Le nawatobi mènera Félix Boivin jusqu'au Japon

Même s'il n'a pas été séduit d'emblée par... (Le Progrès, Jeannot Lévesque)

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Même s'il n'a pas été séduit d'emblée par le nawatobi (corde accro), le Baieriverain Félix Boivin s'est rapidement distingué. Il participera à nouveau à un championnat canadien en mai et fera partie de la délégation canadienne qui se rendra au Japon, en août.

Le Progrès, Jeannot Lévesque

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Doué pour les sports, Félix Boivin n'aurait jamais pensé que le nawatobi, connu ici sous l'appellation corde accro, le mènerait un jour au Japon, d'où origine cette discipline. Mais c'est pourtant la chance que vivra le Baieriverain de 14 ans, en août, alors qu'il fera partie de la délégation canadienne qui participera à l'Amicale Internationale. L'événement se déroulera du 3 au 12 août, au pays du Soleil-Levant.

De son propre aveu, Félix Boivin n'a pas eu de coup de coeur pour cette discipline lorsqu'il s'y est initié, vers l'âge de 5 ans, à l'école primaire Georges-Vanier. « À la maternelle et en première année, je n'aimais pas ça. Lors de ma première compétition, en 2e année, j'ai commencé à aimé ça un peu plus. En 3e année, je n'ai pas fait de compétition et c'est en 4e année que j'ai adoré. En 5e année, c'est là que j'ai commencé à m'entraîner chez moi », raconte le jeune sportif qui joue aussi au hockey trois fois par semaine l'hiver.

Depuis , l'étudiant de 2e secondaire à l'École secondaire des Grandes-Marées a commencé à faire de la compétition plus sérieusement. Mais ce n'est pas toujours facile. « L'an passé, j'ai failli ne pas prendre part à la compétition parce qu'il n'y avait pas de club. C'était compliqué. » Il s'est tout de même débrouillé pour se trouver un club. Il a finalement trouvé une équipe à l'école Charles-Gravel. Une persévérance payante puisqu'il a remporté la compétition provinciale dans sa catégorie l'an dernier et il a répété l'exploit cette année.

Le Saguenéen aimerait améliorer sa prestation. « Le plus difficile (au nawatobi), c'est de faire un tour de plus. Si tu fais quatre tours durant un saut, c'est très dur d'en faire cinq. Jusqu'à maintenant, ma meilleure performance, c'est cinq tours durant un saut. Le meilleur que j'ai vu en faisait sept, mais il en fait plus », explique Félix en entrevue, après une impressionnante démonstration de son savoir-faire.

Talent remarqué

Félix Boivin s'est qualifié facilement lors de l'étape régionale, puis à l'étape provinciale tenue à Brossard au début avril. Il a donc en poche son billet pour le championnat canadien qui aura lieu le samedi 13 mai, au Centre sportif d'Acton Vale. En plus d'améliorer ses performances, le fils du conseiller municipal Luc Boivin devrait rencontrer les 13 autres personnes qui effectueront le voyage au Japon organisé par Nawatobi Canada. Pour être choisi, il fallait faire les sélections.

Son talent a été remarqué et lui a valu d'être invité. Le jeune Baieriverain fera donc partie de la délégation canadienne qui se rendra dans la région nippone de Kobe dans le cadre du séjour culturel et sportif.

« Là-bas, je veux voir les Japonais en action et voir la manière qu'ils ont évolué », a indiqué celui qui devra assumer une partie des frais de son voyage.

Les Canadiens rendront ainsi la politesse aux Japonais qui étaient venus à Longueuil en 2015 dans le cadre d'une rencontre Québec-Canada/Japon au Cégep Édouard-Montpetit de Longueuil.

Également doué pour l'empilage sportif

Félix Boivin est vraiment doué pour la rapidité. Ainsi, en plus du nawatobi, le jeune Bairiverain a développé ses habiletés pour l'empilage sportif (speed stack) et il prendra part au championnat canadien qui aura lieu à Valleyfield le 16 mai.

Même si sa passion pour l'empilage sportif est relativement récente, l'étudiant de 2e secondaire à l'école des Grandes-Marées n'a pas tardé à se distinguer. L'an dernier, le fils du conseiller municipal Luc Boivin avait fini 5e dans sa catégorie à la compétition nationale. Cette année, il souhaite améliorer sa position, voire faire un podium.

« C'est mon ami Marco Boulay qui a offert de me l'apprendre il y a deux ans », raconte celui qui n'a pas mis de temps à se hisser parmi les meilleurs. « J'en faisais beaucoup (chaque jour). Maintenant, j'en fais un peu moins parce que ça ne donne rien d'en faire trop », explique celui qui s'entraîne quand même cinq fois par semaine. Fait cocasse, son ami Marco a délaissé l'empilage sportif pour se concentrer sur le basketball. Mais cela n'empêche pas Félix de vouloir continuer à progresser.

« J'aimerais franchir la barre des 5 secondes pour faire ma routine, mentionne-t-il. Je suis rendu à 6 secondes, mais je veux atteindre la barre des 5 secondes. Actuellement, le record est de quatre secondes. À cette vitesse-là, on ne voit plus passer les verres », rigole celui qui apprécie cette discipline parce qu'elle développe sa dextérité et la rapidité des réflexes.

Qu'est-ce que le nawatobi ?

Le nawatobi, sport de saut à la corde sur tremplin, s'est implanté au Québec et au Canada au début des années 1990. Au Québec, c'est la Fédération sportive Nawatobi Québec qui en fait la promotion. Les athlètes de nawatobi doivent exécuter des routines comprenant cinq habiletés différentes. Chacune de ces habiletés doit comporter quatre sauts. Une routine de nawatobi se compose donc toujours de vingt sauts. C'est le degré de difficulté de chaque habileté qui donne la valeur aux routines. Celles-ci s'exécutent soit en direction avant, soit en direction arrière. Une routine peut valoir de 12 à plus de 1000 points !

Source : Fédération sportive Natawobi Québec

• Pour voir une championne canadienne en action, tapez Marilou Cournoyer sur YouTube . Johanne Saint-Pierre




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