Antoine Duchesne finit sa course à l'hôpital

« La roue de la chance n'a pas encore... (Photo tirée de Facebook)

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« La roue de la chance n'a pas encore tourné, (même si) les jambes, la force et motivation étaient enfin revenues. Malheureusement, lors de mon retour de crevaison, une voiture de DS ne m'a pas vu et m'a bloqué le chemin avant le virage. Aucune option pour l'éviter ; j'ai fini dans le pare-brise et enroulé autour d'un poteau », a écrit Antoine Duchesne sur Facebook, photo à l'appui.

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Dur, dur le métier de cycliste professionnel. Et le cycliste natif de Chicoutimi, Antoine Duchesne, en a encore eu la preuve dimanche, dans le cadre de la mythique course Paris-Roubaix, lui qui a été victime d'une chute spectaculaire qui l'a envoyé à l'hôpital.

Le « caribou » de l'équipe Direct Énergie a en effet été malchanceux lors de la 115e édition du prestigieux événement du circuit du World Tour masculin, lequel n'est pas surnommé « l'enfer du Nord » pour rien. Outre Duchesne, plusieurs chutes se sont produites durant la classique, et deux des coéquipiers du Chicoutimien ont aussi abouti à l'hôpital. 

« J'ai fait une crevaison au secteur 22. Je venais de rejoindre le premier groupe et j'étais la deuxième auto derrière le peloton. Il y a une voiture d'équipe qui a remonté et essayé de rentrer même si c'était serré dans la ligne de voitures. Elle n'a pas fait attention et ne m'a pas vu. Ç'a freiné devant, je n'ai pas eu d'espace et je suis rentré dedans à 50 km/h. J'ai essayé de l'éviter, mais j'ai été projeté dans l'aile gauche et j'ai fini en explosant dans le ''cutter'', le ventre enroulé dans un poteau. Je suis ouvert de partout. Je vais avoir besoin d'une dizaine de points de suture sur le bras droit, j'ai ouvert ma lèvre, j'ai le dos, les deux coudes et les deux genoux tout arrachés et probablement une côte de cassée », a expliqué Duchesne en route vers l'hôpital dans une entrevue avec Sportcom.

Cette course de 257 kilomètres comprenait 55 kilomètres de pavés divisés en 29 sections. « Il y a eu beaucoup de chutes, c'était très rapide. Avec tout le beau temps qu'il y a eu, les secteurs étaient très sablonneux. La chaussée n'est peut-être pas mouillée, mais le sable ça glisse presque autant. Les gens oublient qu'il faut freiner à certains endroits », a ajouté l'athlète originaire du Saguenay.

Première pour Van Avermaet

Le Belge Greg Van Avermaet (BMC) a remporté sa première victoire en carrière dans un monument classique. Il a gagné la course au sprint devant le Tchèque Zdenek Stybar (Quick-Step Floors) et le Néerlandais Sebastian Langeveld (Cannondale-Drapac). Quatre coureurs ont terminé dans le même temps que le représentant de la Belgique.

Pour ce qui est des autres coéquipiers de Duchesne, les Français Adrien Petit (9e) et Sylvain Chavanel (19e) ont fini à 12 secondes du vainqueur dans un groupe de 15 cyclistes. Avec environ 190 kilomètres à faire, Petit s'est arrêté en bordure de la route puisqu'un sac de plastique s'était pris dans son dérailleur. De son côté, Chavanel a attaqué dans la section 18 avec 89 kilomètres à parcourir.

« Nous avons eu un super résultat d'équipe, mais pas de chance. Nous sommes quatre à avoir été pris dans des grosses chutes et deux sont déjà à l'hôpital, a ajouté le cycliste de 25 ans. Nous avons réussi à bien travailler pour Adrien et Sylvain, qui ont fait une super course. C'est génial, nous avons été de l'avant. »

Duchesne est maintenant prêt à tourner la page sur un hiver rempli de malchances et de maladies. Il compte maintenant prendre trois semaines de repos pour recharger le corps et l'esprit.

« Je sentais que j'avais vraiment de la force dans les 150 bornes que j'ai faites. Mes bonnes sensations étaient revenues, donc j'étais super motivé et j'avais le couteau entre les dents. Pour l'Amstel Gold Race [aux Pays-Bas dimanche prochain], le médecin m'a dit de ne pas le faire. On verra à la fin de la semaine. Nous sommes assez masochistes les cyclistes. Le corps a très mal et mentalement, c'est toujours difficile de retomber comme ça. Quand il y a de l'ambition, c'est de grosses montagnes russes d'émotions qui ne sont vraiment pas faciles. Il faut être très fort pour refaire surface. »

Pour Hugo Houle (AG2R La Mondiale), l'autre Québécois sur les rangs, il a conclu en 63e place du Paris-Roubaix dans un peloton de 35 hommes à 9 minutes 41 secondes du gagnant.




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