«Un commissaire à temps plein»

L'entraîneur-chef des Marquis, Richard Martel.... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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L'entraîneur-chef des Marquis, Richard Martel.

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Serge Émond
Le Quotidien

Le mois de juin achève et la Ligue nord-américaine de hockey est toujours sans tête dirigeante officielle. Qu'on l'appelle commissaire ou président.

Alors que certains observateurs estiment qu'il est le candidat idéal au poste de commissaire, Richard Martel a son idée bien arrêtée sur la voie que doit emprunter la LNAH pour avancer. Il estime qu'elle a besoin d'un commissaire à temps plein, ayant un pouvoir de décision, et capable de donner de la crédibilité et de la visibilité au circuit.

« Une ligue sans commissaire, ça ne marche pas, avance Richard Martel. Le prochain commissaire de cette ligue devra avoir un pouvoir décisionnel. C'est une ligue qui a besoin de visibilité et de crédibilité. Au cours des dernières années, elle n'a pas été capable de se faire une identité, une image. Si on veut que la ligue fasse un bout de chemin, ça prend quelqu'un à temps plein. Sans commissaire, tu ne peux pas avancer. »

L'entraîneur des Marquis reste convaincu qu'il y a un marché pour la Ligue nord-américaine de hockey. Il croit cependant que toutes les équipes doivent réaliser que les temps ont changé et qu'elles doivent se donner les moyens d'obtenir une meilleure visibilité à l'échelle provinciale et de mettre la main sur des commanditaires majeurs.

Selon lui, la formation jonquiéroise a fait la démonstration en 2016-2017 que le temps des fiers-à-bras est révolu.

« J'ai dit l'an passé que la ligue est arrivée à un tournant, poursuit Martel. Je pense que la façon de jouer des Marquis de Jonquière a fait écarquiller les yeux de l'ancienne gang. Notre façon de tout rafler, l'an passé, avec une qualité de hockey pas mal bonne, a attiré l'attention.

« Les gens de la ligue sont obligés de se rendre compte qu'il y a un changement de culture. La vague des hommes forts des années 1990 à 2000 dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec est pas mal passée. Il n'y a pas de relève de ce côté. Ce n'est pas un changement de réglementation, mais plutôt un changement de culture. Si on n'est pas capable de s'apercevoir de ça, on va avoir des difficultés. Est-ce qu'on peut attirer des commanditaires majeurs avec des cartes de boxe ?

« On n'a pas eu plus de monde avec les bagarres. Des équipes ont gardé deux et trois ''goons'' et elles n'ont pas attiré plus de monde. Les Prédateurs de Laval ont fermé leurs portes et ils avaient l'Animal (Joël Thériault) et (Éric) Laplante. Expliquez-moi ça ! »

Richard Martel ajoute que la table de la LNAH est aujourd'hui entourée de propriétaires de qualité. Dans son esprit, ils doivent voir le prochain commissaire comme un investissement et non comme une dépense. 

Et les rumeurs à son sujet ? Il assure n'avoir reçu aucune offre, mais avoue que la question le fait réfléchir puisqu'il reste très attaché aux Marquis. Il se dit aussi flatté que son nom soit avancé. Dans son esprit, cela signifie que sa vision des choses n'est sans doute pas mauvaise.




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