«Je cherche à prendre de l'expérience. Les gars sont très forts là-bas. C'est une très grande chance», explique Charles Trépanier.
Selon le directeur technique du sport-études soccer d'Arvida, Olivier Chartier, il serait le premier à recevoir pareille invitation dans la région. Même dans tout le Québec, il ne se souvient pas qui a été son prédécesseur.
Les chances sont minces pour que son numéro soit retenu cette année, mais l'année prochaine pourrait être la bonne. «Il prendra beaucoup d'expérience dans ce camp, mais nous ne croyons pas qu'il sera retenu. Cependant, nous mettons beaucoup d'espoir sur l'an prochain avec les essais de l'équipe U17», mentionne Olivier Chartier.
Charles, lui, n'a qu'une idée en tête: jouer chez les professionnels là-bas. «Pour moi ce serait un grand rêve. Le soccer en Europe c'est sacré. Ici, les gens pensent beaucoup au hockey. Ils jouent au soccer pour maintenir leur forme entre deux saisons de football ou de basketball», souligne-t-il avec beaucoup de ferveur.
Pendant deux semaines, le jeune homme affrontera des équipes U15 de partout en France et vivra de rigoureux entraînements.
De plus, il bénéficiera d'un privilège important. «C'est un entraîneur du camp qui va m'héberger. Je suis très chanceux, car il pourra me donner davantage de conseils. Cela m'enlève une bonne partie de mon stress», souligne le joueur un peu nerveux de se frotter à des athlètes de haut niveau.
Par ailleurs, il admet que les performances connues cet été aux côtés de ses coéquipiers des Rapides de Chaudière Ouest (AAA) le rassurent grandement. «Je connais une très bonne saison jusqu'à présent. J'ai plusieurs buts à mon actif. Notre équipe est classée 2e sur 20», raconte le jeune homme qui poursuivra son sport-études soccer à l'automne.
«Le calibre est un peu moins fort dans la région. Il n'y pas de AAA, donc je dois partir les étés pour jouer à l'extérieur. Mais j'aime le sport-études, car cela me permet de garder un bon contact avec le ballon», précise-t-il.
Démarches
Le directeur technique du sport-études de Jonquière, Oivier Chartier, a joué un rôle important dans cette invitation. En juillet 2011, il a invité les deux entraîneurs français Raphaël Reynard et Frédéric Pisavin à prendre part à un premier camp dans la région. «J'ai développé des contacts lors de mes formations d'entraîneur. Les Européens ont beaucoup à nous apprendre en matière de technique», explique Chartier qui en train de compléter sa licence nationale d'entraîneur. Déjà après ce premier camp, Charles Trépanier s'était fait remarquer pour sa fougue et son agilité.
Puis l'année 2012 s'est avérée très chargée pour celui qui s'occupe de 40 jeunes au sport-études et qui entraîne les Inuk féminins de l'UQAC. Avec une délégation de 18 jeunes, quatre filles et 14 garçons, Olivier Chartier est débarqué à Marseille le 7 avril dernier jusqu'au 16 pour jouer des matchs contre des équipes françaises. Quelques buts de Trépanier ont suffi pour confirmer aux deux pilotes français ce qu'ils avaient vu l'année précédente. «Charles n'est pas comme les autres joueurs. Il veut le ballon. Il est très technique et met beaucoup de coeur. Il se jette sur les balles perdues sans hésitation. Pour toutes ces raisons, il ne passe pas inaperçu sur le terrain», explique le directeur technique.
Puis, les dernières confirmations ont eu lieu lors du deuxième camp régional avec les entraîneurs français les 2, 3 et 4 août.