La relance de Francis Paré

Francis Paré a retrouvé le sourire à Zagreb.... (Archives Le Quotidien)

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Francis Paré a retrouvé le sourire à Zagreb. L'ancien des Sags participera au match des étoiles de la KHL, en fin de semaine, avant d'entamer un nouveau défi, à Genève, en Suisse.

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Après une longue traversée du désert, l'attaquant Francis Paré a retrouvé son aplomb dans la Ligue continentale russe. À point tel que l'ancien des Saguenéens et des Cataractes de Shawinigan participera au match des étoiles en fin de semaine, à Oufa, avec des vedettes comme Pavel Datsyuk et Ilya Kovalchuk.

«Je ne dis pas que je suis dans la même catégorie que Pavel Datsyuk et ces gars-là, mais pour une fin de semaine, je vais pouvoir porter le même gilet qu'eux», de raconter fièrement Francis Paré qui profitera du moment... tout en essayant de faire signer son chandail!

Après sa pire saison offensive en 2015-2016, c'est tout le contraire présentement pour Francis Paré qui affiche une récolte de 30 points en 49 rencontres à Zagreb, malgré un lent départ, de son propre aveu. «Un peu comme à Chicoutimi où ça m'avait pris sept matchs pour me mettre en marche.

L'entraîneur (Gordie Dwyer) a été patient et m'a donné ma chance. Quand ç'a commencé à rentrer, depuis, ça n'a pas arrêté. Quand je suis sur la patinoire, je me sens dominant et ça paraît avec mes statistiques», de faire valoir le natif de Lemoyne, en banlieue de Montréal lors d'une longue entrevue mardi soir après un match, une victoire, lors d'un appel vocal via Facebook.

«Depuis les Saguenéens, je n'ai pas vécu une année comme ça où quand j'embarque sur la patinoire, je sais que je peux faire une différence et ce que je peux faire avec la rondelle. Sans faire des montées d'un bout à l'autre, quand je me présente, je suis conscient que j'ai de très bonnes chances de faire gagner mon équipe», d'exprimer Francis Paré qui avait marqué 54 fois avec les Sags en 2007-2008.

Une seule offre

Le Medvescak de Zagreb a été le seul club de la KHL à lui offrir un contrat pendant la période estivale. Malgré la beauté de la ville, l'organisation n'est pas une destination de choix pour les joueurs avec des difficultés à payer les salaires et en retard, accompagné de longs voyages d'une dizaine de jours. «Je vais être reconnaissant pour le restant de ma vie de m'avoir donné cette chance-là», signale-t-il, précisant avoir reçu de meilleures offres en Autriche, en Allemagne et en Finlande, mais sentait qu'il devait accepter l'offre à Zagreb.

«J'ai dû piler sur mon orgueil, quelque chose de rare. Ce n'était pas mon premier choix. J'avais tellement un goût amer dans la bouche par rapport à comment ça s'était terminé la saison dernière.

Je devais me prouver à moi-même que j'avais encore ma place dans la ligue», d'indiquer Francis Paré qui a connu un dur lendemain de veille après être devenu le premier Québécois à soulever la Coupe Gagarine, au printemps 2014 avec le Metallurg de Magnitogorsk.

Échangé la saison suivante à Chelyabinsk, il pensait se relancer à sa troisième destination dans la KHL, le Slovan de Bratislava, mais c'est plutôt le contraire qui s'est produit. «Il fallait que je sorte de là. Quand tu es dans les estrades, tu n'avances pas. Je me disais qu'à 28-29 ans, t'es dans le meilleur de ta carrière et je ne voulais pas vivre ce moment dans les estrades», de relater Paré qui a finalement retrouvé sa touche et le goût de jouer à Turku, en Finlande, où il avait débuté en 2014.

«J'ai pris un coup personnellement sur l'orgueil, mais je suis revenu encore plus fort», d'afficher Paré qui pensait bien que c'était terminé pour lui dans la KHL.

«Que tu portes n'importe quel uniforme, tu veux bien faire. Si c'était de moi, dans le meilleur des mondes, je serais encore à Magnitogorsk à marquer trois buts par match. Des fois, même si tu te présentes avec la meilleure attitude, ça ne marche pas. C'est tellement frustrant. Tu fais la même routine à tous les matchs. Un soir, tu vas marquer et le lendemain, tu vas être le pire joueur sur la patinoire. La vie des fois t'envoie dans une certaine direction pour un but», fait-il valoir.

«J'aime me donner des buts. Dans ce temps, tu travailles tous les jours pour l'atteindre.

Évidemment, le match des étoiles était loin de mon idée en début d'année. C'est du bonus. Je suis vraiment content et fier de ce que j'ai accompli. J'ai tellement hâte de le vivre que j'en ai de la misère à dormir», d'avouer Francis Paré.

Direction Genève, dans la Ligue élite suisse

Le match des étoiles sera le dernier de Francis Paré dans la Ligue continentale russe. La semaine prochaine, il prendra la direction de la Suisse pour conclure la saison dans la Ligue élite avec la formation de Genève.

Pour Francis Paré, il s'agit d'une excellente nouvelle. Dans le fond du classement de la KHL, la formation de Zagreb tente de se départir des gros contrats et en pleine course aux séries, les dirigeants de Genève ont racheté son contrat.

«La KHL, c'est génial. La Suisse, n'importe quel joueur qui vient en Europe, c'est le but premier. J'en parle depuis 5-6 ans. De pouvoir le vivre, j'ai bien hâte et dans une ville française en plus. Ce sera exceptionnel pour ma famille et moi», d'insister Francis Paré, admettant que la situation à Zagreb est pour le moins spéciale. Il a d'ailleurs dit non à quelques offres pour demeurer en Russie.

Son embauche à Genève survient quelques semaines après sa participation à la Coupe Spengler, à Davos, en Suisse, où il a remporté l'or avec la formation canadienne, ce qui lui a permis de se faire connaître.

«Mon but premier n'était pas de déménager la famille. Avec un enfant de quatre mois, tu ne veux pas trop te promener dans les aéroports. C'est tellement une belle situation. Ma femme m'encourage et est derrière moi. Ce sera une belle expérience pour tout le monde», estime Francis Paré, content de se retrouver avec une équipe de haut de classement.

«Maintenant, c'est juste un sprint pour montrer que je mérite un contrat l'an prochain», annonce-t-il, précisant que le hockey est différent en Suisse par rapport à la Russie, avec des systèmes de jeu plus élaborés.

Avec sa femme

Francis Paré n'est pas seul dans son aventure européenne et russe. Sa femme, Daisy, le suit depuis de nombreuses années et a donné naissance au premier enfant du couple, Rose, en début de saison. «Quand je sors de l'aréna, ma femme me fait oublier complètement ce qui se passe. Même dans mes moments les plus joyeux, comme quand on a gagné la coupe, ou quand j'ai frappé le mur, elle m'a traité comme la même personne. C'est ça l'essentiel. Ça veut dire beaucoup. Ce n'est pas pour rien que je l'ai mariée», d'insister Francis Paré.

Pointes de plume

• Le repêchage de la Ligue nationale de hockey ne s'annonce pas très glorieux pour la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Seulement 28 joueurs se retrouvent sur la première liste de la Centrale de recrutement publiée mercredi matin. La Ligue de l'Ontario en compte 68 tandis que 57 proviennent de la Ligue de l'Ouest sur le document de 217 joueurs et 31 gardiens. L'attaquant suisse des Mooseheads d'Halifax Nico Hischier se retrouve au 2e échelon en Amérique du Nord, tout juste derrière un autre attaquant, Nolan Patrick, des Wheat Kings de Brandon. Chez les gardiens, Alex D'Orio, des Sea Dogs de Saint-Jean, pointe au 8e rang. Les deux joueurs eligibles des Sags, le défenseur Keenan MacIsaac et l'attaquant Vincent Lapalme, n'ont pas été répertoriés...

• Comme prévu, German Rubtsov fera ses débuts très attendus jeudi soir, lors de la première de trois rencontres en trois soirs dans les Maritimes, à Halifax. Il complètera un trio avec Nicolas Roy et Joey Ratelle. L'attaquant russe, inactif depuis deux semaines à la suite d'une blessure subie au Championnat mondial junior, a chaussé les patins tous les jours depuis lundi et le fera de nouveau jeudi, lors de l'entraînement matinal. «On va lui donner des minutes de qualité avec de bons joueurs et le placer dans des situations où il pourra s'adapter. C'est un bon joueur et je ne suis pas inquiet qu'il pourra contribuer à sa manière. Il faut toutefois être patient et lui donner du temps», de noter l'entraîneur-chef Yanick Jean...

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