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Mahikan Race: Elliott Doyle a le dessus dans l'épreuve Fat Eliminator

Elliott Doyle et Samuel Tremblay se sont livrés... (Photo Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens)

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Elliott Doyle et Samuel Tremblay se sont livrés une chaude lutte en finale de l'épreuve Fat Eliminator. Doyle a finalement réussi à se détacher dans les derniers mètres.

Photo Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens

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Dans une ambiance festive, Elliott Doyle a mis sa puissance à profit, samedi, lors de la première journée de la Mahikan Race. L'Almatois a remporté les grands honneurs de la Fat Eliminator, devançant son beau-frère et champion en titre de l'an dernier, Samuel Tremblay.

Doyle, bien connu pour ses talents sur un vélo de route, en a surpris quelques-uns en affichant une belle aisance sur un fatbike. Il a damé le pion à tous les autres concurrents qui se spécialisent en vélo de montagne au cours de la saison estivale. Victor Verreault a complété le podium 100 pour cent régional, tandis que l'Italien Manuel Torado a terminé le quatrième. N'eût été une chute impliquant Verreault et Torado dès le départ, les amateurs auraient eu droit à une finale explosive pour cette course de sprints par élimination. Elliott Doyle et Samuel Tremblay se sont talonnés pendant la totalité des deux tours sur la piste de 450 mètres aménagés au centre-ville de Roberval.

Est-ce que le champion du jour s'attendait à remporter les grands honneurs? «Pas du tout, a lancé Doyle, toujours sympathique en entrevue. J'étais content parce que le parcours n'était pas trop technique. Il a fallu que je m'ajuste avec les virages, mais en finale, j'étais plus à l'aise sur mon vélo et j'ai réussi à trouver les bons tracés. Je savais que si je poussais la machine au maximum, je serais capable de gagner l'épreuve.»

Celui qui est propriétaire d'un fatbike depuis l'automne a inséré la pratique de ce sport émergent dans son programme d'entraînement. L'étudiant en pharmacie à l'Université Laval ne se présentait pas à Roberval pour simplement contempler le lac Saint-Jean givré.

«J'y accordais une certaine importance puisque j'ai des examens à l'école la semaine prochaine et j'ai décidé de prendre de mon temps pour venir ici, au lieu d'étudier, a mis en contexte Elliott Doyle, ajoutant que le fatbike lui permettait d'améliorer son endurance. Je me suis dit qu'en venant ici, j'allais donner mon maximum et c'est ce que j'ai fait.»

Cette victoire offre la possibilité à Doyle de participer à la grande finale de la Mahikan Race, à Alassio en Italie. La différence avec Roberval? La course se déroulera sur le sable, en bordure de la mer Ligure. 

Un sport rassembleur

De son côté, Samuel Tremblay ne pouvait que concéder la victoire à son bon ami. Il a d'ailleurs souligné la grande qualité des participants présents à Roberval.

«C'est tellement un bel événement donc je me devais d'être là, a réagi l'Almatois de 23 ans. Je me suis surpris moi-même de me qualifier jusqu'en finale et Elliott était juste trop fort, je ne pouvais pas rivaliser avec lui. La vague de la finale était d'ailleurs très relevée. On vient pour s'amuser, c'est un sport rassembleur qui réunit autant des cyclistes sur route que des spécialistes en vélo de montagne. C'est une discipline qu'on ne connaît pas beaucoup donc on est tous un peu déstabilisés, mais finalement, le plus fort à la pédale l'emporte. C'est sûr qu'une fois le départ donné, on a le couteau entre les dents et chacun donne son maximum.»

Chez les femmes, Anne-Julie Tremblay a rempli sa mission en venant à bout de sa seule adversaire, l'Italienne Serena Tasca. Les deux jeunes femmes pourraient de nouveau en découdre cet été en vélo de montagne puisque les deux évoluent chez les moins de 23 ans. Tasca a un titre de championne nationale de cross-country derrière la cravate, acquis en 2015.

«Je me mesurais quand même à une championne nationale d'Italie, a pointé la représentante du club Cyclone d'Alma, championne canadienne en Eliminator en juillet dernier, à Baie-Saint-Paul. Le fatbike me permet de rester stimulée durant l'hiver étant donné qu'on ne peut pas rouler toute l'année en vélo de montagne. Ça me permet de m'entraîner et des courses comme la Mahikan Race sont toujours motivantes. Ça fait un bon entraînement de volume, ce qui est moins plaisant sur un vélo stationnaire.»

Un promoteur sous le charme

Promoteur de la Mahikan Race à travers le monde, Marco Camilloni est tombé en amour avec Roberval. En plus d'implanter un volet québécois du circuit dans la ville du maire Guy Larouche, il y possède une résidence secondaire. À l'entendre parler, l'étape jeannoise de la Mahikan Race est là pour rester. M. Camilloni passe environ trois mois par année au Québec. 

Toute la fin de semaine, il aide à la production d'une émission qui va être diffusée dans sept pays européens, en plus d'une rediffusion sur les ondes de RDS 2 en mars. À n'en pas douter, Roberval est sur la carte du monde du fatbike. «Les Québécois disent que je suis fou de venir ici, mais j'aime beaucoup votre pays, a exprimé M. Camilloni. J'ai découvert des paysages fantastiques et c'est pour cette raison que la course a lieu a cette période de l'année. Il y avait une étape de la Mahikan Race à Bromont l'an dernier, mais on a décidé de se concentrer sur Roberval pour une question logistique. À l'avenir, on veut implanter un circuit de quatre ou cinq courses de la Mahikan au Québec.

Selon l'Italien, le Québec est le plus gros marché au monde pour le fatbike.

«C'est un bon succès, s'est réjoui Marco Camilloni, qui compte sur la collaboration de Serge Simard, président du comité organisateur régional, en plus du club Cyclone d'Alma, impliqué dans l'organisation. Ce qui me tient à coeur, c'est la participation des clubs et de leurs jeunes. Il y a de très beaux espoirs ici comme William Maltais-Pilote et Victor Verreault, en plus du grand sprinteur Elliott Doyle.»

Dimanche, l'épreuve du cross-country est à l'horaire. La Fat Cross se tient dans le rang 4 à Roberval et les inscriptions débutent sur le coup de 8h.

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