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Une Chicoutimienne au Championnat mondial de hockey sur glace des sourds

Sophie Gagnon manifeste sa joie après que son... (Courtoisie)

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Sophie Gagnon manifeste sa joie après que son équipe, les Stingers de Concordia, ait éliminé les Carabins de Montréal en demi-finale. Concordia a ainsi obtenu son billet pour les Championnats canadiens tenus en Ontario, pour une première fois en 12 ans,  précise-t-elle.

Courtoisie

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Sophie Gagnon vivra des instants mémorables en plus de contribuer à écrire une page d'histoire du hockey féminin, puisque la hockeyeuse de Chicoutimi participera à la première édition du volet féminin du Championnat mondial de hockey sur glace des sourds, à Buffalo, du 21 au 23 avril.

Celle qui évolue à l'aile gauche pour les Stingers de l'Université Concordia fera en effet partie de l'équipe qui défendra l'honneur du Canada à ces mondiaux. « Je suis vraiment heureuse et excitée. Je prends l'avion le 20 avril, après mon examen, exprime-t-elle, enthousiaste. Moi, je veux juste avoir du fun et rencontrer du monde. J'ai toujours vu ma surdité comme une faiblesse et aujourd'hui, je me rends compte que ça devient comme une force parce que j'ai la chance de partir pour représenter mon pays ! »

Pour l'athlète de 22 ans, c'est un rêve qui se réalise. « C'est vraiment tripant ! Ç'a toujours été un rêve de jeunesse d'un jour porter le chandail d'Équipe Canada. Mais plus tu grandis, plus tu réalises que ce n'est pas facile. Alors je me dis : ''Vis ton rêve ! '' Ce n'est pas le chandail qui va me permettre de jouer aux côtés de Marie-Philip Poulin, mais c'est quand même le chandail d'Équipe Canada », fait valoir la jeune femme, consciente que c'est une chance que bien d'autres n'auront jamais.

Découverte

La surdité de Sophie Gagnon ne l'a jamais empêché de progresser dans le sport qu'elle pratique avec passion depuis l'âge de six ans. Mais cette fois-ci, elle s'attend à être un peu déstabilisée. « Ça va être la première fois que je vais jouer avec d'autres filles malentendantes et j'ai vraiment hâte de voir. Je ne sais pas si elles fonctionnent avec des signes. Moi, dans mon sport, je suis habituée de vivre dans un monde entendant. Je ne parle pas le langage signé, car je n'en avais pas besoin et j'étais capable de me débrouiller sans. Je connais quelques mots, mais je regrette de ne pas l'avoir appris », avoue celle qui ne connaît pas non plus le calibre de jeu.

Et ce n'est pas avant le début du tournoi qu'elle connaîtra ses coéquipières. Tout ce qu'elle en sait, c'est qu'elles proviennent majoritairement de l'Ontario et qu'il n'y a qu'une autre Québécoise dans l'équipe, Chantal Guèvremont de Sorel, qui joue en défensive. « La première pratique que nous aurons aura lieu le 21 avril au matin. On va s'entraîner une fois et après, on va embarquer sur la glace. »

C'est Audrey Beauchamp, de l'Association sportive des sourds du Québec (ASSQ), qui lui a envoyé le formulaire d'inscription. « Il était supposé y avoir un camp de sélection, mais finalement deux-trois mois plus tard, j'ai eu une réponse comme quoi je faisais partie de l'équipe. L'entraîneur-chef, Shane Chabassol, m'a contacté et nous a transmis les informations pour se rendre à Buffalo », mentionne-t-elle.




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