Le Blizzard montre la porte à Bob Desjardins

Bob Desjardins... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Bob Desjardins

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Pour une deuxième fois en quelques mois, Bob Desjardins se retrouve sans emploi dans la Ligue nord-américaine de hockey. Mercredi soir, le Jonquiérois a été limogé de son double poste d'entraîneur et directeur général du Blizzard de Trois-Rivières.

Bob Desjardins n'est pas tombé à la renverse lorsqu'il a reçu le coup de fil du responsable des opérations hockey, Sébastien Vouligny, qui prendra sa place derrière le banc en compagnie de Jonathan Lessard et Samuel Fortier, ses complices dans le senior A à Saint-Léonard-d'Aston. Ce n'est toutefois pas en raison de la fiche du club qui n'a récolté que sept points en 16 rencontres, mais trois dans les trois dernières. « Son but premier était de me mettre dehors dès la minute où il est arrivé en poste », d'insister Bob Desjardins qui, à la fin de l'été, avait fait les frais de la dissolution des River Kings de Corwall avant d'aboutir à Trois-Rivières. 

« Je ne faisais pas partie de la gang. Je sentais qu'il se tramait de quoi, de convenir le Jonquiérois d'adoption. C'est ridicule. J'ai l'impression qu'il pense qu'il gère une ligue d'EA Sports sur XBOX. »

Dans sa discussion téléphonique avec Desjardins, Sébastien Vouligny a plaidé la différence de philosophie entre les deux hommes. Desjardins voulait continuer à réaliser des transactions et attirer d'autres joueurs autonomes. Vouligny privilégiait pour sa part de tenter de s'en sortir avec les effectifs à l'interne. 

« J'avais appris à apprécier Bob durant notre courte collaboration, mais nous ne travaillons pas de la même façon. Résultat, il ne pouvait nous offrir le meilleur de lui-même parce que je le talonnais, et je n'offrais pas moi non plus le meilleur de moi parce que la chimie n'était pas parfaite. Ce qu'on veut, c'est que tout le monde tire dans la même direction », a raconté Vouligny en entrevue avec Le Nouvelliste. On veut former l'équipe la plus unie de la ligue. Que les gars aient envie d'adhérer au plan. L'entente est bonne dans le vestiaire, mais je ne sentais pas de réel sentiment d'appartenance envers l'équipe. Ça ne rejoint pas mes valeurs ni celles de notre propriétaire. On va mettre nos énergies là-dessus. »

Bob Desjardins évoque plutôt un « trip de pouvoir » « Je suis fâché, mais en même temps, je suis crampé. Je me dis que je rêve », lance-t-il. 

« Maintenant qu'on commence à avoir un semblant d'équipe, ils prennent la piste de danse », déplore Bob Desjardins, se demandant comment le nouveau trio de direction va renverser la vapeur. 

« Je l'espère, mais je ne sais pas comment ils vont faire », estime-t-il, reconnaissant que la formation dont il avait hérité manquait cruellement de profondeur. 

En attendant la suite des choses, Bob Desjardins va continuer son association avec le programme sport-études de la Polyvalente Arvida en plus de diriger les Marquis dans le junior AA. Il ressort toutefois amer de cette aventure avec le Blizzard. « J'essaie juste de me faire à l'idée que de ''coacher'' au hockey, c'est le fun et qu'il y a des personnes honnêtes et sincères dans la vie », de laisser tomber Bob Desjardins qui a reçu plusieurs appels de soutien d'anciens joueurs, ce qui a mis un certain baume sur la plaie.

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