Même son de cloche du côté de son adjoint, Jérémie Lavoie, pour qui c'était une première expérience à ce happening de basketball.
« J'apprends quelque chose de nouveau chaque fois parce que les entraîneurs invités sont différents, assure Jean-Michel Bergeron. Ce n'est jamais pareil, autant dans leur manière de coacher que dans la façon de faire les exercices et dans les stratégies offensives et défensives. L'entraîneur du Collège Mérici en était à sa 20e participation et il dit qu'à chaque fois, il y a quelque chose de nouveau. «
« Ce sont dix entraîneurs, autant de la NCAA que de la NBA, qui viennent donner des formations d'une heure et demie chacune. Les bienfaits de cette clinique sont incroyables. Chaque coach amène sa philosophie et les participants prennent ce qui leur plaît. Je pense que ce serait un must pour tout le monde «, estime l'entraîneur-chef des Gaillards.
Ce dernier croit que le peu de représentants (moins de cinq) de la Belle province s'explique peut-être par les coûts (défrayés par le Cégep de Jonquière dans leur cas), parce que la clinique n'est pas très connue au Québec ou en raison de la barrière de la langue. Dans ce dernier cas, il avoue qu'il faut avoir une bonne maîtrise de l'anglais, mais encore là, « une quinzaine de joueurs effectuent les démonstrations, de sorte qu'une personne peut trouver son profit même si elle ne comprend pas bien l'anglais «.
Adapter les façons de faire
La clinique réunit de prestigieux entraîneurs américains qui ont fait leur marque. Cette année, outre Bob Knight, membre du Hall of Fame, trois fois champion national avec l'Université d'Indiana, on retrouvait Dave Rice, entraîneur-chef des Rebels de l'Université du Nevada à Las Vegas (UNLV), Sean Miller, entraîneur-chef à l'Université de l'Arizona et Geno Auriemma, entraîneur-chef de l'équipe féminine des Huskies de l'Université du Connecticut, sept fois championne NCAA. Auriemma était également à la barre de l'équipe nationale des États-Unis qui a remporté le Championnat du monde en 2010.
Pour sa part, celui qui a le plus impressionné le Jonquiérois a été Don Casey, un ancien coach de la NBA et de la NCAA. Casey a partagé sa philosophie particulière quant à son approche avec les athlètes et sa philosophie en offensive et en défensive. « Ça ne veut pas dire de faire du copier-coller, car il y a des choses qui ne s'appliquent pas ici. Nous avons une réalité d'athlètes qui n'est pas la même. On ne peut pas appliquer tout ce qu'ils nous disent, mais il y a un juste milieu à trouver qui est très bénéfique. Il y a moyen de la décortiquer pour l'adapter à notre réalité régionale, de prendre ce qui est bon pour nous et d'y mettre notre couleur. «
Son adjoint a adoré l'expérience. Étant aussi entraîneur du Bleu&Or masculin d'Arvida, les notions apprises s'inscrivaient parfaitement avec les principes qu'il souhaite instaurer. Bergeron et Lavoie préconisent une plus grande latitude chez les athlètes quant à leur capacité à prendre des décisions.
En plus d'apprendre de nouvelles philosophies et façons de faire, les participants à cette clinique ont la chance d'échanger avec d'autres entraîneurs de tous les calibres, même ceux qui donnent la formation. Ces derniers se montrent très accessibles en laissant leurs coordonnées pour les joindre s'ils ont une question. Et ce n'est pas de la frime. Jean-Michel Bergeron s'est déjà prévalu de ces contacts et il a obtenu réponses à ses questions.
Jstpierre@lequotidien.com