Déception dans le milieu du soccer

Saguenay a décidé de mettre un terme à... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Saguenay a décidé de mettre un terme à l'entente signée avec le promoteur Pascal Bouchard, qui n'a pas respecté les échéanciers.

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Déçus, les dirigeants des différentes associations de soccer à Saguenay ont la désagréable impression d'être de retour à la case départ dans le dossier de la construction d'un stade de soccer intérieur. Toutefois, le président de l'Association régionale (ARS), Dany Drolet, assure que le milieu ne baissera pas les bras et va relancer le dossier pour que Saguenay se dote enfin de cette infrastructure essentielle au développement des joueurs de l'élite et du récréatif.

À Saguenay, les présidents des quatre clubs concernés, soit Chicoutimi, Jonquière, La Baie et Shipshaw ont aussi convenu de faire à nouveau front commun avec l'ARS et de représenter le dossier aux candidats dans l'espoir que le prochain conseil soit déjà bien au fait de la problématique et qu'il ait déjà une piste de solution pour sa réalisation.

Pour le président de l'ARS, Dany Drolet, la déception est vive puisque le nouveau report de cette infrastructure « stoppe le développement de nos joueurs de soccer dans la région. Le maire Jean Tremblay en a fait une promesse, il l'a tenue, mais on pense qu'il a peut-être été imprudent dans la rédaction de cette entente, en n'ayant pas de certitudes que le promoteur pourrait livrer la marchandise », estime le président Drolet.

Le président de l'association régionale de soccer (ARS),... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 2.0

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Le président de l'association régionale de soccer (ARS), Dany Drolet, est très déçu de l'échec du projet de soccerdôme à Saguenay, mais il assure que le milieu va se retrousser les manches pour que l'infrastructure se réalise.

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« C'est malheureux, mais le partenariat public-privé du maire Jean Tremblay n'a pas fonctionné. Mais on ne lâchera pas parce que le sport est populaire dans la région et que le développement de l'élite et du récréatif requiert ces infrastructures », assure-t-il.

Dany Drolet espère que la prochaine administration leur laissera « les coudées franches pour pouvoir remettre ce projet sur les rails ». Car Saguenay, avec ses 2500 joueurs, fait partie des 10 plus grandes villes au Québec et est pourtant l'une des seules à ne pas disposer de cette infrastructure.

« Il y a des subventions disponibles pour les infrastructures sportives, tant au provincial qu'au fédéral, mais ça prend un porteur de ballon qui sera la prochaine administration municipale. Nous allons travailler tout le monde ensemble pour la réalisation du projet. »

Pour sa part, le président du club de Chicoutimi, Mario Bergeron, estime même que le développement du sport vient de subir un recul de trois à cinq ans au Saguenay. Pire, il s'attend à ce que la ville n'ait pas de plan B. « D'après moi, on vient de reculer de trois à cinq ans, à moins que le maire ait un plan B dans sa manche. Mais ce n'est pas certain que son successeur sera élu et (l'administration actuelle) ne réglera pas le problème en un mois. Nous avons déjà fait plusieurs représentations auprès de la ville concernant nos inquiétudes quant au fait que le projet n'avançait pas. (...) Ça n'a pas coûté un sou à la ville, mais nous on se retrouve avec rien.

« Ce matin (hier), ça a juste confirmé les appréhensions que nous avions depuis quelques mois face à l'immobilisme du promoteur. Il y a des jeunes qui sont déçus. On attend de voir comment les autres candidats (aux élections municipales) vont se positionner. La volonté était là et on avait gagné une bataille, mais on se retrouve à la case départ sans aucune alternative, du moins pas encore, car s'il y en a une on aimerait au moins la connaître ! »

Président du club de Jonquière, Serge Harvey s'inquiète pour l'avenir des concentrations en soccer et le projet conjoint avec l'ARS pour l'implantation d'un sport-études officiel. « Il y a un pôle à Alma et il doit s'en développer un à Saguenay. Or, le soccerdôme est un élément essentiel (de ce projet). » Le président Harvey souligne que son organisation a étudié plusieurs scénarios, mais il craint que les emplacements des solutions proposées risquent d'être moins bien centralisés que celle du projet Intencité.

Dominic Gagnon rencontrera le club de Chicoutimi

(Pascal Girard) - Le chef du Parti des citoyens de Saguenay, Dominic Gagnon, est catégorique. « Ça prend un soccerdôme à Saguenay, a-t-il clamé lors d'une visite au Quotidien. Toutes les villes au Québec de plus de 75 000 personnes en ont un. » Le candidat du PCS rencontrera la semaine prochaine les dirigeants du Club de soccer de Chicoutimi pour élaborer un plan d'action. « Mon approche est axée sur l'action citoyenne. Il faut que les gens du milieu s'impliquent. Il y a un groupe qui se forme avec Maxime Pepin-Larocque (NDLR : le directeur général du club). Ce sont des experts là-dedans et je vais m'asseoir avec eux. On va tout faire pour qu'il y en ait un. Ce n'est pas normal qu'il n'y en ait pas », a-t-il poursuivi. Il est ouvert aux deux modes de financement, à savoir que la ville paie pour la construction ou qu'elle s'engage à louer des heures auprès d'un promoteur privé. Il ne ferme pas la porte non plus à une nouvelle proposition du promoteur Pascal Bouchard, si ce n'est pas « du copié-collé ».

Des propositions à Jean-Pierre Blackburn

(Pascal Girard) - Le candidat Jean-Pierre Blackburn travaillera, s'il est élu, avec les experts de la Ville pour déterminer quelle serait la meilleure façon de réaliser enfin un stade de soccer intérieur à Saguenay. Avec le promoteur Pascal Bouchard, Saguenay s'était engagée pour 600 000 $ par année pour louer des heures d'utilisation. En contrepartie, la Ville n'investissait pas dans la construction. Le candidat à la mairie ne ferme pas la porte à ce que Saguenay assume la facture, comme elle le fait pour les arénas. « Il y a au moins trois groupes qui m'ont interpellé pour me faire des propositions. (...) Il y en avait même un qui changeait le nom de l'administrateur et faisait le même projet. Mais il faut s'assurer que quand on dit oui, c'est sérieux », a-t-il lancé, dans une attaque à peine voilée. En 2016, le maire Jean Tremblay avait annoncé en conférence, avec Pascal Bouchard, l'entente de location et la réalisation du projet.




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