Des changements pour Rébecca Beaumont

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L'Almatoise Rébecca Beaumont

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La saison 2017 se déroulera sous le signe du changement pour l'Almatoise Rébecca Beaumont qui caresse de nombreux projets.

La vététiste de 26 ans quitte en effet le nid douillet du club Cyclone pour voler de ses propres ailes, mais elle garde des liens avec l'entraîneur Jude Dufour. « Je vais aussi continuer à m'entraîner avec le club lorsque je serai dans la région et je vais encore aller aux projets avec eux. Mais pour m'aider à continuer, il fallait que je parte avec Marin Bikes (qui la commandite) qui m'avait fait la même demande l'an dernier. Mais cette année, on a vraiment développé quelque chose. Marin Bikes voulait vraiment que je sois l'une de leurs athlètes », explique la jeune femme qui a maintenant en poche son diplôme en génie mécanique.

La pétillante athlète a aussi tissé des liens avec l'entreprise québécoise Peppermint Cycling, spécialisée dans la conception et la fabrication de vêtements de vélo pour les femmes.

« Habituellement, les vêtements de vélo sont faits à partir de modèles pour hommes qui sont adaptés aux femmes, mais ce n'est jamais parfait. Peppermint Cycling fait des vêtements conçus à partir de modèles féminins et leurs vêtements ne font pas trop ''fifilles'' non plus. (Les deux fondatrices) voulaient que je sois en quelque sorte leur ambassadrice », explique-t-elle à l'autre bout du fil. Cette alliance a l'avantage de lui permettre de choisir ses propres commanditaires et donc d'obtenir un soutien financier.

En prenant la décision de voler de ses propres ailes, Rébecca Beaumont s'est lancée dans la recherche d'appuis financiers depuis juillet dernier. Car même si elle est régulièrement invitée à participer aux projets de Cyclisme Canada, elle n'a pas la chance d'obtenir un brevet d'athlète. L'Almatoise a donc tenté de dénicher des commanditaires dans la région, mais la tenue des Jeux du Québec à Alma a réduit le nombre potentiel d'appuis. Mais elle a tout de même réussi à obtenir le soutien de la Voie Maltée qui s'inscrit parmi ses principaux commanditaires avec Marin Bikes, Peppermint cycling, SR Suntour et Stan's Notube. « Je suis vraiment contente d'être avec eux. J'ai l'avantage de pouvoir choisir les commanditaires et les compagnies que je veux représenter. »

L'Almatoise avoue qu'elle ne s'attendait pas à ce que sa démarche pour prendre son envol soit si compliquée, même si elle était rendue à cette étape dans son cheminement. « Ça m'a vraiment demandé beaucoup d'énergie cet hiver. Je ne m'attendais pas à ça. Ça m'a donné beaucoup de stress aussi. Juste m'affilier auprès de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC), c'était compliqué. Il fallait que ce soit un organisme sans but lucratif (OSBL). C'était de l'ouvrage de tout gérer cela et de créer une image de marque, mais bon, j'ai appris », a-t-elle conclu en riant.

Les yeux tournés vers les Jeux de 2020

Rébecca Beaumont a toujours les Jeux olympiques de 2020 dans sa mire. Et c'est justement pour réaliser son objectif qu'elle investit temps, énergie et argent dans ses projets.

En plus de mener de front sa quête de commandites, l'athlète de 25 ans a travaillé tout l'hiver pour amasser des sous, mais aussi pour rembourser les frais de la saison de l'an dernier. Une jolie facture de 30 000 $ sur un budget de 50 000 $.

«Bien que 2016 fût l'une de mes meilleures années, il y a un prix qui s'y rattache. Contrairement à ce que l'on peut croire, être un athlète de niveau international n'engraisse pas le porte-monnaie. Au contraire! Courir le calendrier des Coupes du monde, bien qu'offrant beaucoup d'expérience, c'est très dispendieux!», écrit-elle sur son blogue.

Pour la présente saison, elle choisira donc davantage ses compétitions. 

«L'équipe nationale, c'est beau; ils nous proposent d'aller en Coupe du monde, mais ça ne me donne pas plus d'argent. Cette année, je vais faire moins de Coupes du monde, d'autant plus que ce n'est pas une année olympique.»

Elle ne prendra pas part non plus aux Championnats du monde qui se tiendront en Australie.

«Je vais aller aux étapes de Coupe Canada de Tremblant et Baie-Saint-Paul où je risque de gagner des bourses si je gagne et ce sera moins de frais. Cette année, ce sera vraiment plus une année stratégique», fait valoir celle qui axera une partie de ses efforts à augmenter sa visibilité, un aspect important pour un athlète de pointe.

Déjà, l'Almatoise a posé un premier jalon en ce sens puisque depuis dimanche dernier, elle séjourne en Californie, à Marin County, où elle accompagne les deux gagnantes du concours tenu par son commanditaire Marin Bikes. En plus de les initier au vélo de montagne. Rébecca en profitera pour se familiariser avec sa nouvelle monture, un RiftZone Pro à double suspension.

La jeune femme a aussi inscrit à son programme une participation à la Sea Otter Classic à Monterey, en Californie, une course relevée qui donne le coup d'envoi à la saison. Puis, elle prendra la route de l'Arizona où elle a loué une maison et une voiture à Prescott. Elle a invité d'autres athlètes à se joindre à elle et c'est ainsi qu'ils seront huit Canadiens, dont les deux athlètes de la région, Anne-Julie Tremblay et Noémie Tremblay, «à cohabiter et à s'entraider pour parcourir les sentiers de la première étape des populaires Epic Series, soit la Whiskey Off-Road.

Son séjour se terminera Sedona avec les deux autres porte-couleurs du club Cyclone «dans ce paysage légendaire, le rêve de tout cycliste de montagne qui se respecte», avant de rentrer au pays pour la nouvelle saison.

Programme de mentorat

Parmi les projets qui lui tiennent à coeur, Rébecca Beaumont aimerait bien instaurer un programme de mentorat pour soutenir les athlètes dans les transitions qui jalonnent une carrière en sport élite.  

«J'ai commencé des démarches pour créer (un programme) de bourses et de soutien pour les athlètes qui rentrent au collège et à l'université. J'aimerais rencontrer les athlètes pour connaître leur réalité et mettre en place un programme de mentorat qui offrir pas juste de l'argent, mais aussi des ressources. Parce que lorsqu'on part à l'université, il faut changer de club, d'entraîneur, etc., explique-t-elle. J'aimerais faire un programme pour les aider à gérer les changements. Car à l'école, ils ne nous enseignent pas à gérer les changements, et pourtant, ce n'est que cela qu'on vit, les changements.» 

L'Almatoise a même fait part de son projet à la cycliste almatoise Audrey Lemieux qui s'est montrée ouverte à l'idée d'agir comme mentor et de partager son expérience avec la relève montante. 

Enfin, Rébecca Beaumont planche sur un projet en collaboration avec son commanditaire, la Voie Maltée, qui s'adresse à une clientèle féminine. Elle souhaite organiser une journée d'initiation au vélo pour les débutantes à plus avancée sur le site du Boisée panoramique. L'activité serait couronnée par un 5 à 7 dans une ambiance bon enfant où les participantes pourraient découvrir la collection de vêtements de Peppermint Cycling.

Les personnes qui désirent en savoir plus ou qui souhaitent appuyer la jeune femme dans ses projets peuvent la contacter à reb.beaumont@hotmail.com ou http://reb-beaumont.blogspot.com.




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