500 skieurs et raquetteurs à l'assaut du mont Valin

  • Le Tour du mont Valin est en croissance, comme le confirme le nombre de participants. (Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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    Le Tour du mont Valin est en croissance, comme le confirme le nombre de participants.

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  • Pierre Lavoie et Claude Dalcourt entourent le gagnant du 45km style libre, Vincent Ruel. Lavoie et Dalcourt ont terminé à égalité au 45km classique. (Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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    Pierre Lavoie et Claude Dalcourt entourent le gagnant du 45km style libre, Vincent Ruel. Lavoie et Dalcourt ont terminé à égalité au 45km classique.

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  • Âgé de 73 ans, Bernard Carré a complété l'épreuve du 45 km. (Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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    Âgé de 73 ans, Bernard Carré a complété l'épreuve du 45 km.

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  • Stéphanie Collard a remporté l'épreuve pour la troisième fois en style libre. (Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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    Stéphanie Collard a remporté l'épreuve pour la troisième fois en style libre.

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  • La sympathique Lynda Gingras a terminé au deuxième rang du classement général au 19 km en raquettes. (Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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    La sympathique Lynda Gingras a terminé au deuxième rang du classement général au 19 km en raquettes.

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  • Petits et grands ont participé au Tour du mont Valin. (Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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    Petits et grands ont participé au Tour du mont Valin.

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  • L'Olympien Raphaël Gagné a terminé troisième. (Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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    L'Olympien Raphaël Gagné a terminé troisième.

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En attente d'une opération à un genou, Vincent Ruel a néanmoins réussi à remporter le 45 km style libre du Tour du mont Valin, samedi. Ruel est un habitué : il s'agit de sa sixième victoire consécutive de l'épreuve.

« J'ai passé les derniers jours à la Coupe du monde de ski de fond à Québec, à regarder les meilleurs. Je suppose que ça m'a inspiré. Les gars étaient forts aujourd'hui (samedi), mais ma force c'est le sprint et j'ai poussé le plus que je le pouvais à la fin. J'avoue, ce Tour-là, j'ai eu peur de le perdre. »

Le fondeur originaire de Québec estime que c'est l'expérience qui a joué en sa faveur. Il espère maintenant battre le record de Steve Cyr, qui a remporté le Tour huit fois. « Je voudrais essayer le Tour en classique. Cette année, avant cette course, mes meilleures courses ont toutes été en classique. Il y a quelques années, j'étais un sprinter et quand j'ai participé à mon premier Tour, j'ai regardé aller Steve Cyr et je me suis dit que je ne serais jamais capable de gagner ça ! » Il a complété le 45 km en 2 h 17min44s. André Tremblay et Raphael Gagné l'ont suivi, 14 secondes derrière.

Raphael Gagné en était à sa première participation au Tour. Bien connu dans le monde du vélo de montagne (il a participé aux derniers Jeux olympiques de Rio), Gagné excelle également en ski de fond. « Ça fait 12 ou 15 ans que mon entraîneur, Michel Leblanc, me dit que je doit participer au Tour du mont Valin. J'arrive du camp de l'équipe nationale, avec votre protégé, Léandre Bouchard, et j'avais le temps de venir donc c'était parfait. » Après avoir complété son 45 km, Gagné a continué pendant une heure à faire du ski, question de faire « plus de volume », explique-t-il.

Pierre Lavoie

Pierre Lavoie a encore une fois impressionné la foule. À 53 ans, il a terminé premier, en compagnie de Claude Dalcourt, de Chicoutimi, au 45 km classique. Ils ont complété l'épreuve en 2 h 38min4s. « On a fait un ''deal'' de fondeurs ''gentlemen''. Il avait réussi à me prendre du temps dans le Bras-de-l'Enfer, mais je l'ai remonté. On voyait que nous n'étions pas capables de nous défaire de l'autre ensuite. Il m'a demandé si je voulais que l'on termine en même temps. Pour moi, à mon âge, de réussir à tenir le rythme des jeunes, c'est déjà super. »

Claude Dalcourt était lui aussi très content de sa performance. L'an dernier, il avait remporté l'épreuve. « On a été sages. Ça donnerait quoi de finir dix secondes devant l'autre ? Il n'y a pas de bourse et ce ne sont pas les Jeux olympiques. »

Collard, pour la 3e fois

Ariane Carrier a remporté le 45 km classique chez les dames, avec un temps de 3 h 01min33s. Stéphanie Collard a triomphé, pour la troisième année de suite, en style libre. Elle a complété l'épreuve en 2 h 47min, soit dix minutes devant sa plus proche poursuivante.

« C'est l'expérience qui a fait la différence, parce qu'il y a une autre concurrente qui a été en avant longtemps. J'ai par contre trouvé le moyen de gagner. J'ai déjà plus souffert. Le temps était tellement beau. Il ne faisait pas froid et il n'y avait pas de vent. »

Lynda Gingras termine au 2e rang du classement général

L'énergique Lynda Gingras a conclu le 19 kilomètres de raquettes en 2 h 11min01s, ce qui lui a valu le premier rang chez les dames, mais surtout le deuxième au classement général.

« Je suis encore plus contente d'avoir fini deuxième au classement général que d'avoir terminé première chez les femmes. C'est le fun de finir devant les gars. »

Lynda Gingras a gagné la course des Pichous, la semaine dernière.

« L'an passé, j'ai gagné le 12 km du Tour. Je trouvais que la distance de 19km était intéressante. Le paysage était tellement beau. C'était M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E ! En haut, on a marché un peu et les arbres étaient glacés, translucides. On aurait dit un film. »

Jonathan Noël a terminé devant Gingras, avec un temps de 2 h 04min10s

45 km à 73 ans...avec un seul bâton!

Il a 73 ans. Samedi, il a complété le 45km classique, ce qui relève déjà de l'exploit. Sauf qu'en plus, Bernard Carré l'a fait... avec un seul bâton!

Le fondeur originaire de Saint-Raphaël-de-Bellechasse vient tout juste de venir à bout d'une pneumonie, pour ajouter à la prouesse. «À trois kilomètres de la fin, on devait enlever nos skis et mes deux pieds sont partis. Mon bâton s'est brisé. J'ai aussi brisé ma fixation. J'ai fini en courant les 300 derniers mètres parce que je n'avais plus de ski!» Il a terminé l'épreuve en 3h54min33s.

Ce n'est pas la première fois que Bernard Carré complète le Tour avec un seul bâton. En 2004, il avait un bras cassé. «J'étais en style patin. À chaque relais, les gens me disaient ''Ben voyons, tu as seulement un bâton? Tu l'as cassé?'' Mais non, c'est le bras que j'avais cassé. Je voulais absolument participer. Ça fait une vingtaine de fois que je participe au Tour. Je viens avec mes amis. Je vais continuer aussi longtemps que je peux.»

Un événement en croissance

Le Tour du mont Valin est en croissance, comme le confirme le nombre de participants. La croissance aura toutefois été un peu moins rapide que l'espéraient les organisateurs il y a deux ans.

Lorsque Saguenay Événements a pris les rênes du Tour, en 2015, son président Éric Larouche affirmait que l'objectif était d'atteindre 1000 participants en 2017. Samedi, ils étaient environ 500.

« C'est une très grosse machine, explique la directrice générale, Lucie Maltais. On travaille huit mois par année. Il y a 120 bénévoles. On est sur une pente ascendante et un jour nous aurons 1000 inscriptions. On s'en vient vers ça, mais moins rapidement qu'on l'aurait voulu il y a deux ans. Nous sommes par contre sur la bonne voie. »

L'an prochain, l'objectif de 600 est réaliste, selon Mme Maltais. « Cette année nous nous sommes attardés à améliorer les infrastructures. On s'est peut-être moins attardés au nombre de participants. On avait un plus grand chapiteau. On essaie de s'améliorer chaque année. »

Le beau temps de samedi, avec le soleil qui plombait sur le mont Valin, n'a pas qu'encouragé les participants et leur famille à être de bonne humeur. À l'arrivée, la foule était comblée. Mains nues, les athlètes pouvaient profiter de cette belle journée. « Les gens sont super contents. Nous avons bien travaillé les pistes. Nous le faisons toujours, mais en plus il n'a pas neigé de la nuit de vendredi à samedi, donc les pistes étaient parfaites », explique Mme Maltais.




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