infection, se reposera encore quelques jours. Si tout se passe bien, il devrait rejoindre ses coéquipiers la semaine prochaine. Il ne croit pas qu'il gardera des séquelles. «La première semaine, je vais avoir un peu peur que ça arrive, mais je ne peux rien faire. Je vais continuer de porter mon cache-cou et faire attention», signale-t-il.

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