La version militaire des Jeux paralympiques

André Gagnon (à gauche) pose en compagnie de... (Photo courtoisie, Jeux Invictus)

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André Gagnon (à gauche) pose en compagnie de la mascotte des Jeux Invictus et de la capitaine Jocelyne Letain.

Photo courtoisie, Jeux Invictus

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Serge Émond
Le Quotidien

Toronto accueillera la troisième édition des Jeux Invictus, du 23 au 30 septembre, et la tournée nationale du drapeau de l'événement s'est arrêtée à Bagotville, lundi matin. Il a été reçu par le seul représentant de la base militaire de Saguenay qui y participera, André Gagnon.

Les Jeux Invictus sont une version militaire des Jeux paralympiques. Ils s'adressent à des militaires ou à des vétérans qui ont subi une blessure physique ou psychologique dans l'exercice de leurs fonctions. Ils ont pris naissance à l'initiative du prince Harry, après une visite en 2013 aux Jeux des guerriers. Celui-ci s'est inspiré de l'événement américain pour créer une version internationale et élargie. 

La première édition a eu lieu à Londres et la deuxième a été présentée en 2016 à Orlando.

Le site officiel des Jeux Invictus précise qu'ils « démontrent la motivation infatigable des soldats et des anciens combattants pour surmonter l'adversité tout en se servant du pouvoir des sports adaptés au cours de leur périple vers le rétablissement ».

André Gagnon répond parfaitement aux critères établis par l'initiateur des Jeux Invictus. Celui qui a été associé à Bagotville pendant 20 ans souffre de stress post-traumatique, résultat de sa participation à des missions des Forces armées canadiennes, principalement en Afghanistan. Pour lui, le sport est beaucoup plus que du sport. Dans quelques jours, il participera aux Jeux Invictus en tir à l'arc, aviron (sur machine) et en volley-ball assis.

« Les trois sports sont nouveaux pour moi, même si j'ai déjà fait de l'aviron en salle sans objectif de compétition, explique André Gagnon. J'ai retrouvé le goût du sport. Grâce au sport, j'ai retrouvé la volonté de sortir de l'isolement. J'ai retrouvé le goût de vivre. Je fais beaucoup d'anxiété et le sport m'apaise.

« Mon sport d'équipe me permet de me retrouver au sein d'un groupe. Quand on quitte les Forces, c'est un peu comme un deuil. Dans les Forces, on participe à des missions ou à différents événements où il y a beaucoup de monde. Les Jeux Invictus me permettront de retrouver un peu les mêmes sensations. »

La troisième édition des Jeux Invictus regroupera environ 550 participants de 17 pays dans douze sports. À cette occasion, le Canada comptera sur une délégation de 90 personnes.

Notons que la Tournée nationale du drapeau des Jeux Invictus se poursuivra mercredi, à Valcartier. Du 16 août au 22 septembre, elle doit visiter 22 bases des Forces armées canadiennes, 15 légions et plus de 50 collectivités.




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