Pas de hockey collégial à Chicoutimi

L'aréna de l'UQAC.... (Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

Agrandir

L'aréna de l'UQAC.

Archives Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Serge Émond
Le Quotidien

Les démarches effectuées par le Cégep de Chicoutimi dans le but d'obtenir une franchise au sein du circuit provincial de hockey collégial à compter de la saison 2018-2019 n'ont pas donné les résultats espérés. La réponse est tombée mardi, la demande chicoutimienne a été refusée par le Réseau du sport étudiant du Québec.

Le comité mis en place par le RSEQ a principalement appuyé sa décision sur le bassin de joueurs présentement disponible à Saguenay. Selon lui, il n'est pas assez important pour permettre l'arrivée d'une nouvelle équipe.

«Nous sommes très déçus, reconnaît Éric Émond, directeur des affaires corporatives et des communications au Cégep de Chicoutimi. Nous avions un très bon dossier. Leur décision est basée sur une question de bassin de joueurs. De notre côté, nous demeurons convaincus qu'il y a un nombre significatif de jeunes du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui arrêtent de jouer au hockey et qui auraient envisagé la possibilité de jouer au hockey collégial si Chicoutimi s'était joint à la ligue.

«Nous sommes aussi convaincus que nous avions structuré notre projet afin qu'il soit viable autant sur le plan des effectifs qu'au plan financier.»

En préparant leur demande officielle, les responsables du Cégep de Chicoutimi avaient évalué le budget annuel nécessaire au bon fonctionnement d'une équipe de hockey à 180 000$. En chemin, ils avaient eu l'idée de former une corporation indépendante composée de gens d'affaires pour encadrer l'équipe. La contribution annuelle des partenaires recrutés aurait été de 80 000$.

Les responsables de la demande chicoutimienne avaient également déniché des partenaires sur la scène sportive, notamment du côté des Saguenéens de Chicoutimi, de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Partie remise

Éric Émond assure que tout le travail accompli au cours des derniers mois finira par payer. Il note que le Cégep de Chicoutimi reviendra à la charge un jour.

«Pour nous, ce n'est que partie remise, promet Éric Émond. Dès le mois de janvier, nous maintiendrions les comités qui étaient en place sur ce projet. Nous sommes très déçus et nous travaillerons au cours de la prochaine année à contre-argumenter sur les éléments qui ont été avancés par le comité du RSEQ en lien avec le bassin de joueurs. Nous savons qu'il sera possible de faire une nouvelle demande dans deux ans et il y a de très fortes chances qu'on soit là. Des gens d'affaires dynamiques nous ont appuyés dans notre démarche. Nous les remercions. Nous avons communiqué avec eux pour leur donner la réponse. Le message que nous leur avons transmis, c'est que nous avons beaucoup apprécié leur appui et nous espérons qu'ils seront de nouveau avec nous quand nous déposerons une autre demande.

«La question du bassin de joueurs est l'élément majeur avancé par les membres du comité. Ils ont aussi soulevé des doutes sur notre structure financière en notant qu'une forte proportion de notre budget serait venue d'investisseurs externes. Nous pensons que ce n'était pas un élément négatif. Au contraire. Le fait de pouvoir miser sur un appui substantiel du privé aurait été un élément très positif pour nous.

«Nous croyons encore en notre projet. Et il y a une volonté. On l'a vu avec les gens d'affaires, avec les gens du milieu du hockey ici. Des parents et des jeunes nous ont interpellés. Les gens voyaient d'un bon oeil de pouvoir offrir du hockey collégial aux jeunes de Saguenay. Nous avions un bel appui de Saguenay et de Promotion Saguenay. C'est un beau projet et ça va demeurer un beau projet. C'est pour cette raison qu'il ne faut pas le laisser tomber.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer