Le Panoramique en pleine expansion

Jean-Robert Wells, président de Vélo-Chicoutimi, a fait le... (Le Progrès, Rocket Lavoie)

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Jean-Robert Wells, président de Vélo-Chicoutimi, a fait le point sur les investissements effectués dans les sentiers du boisé Le Panoramique, en plus des projets à venir en présence de Jacques Fortin, président de l'arrondissement Chicoutimi, Michel Tremblay, conseiller du secteur (#12), Charles Blanchet-Lévesque et de David Régnier-Bourque, de Cycles Devinci.

Le Progrès, Rocket Lavoie

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Avec une fréquentation annuelle grandissante et une utilisation quatre saisons, le Centre de vélo Le Panoramique sera doté d'ici l'automne, d'une première infrastructure permanente afin de mieux desservir la clientèle. Dans un premier temps, un garage sera érigé au coût de 60 000 $ sur le stationnement actuel et devrait être suivi, à moyen terme, de la construction d'un pavillon d'accueil.

En conférence de presse vendredi, le président de Vélo-Chicoutimi, Jean-Robert Wells, a indiqué que la construction d'un garage pour l'entreposage sécuritaire des divers équipements d'entretien des sentiers sera réalisée au cours des prochains mois, grâce au soutien financier de Saguenay, un partenaire de l'organisme depuis les 17 dernières années.

« Il s'agit là d'un nouvel investissement de l'ordre de 60 000 $ qui s'inscrit comme une première étape dans un projet éventuel de construction d'un pavillon d'accueil qui permettrait de répondre adéquatement aux besoins de tous les types d'usagers, et ce, à longueur d'année. L'étude-concept pour ce pavillon a été réalisée à l'automne 2016 », a souligné M. Wells en présence du président de l'arrondissement Chicoutimi, Jacques Fortin, et du conseiller municipal du secteur, Michel Tremblay. Ce dernier a d'ailleurs confirmé l'octroi de la subvention ainsi que l'aménagement du bâtiment sur un terrain appartenant à la ville.

Le processus est déjà enclenché. « On est venu sur le terrain il y a deux semaines avec le chargé de projet pour faire des relevés et déterminer le meilleur emplacement pour l'aménager », ajoute. M. Wells. Comme l'objectif est d'être fonctionnel durant les quatre saisons, le garage devra être isolé pour l'hiver et doté des facilités (eau courante et l'électricité).

« Avec la croissance de la demande que l'on a et dans une optique que l'on veut vendre le Saguenay-Lac-Saint-Jean comme une destination vélo, on ne peut accueillir les gens sans infrastructure adéquate. Les régions qui se sont dotées d'infrastructures, on sait que c'est payant », fait valoir M. Wells en citant en exemple les Sentiers du moulin, la Vallée du Bras du Nord et le Mont-Sainte-Anne.

Fréquentation en hausse

Depuis que l'organisme a pris en charge le développement des sentiers en 2000, ses dirigeants notent une croissance constante de la fréquentation, laquelle s'est accentuée avec l'engouement pour le Fatbike. « À partir des chiffres que l'on cumule depuis, on est le 2e centre plein air le plus utilisé dans la région, après le parc Rivière-du-Moulin. En moyenne, il y a environ 150 personnes qui fréquentent les sentiers sur une base quotidienne », souligne Jean-Robert Wells qui estime à hausse de fréquentation à environ 10 %.

Le Centre de vélo Le Panoramique propose 40 kilomètres de sentiers. Actuellement, l'organisme se concentre sur l'entretien, toujours avec le soutien de la municipalité. « Il n'y a pas de nouveaux ajouts, mais on a refait les plus vieux secteurs. Il y a deux ans, nous avons mis beaucoup d'efforts dans les pistes #9 et #11 pour les refaire au complet grâce à des investissements de 50 000 $, explique le président. On investit régulièrement et il faut qu'on soutienne la demande en investissant de façon régulière. On pourrait développer encore, mais plus on développe, plus il faut de l'entretien. »

Or, Vélo-Chicoutimi parvient tout juste à entretenir ses 40 km de sentiers et à embaucher 3 à 4 employés de la mi-mai au début septembre grâce au budget de 60 000 $/an consenti par l'arrondissement Chicoutimi et Ville de Saguenay. Sans l'appui de la municipalité et de partenaires, l'organisme pourrait difficilement maintenir la cadence. D'ailleurs, pour desservir la nouvelle clientèle du Fatbike, l'organisme a profité d'un don de Gendron Bicycles pour acquérir une dameuse qui trace les sentiers sur une quinzaine de kilomètres.

« Ça nous permet de faire un travail de qualité reconnu par les adeptes du Fatbike. Actuellement, tout le travail est fait par des bénévoles durant l'hiver, mais il va falloir trouver un moyen d'augmenter nos budgets pour couvrir la saison hivernale aussi », estime le président de Vélo-Chicoutimi.

Près d'un million en 17 ans

Au cours des 17 dernières années, près d'un million de dollars ont été investis par Ville de Saguenay pour l'entretien et le développement des sentiers du Centre de vélo de montagne afin de répondre à une croissance annuelle de l'ordre de 10%. Mais au fil du temps, la clientèle du centre géré par Vélo-Chicouitmi s'est diversifiée, de sorte qu'en plus des vététistes, les sentiers attirent des adeptes de la marche, de la course en sentier, de la raquette, du Fatbike et même de ski hors piste! La cohabitation de tous ces usagers a incité l'organisme à établir quelques règles afin de favoriser un partage courtois des lieux.

«C'est un terrain de jeu à usage multiple et on commence même à avoir un peu de conflits (...). L'an passé, nous avons rendu public un guide d'usage des sentiers, avec des règles (et non des règlements) d'utilisation pour favoriser un bon partage des sentiers», explique Jean-Robert Wells, président de Vélo-Chicoutimi.

«Les sentiers ont été aménagés pour le vélo de montagne, mais on ne veut pas en restreindre l'accès. On met de la signalisation incitant les gens à préconiser la courtoisie», ajoute-t-il.

Par ailleurs, il n'est plus permis de promener son chien dans les sentiers du Panoramique, une mesure qui a soulevé la grogne de bien des usagers qui profitaient des lieux pour permettre à toutou de se délier les pattes. «Ils sont interdits pour une question de sécurité. Plusieurs accidents sont survenus au fil des ans dans les sentiers qui sont très techniques. La majorité des gens qui se présentent ici détachent la laisse de leur chien dans les sentiers», explique M. Wells.

Conseiller municipal du secteur, Michel Tremblay avoue que cette décision fait son lot de mécontents. «C'est très dur à faire respecter. Je reçois beaucoup de téléphones à ce sujet», admet-il.

Enfin, les sentiers sont accessibles à longueur d'année, mais les utilisateurs sont invités à faire une pause lors du dégel printanier. «Les sentiers ne sont jamais fermés officiellement, mais officieusement, via Facebok et notre site Internet, on demande aux usagers de respecter cette période», mentionne le président de Vélo-Chicoutimi. Johanne Saint-Pierre




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