Fisher couronné devant Boivin

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Steve Fisher (Canyon Bicycles) est le nouveau monarque du Grand Prix cycliste du Saguenay.

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Vainqueur de la première étape du Grand Prix cycliste de Saguenay, l'Américain Steve Fisher aura conservé le maillot jaune jusqu'au bout pour être sacré champion de la 4e édition. Pour le nouveau monarque de Saguenay, il s'agit d'un premier titre UCI en carrière. Titre que l'athlète de 26 ans a pu célébrer en compagnie de ses coéquipiers de l'équipe Canyon Bicycles puisque la formation a elle aussi remporté les grands honneurs du classement par équipe.

Le nouveau champion a toutefois dû être vigilant jusqu'à la toute fin puisque seulement deux toutes petites secondes le séparaient du leader d'Équipe Canada, Guillaume Boivin, avant le départ de la dernière course. D'ailleurs, Fisher a rendu hommage à ses coéquipiers qui lui ont permis de se garder des forces pour le dernier droit. « Mon équipe a tellement roulé fort aujourd'hui et j'ai travaillé fort à la fin, mais j'étais tellement content de bien terminer cette fin de semaine. C'est merveilleux !»

Les soldats de Canyon Bicycles se sont en effet installés aux avant-postes du peloton principal, ayant constaté qu'aucun des 10 coureurs de l'échappée qui ont pris la poudre d'escampette au troisième des 14 tours au programme n'était une menace pour le maillot jaune. Lorsque les fuyards ont creusé un écart de quatre minutes à un certain moment de la course, les troupiers de Fisher se sont mis en marche pour éteindre toutes menaces potentielles. « C'était difficile de garder le contrôle et il y a eu un moment où nous avons dû batailler, mais mes coéquipiers sont forts et nous avons réussi à garder le contrôle. Ça n'a pas été facile, mais on a réussi », a commenté le champion qui « est presque certain d'être de retour l'an prochain. Nous avons eu du bon temps ici au Saguenay ! »

L'équipe championne prendra part au Tour de Beauce qui s'amorce mercredi, mais Fisher ne s'attend pas à un séjour aussi fructueux qu'à Saguenay. « C'est un parcours un peu plus difficile pour moi, mais qui convient très bien à quelques-uns de mes coéquipiers. »

Après s'être emparé du maillot vert samedi à... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 2.0

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Après s'être emparé du maillot vert samedi à l'issue du critérium, Guillaume Boivin (Équipe Canada) visait surtout le maillot jaune, mais avec seulement deux soldats pour l'accompagner dans sa quête, la mission s'est avérée impossible.

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Boivin hérite du titre de vice-champion

Guillaume Boivin a trimé dur pour mettre la main sur le maillot du vainqueur du Grand Prix cycliste de Saguenay, mais avec seulement deux coéquipiers pour batailler dans l'ultime étape, dont l'un dans l'échappée gagnante, le miracle ne s'est pas produit. L'ancien Jonquiérois a tout de même été couronné vice-champion de la 4e édition. Cela dit, il a amélioré d'une marche sa 3e position de 2015 et qui sait si la prochaine édition sera la bonne ?

Bien sûr, le guerrier de 28 ans aurait nettement préféré remporter les grands honneurs, lui qui avait réduit l'écart le séparant du vainqueur, Steve Fisher, à deux toutes petites secondes avant le départ de la 4e étape. Mais les deux équipes jouaient à armes inégales. Avec l'abandon déjà prévu de Léandre Bouchard, il ne pouvait plus compter que sur Ben Perry pour l'aider dans le peloton principal contrôlé par l'équipe complète de Canyon Bicycles, tandis que son autre comparse, James Piccoli, était dans l'échappée qui s'est amorcée durant le 3e tour de l'épreuve et qui a tenu jusqu'à la fin.

« On était deux parce que nous avions un gars dans l'échappée qui ne pouvait nous aider. Il fallait qu'un miracle arrive et jusqu'à maintenant, il n'y a que Jésus qui l'a fait. Nous, on n'a pas réussi à en faire un, a-t-il imagé avec humour. (Au dernier tour), il y a eu une cassure en haut de la descente et Fisher était dans la roue de Castillo. Il y avait encore un bon écart entre nous et je pensais que mon coéquipier (Ben Perry) était encore là pour chasser, mais il n'y était pas, alors il a fallu que je rattrape l'écart », a relaté le leader d'Équipe Canada. La situation s'est gâchée en tournant le dernier coin de rue avant la ligne droite vers l'arrivée. Le mauvais état de la chaussée n'aidant pas, sa chaîne a débarqué et quand il est remonté sur son vélo, il a constaté que Fisher était déjà premier. « Il n'y avait plus rien à faire. Que tu perdes par deux secondes ou six, tu finis 2e pareil. »

Cela dit, il est fier du travail accompli avec une équipe de seulement cinq coureurs au départ, soit deux de moins que les équipes complètes. « C'est une belle course. On l'a échappé belle la première journée, car ça aurait pu être beaucoup plus désastreux que ça. On s'est battu, mais je pense que notre infériorité numérique nous a fait mal au critérium et encore plus aujourd'hui, analyse-t-il. On a donné notre maximum, mais on faisait face à une opposition très forte. Ils (Canyon) ont une super bonne équipe et ils ont super bien roulé. Fisher était très solide. Tout ce qu'on peut faire, c'est leur lever notre chapeau, ajoute-t-il. On a essayé avec ce qu'on avait, mais on n'en avait pas assez. »

Autre point positif, Boivin s'est surpris lui-même en trouvant le moyen de se hisser sur la 2e marche du classement général. « En venant ici, je n'avais aucune attente parce que je n'avais pas fait d'intensité dans le dernier mois. Donc, je suis même surpris et je pense que ça va me donner un bon ''boost'' de forme pour la fin de l'été. C'est un peu ça le plan », a indiqué celui qui vise un 3e titre de champion canadien sur route lors des prochains championnats qui auront lieu du 24 au 28 juin. Vainqueur des éditions 2009 et 2015, il pourrait même tenter le coup aussi au contre-la-montre. « Je vais faire des tests dans les deux semaines avant les Championnats et je déciderai. » Par la suite, il sera de retour avec son équipe (l'Académie cycliste d'Israël) pour le Tour d'Autriche.

Par prudence, le vététiste Léandre Bouchard a mis... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 3.0

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Par prudence, le vététiste Léandre Bouchard a mis fin à son parcours au GP de Saguenay durant le 5e tour de la dernière étape. Très satisfait de son expérience, l'Almatois se prépare maintenant pour les deux prochaines étapes de la Coupe du monde de vélo de montagne en Europe.

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Léandre Bouchard prudent

Venu pour prendre de l'expérience en stratégie de course et vivre un bon volume d'entraînement intense, l'Almatois Léandre Bouchard a écouté la raison et opté pour la prudence en mettant fin à sa participation au Grand Prix de Saguenay durant le 5e tour. Le vététiste, qui est en préparation pour deux autres Coupes du monde (Principauté d'Andorre et en Suisse), n'a pas voulu empirer un début de rhume, à une semaine de son départ pour l'Europe.

« Samedi, déjà dans la journée, j'avais un petit mal de gorge que j'espérais passager, mais dimanche matin, d'autres symptômes sont apparus. La décision était donc déjà prise de ne pas compléter l'épreuve pour ne pas créer une fatigue trop importante et ralentir ma récupération. J'en ai même fait un peu plus que je croyais. Mais je suis évidemment déçu de ne pas avoir pu accompagner Guillaume (Boivin), confie le longiligne Olympien qui assure avoir vécu une belle expérience. « L'organisation est super. Ça aura été très bénéfique pour moi », ajoute l'Almatois qui aimerait retenter le coup l'an prochain si son horaire le permet. « Ce sera peut-être plus facile puisqu'il y aura déjà des contacts établis », avance celui qui repart le 19 juin pour une Coupe de France, suivie des deux Coupes du monde.

Elliott Doyle termine sur une bonne note

Pour l'Almatois Elliott Doyle, qui courait pour Garneau Québecor, le GP de Saguenay 2017 n'aura pas été un grand cru, mais il se sera terminé sur une bonne note en voyant l'un des siens, Marc-Antoine Soucy, gagner l'étape. « Jeudi, ç'a été très difficile ; vendredi, j'ai chuté ; samedi, ça ne s'est pas terminé au sprint et aujourd'hui, je ne me sentais pas vraiment de bonnes jambes au départ. Au 5e tour, il y a eu une attaque à l'avant et je n'ai pas été en mesure de suivre. Ma course s'est terminée à ce moment-là », a-t-il résumé, heureux pour son coéquipier.

« C'est sûr qu'on avait un bon coup à l'avant avec Marc-Antoine (Soucy) et Olivier Brisebois. C'est sa première victoire (Marc-Antoine) à ce niveau-là. Il gagne beaucoup de courses au Québec, mais je pense que ça va vraiment le mettre en confiance pour les prochaines grosses courses de ce calibre. On était vraiment super contents d'être là. Pour Garneau Québecor, ç'a été un bon tour. On a vraiment bien travaillé en équipe et j'ai vraiment aimé mon Grand Prix », a commenté celui qui prendra le départ du Tour de Beauce mercredi matin (14 au 18 juin).

Les cyclistes ont parcouru les rues du centre-ville... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay) - image 5.0

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Les cyclistes ont parcouru les rues du centre-ville de Chicoutimi, dimanche.

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Soupir de soulagement

Le président de la 4e édition du Grand Prix de Saguenay, Sébastien Gagnon, a certainement poussé un soupir de soulagement lorsque le rideau est tombé sur la 4e édition. En effet, les nombreux travaux routiers qui s'effectuent un peu partout sur le territoire de Saguenay leur ont compliqué la tâche pour établir les parcours.

« Nous sommes très satisfaits, malgré que nous avons eu un printemps difficile en raison des travaux et des aménagements routiers. On a dû changer de parcours à deux reprises, dont un dans les dernières semaines. Ça a créé beaucoup de (casse-tête) logistique à régler (pour l'équipe) derrière la scène », a-t-il expliqué lorsqu'interrogé sur le bilan de l'édition 2016.

« Pour le reste, la météo a été au rendez-vous cette année. L'an dernier, on avait perdu presque 30 coureurs lors de la première étape. Cette année par contre, c'était presque 33 degrés Celsius, mais je pense que les coureurs ont préféré ça aux 6 degrés avec la pluie que nous avons eus l'an dernier. »

L'organisation aurait bien aimé avoir la présence des équipes de la Chine et de l'Équateur qui se sont désistées tout juste avant le coup d'envoi, mais cela fait partie de la réalité de ce type d'événements. « On s'attend toujours à en perdre une ou deux. Il y avait tout de même 17 équipes, ce qui est très bien. Ça représente près de 120 cyclistes pour commencer le GP. Et on a été choyés cette année avec la venue des coureurs régionaux Léandre Bouchard, Guillaume Boivin, Simon Ouellet et Elliott Doyle. »

Enfin, le président Gagnon a pu constater que la relève cycliste locale et canadienne apprécie la tenue d'un événement comme Saguenay. « J'ai jasé avec un jeune coureur de Vancouver samedi et il m'a dit qu'ils (cyclistes canadiens) avaient besoin de plus de courses comme celle-ci. Ils adorent venir ici et il m'a dit qu'il serait certainement de retour l'an prochain », mentionne M. Gagnon, ajoutant que pour les jeunes d'ici, un événement comme le GP peut les stimuler en voyant à l'oeuvre des athlètes performants comme les Boivin et Bouchard.

En bref

Les cyclistes qui ont pris le départ de la 4e et dernière étape du Grand Prix de Saguenay ont été éprouvés par la chaleur et l'humidité (26 degrés Celsius, 28 ressentis), mais surtout les forts vents (41 km/h avec des rafales de 63 km/h) qui soufflaient de face sur le boulevard Barrette, et de côté durant la longue descente sur le boulevard Saint-Paul. Dans ce dernier cas, ça aurait pu causer des chutes...

L'état du pavage sur les routes a fait jaser, même si tous sont conscients que le printemps tardif et pluvieux n'a pas aidé. L'ex-Jonquiérois Guillaume Boivin n'a pas mis de gants blancs lorsqu'interrogé à ce sujet. « C'est assez débâti dans les deux derniers kilomètres (de la 4e étape à Chicoutimi). C'est plate parce que c'est une belle organisation et une belle course, mais je trouve que les rues de la ville de Saguenay font dur », a-t-il déclaré avec sa franchise habituelle. Plus diplomate, le vainqueur du GP, Steve Fisher, a pour sa part convenu que « les rues sont un peu difficiles, mais ça arrive partout où il y a des hivers froids »...

Pour couronner cette édition remplie de surprises pour l'équipe de direction, une panne de courant a compliqué son travail pour la diffusion des résultats finaux, une fois la 4e étape terminée...

Nicolas Masbourian (Silber Pro), qui est l'un des deux coureurs qui ont chuté durant la 2e étape à La Baie, est effectivement très amoché. La moitié du bas de son visage est recouverte de bandage et il a encore le visage enflé d'un boxeur qui a passé un mauvais quart d'heure. On lui souhaite de prompts rétablissements sans trop de séquelles...

GP cycliste de Saguenay

Étape 4/Chicoutimi/149,8 km

1- Marc-Antoine Soucy (Garneau Québécor)    3h48mn18

2- Sean Bennett (Jelly Belly)t)    même temps

3- Benjamin Wolfe (Jelly Belly)    même temps

Classement général final

1- Steve Fisher (Canyon Bicycles)    13hh48mn59

2- Guillaume Boivin (Équipe Canada)    +00.04

3- Ulisis Castillo Soto (Jelly Belly)    +00:13

Maillots

Jaune (vainqueur du GP)

Steve Fisher (Canyon Bicycles)

Vert (classement aux points)

Steve Fisher (Canyon Bicycles)

À pois (GP de la montagne)

Jure Rupnik ((H&R Block)

Blanc (Meilleur jeune U23)

Jack Burke (Aevolo)

Championnat par équipe

Canyon Bicycles




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