Michel Desgagné, 50 ans de boxe

Michel Desgagné a passé par toute la gamme... (Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay)

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Michel Desgagné a passé par toute la gamme des émotions pendant les différents témoignages.

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Michel Desgagné a eu droit à une surprise de taille pour souligner ses 50 ans d'implication dans le monde de la boxe. Proches et amis lui ont rendu hommage dans sa deuxième maison, au Club de boxe de Chicoutimi.

Un cadre commémorant la carrière de Michel Desgagné... (Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay) - image 1.0

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Un cadre commémorant la carrière de Michel Desgagné lui a été remis lors de la soirée en son hommage pour souligner ses 50 ans dans le monde de la boxe.

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La soirée était organisée par l'un de ses acolytes, Denis Gravel, qui a reçu de l'aide de plusieurs personnes. Une excuse avait été inventée afin de le convoquer dans le local de la rue Jacques-Cartier où il était attendu de pied ferme. Plusieurs personnes ont tenu à lui rendre hommage. Quelques témoignages étaient prévus lors d'une cérémonie, dont sa femme Johanne, mais plusieurs autres ont décidé d'intervenir au micro spontanément pour souligner son travail des 50 dernières années. Il signera également le livre d'or de ville Saguenay lors du prochain conseil municipal, le 5 décembre.

Entraîneur reconnu sur la scène internationale, le Jonquiérois Stéphan Larouche, a fait part du respect que lui vouent ses pairs. «S'il y avait un statut de sénateur en boxe, c'est clair que ce serait toi», de lancer Stéphan Larouche, confiant qu'à son premier combat, à l'âge de 13 ans, ne voulait surtout pas affronter l'un des protégés de Michel Desgagné.

Stéphan Larouche, Hervé Morissette et Fred Lagagé étaient... (Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay) - image 2.0

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Stéphan Larouche, Hervé Morissette et Fred Lagagé étaient présents samedi soir au Club de boxe de Chicoutimi pour rendre hommage à Michel Desgagné.

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«Personne va dire du mal de lui, c'est impossible, a-t-il insisté. C'est probablement le seul intervenant dans le monde de la boxe qui n'a pas d'ennemi. Il fait l'unanimité.»

Ancien gros nom de la boxe amateur au Saguenay, Hervé Morissette a vécu une relation privilégiée avec Michel Desgagné. «On rend hommage également à un travailleur social», a-t-il souligné au début de son intervention.

«C'est un peu simpliste de parler seulement d'un entraîneur, c'est tellement plus large que ça», de mentionner celui qui était un incontournable dans les années 70 et 80, remportant 27 de ses 34 combats chez les amateurs en plus de remporter son seul combat chez les professionnels.

«C'est toujours Michel qui a été avec moi», annonce-t-il fièrement, ajoutant que son ancien entraîneur avait traversé les époques, ce qui en dit beaucoup sur l'individu.

Très touché par les hommages, Michel Desgagné a parcouru samedi soir sa carrière depuis ses débuts, avec Lucien Brunelle. Il a ensuite fondé le Club de boxe de Chicoutimi avec Maurice Gagnon au début des années 70. Le local a changé souvent d'endroit, mais Michel Desgagné a toujours fait partie du décor.

«On a fait le tour de la ville de Chicoutimi», se rappelle en riant l'entraîneur depuis 48 ans.

«Au fil des ans, mes jeunes sont devenus des hommes et des personnes dans la vie. Oui ils ont eu de belles carrières, mais ils sont aussi de bonnes personnes et c'est vraiment ce qui me rend le plus fier quand je regarde tout ça», d'exprimer Michel Desgagné qui, comme l'ont souligné plusieurs hier, est plus qu'un entraîneur.

«Souvent, ils rentrent dans le bureau pour pleurer. Tu ne peux pas juste être un entraîneur et ne pas t'occuper d'eux en dehors du ring. Ce sont des personnes qui vivent des bonheurs et aussi des malheurs et tu les côtoies là-dedans», de rappeler Michel Desgagné.

Que lui reste-t-il à accomplir? Il n'a pas manqué de rappeler qu'il lui manque une chose à son tableau de chasse, soit accompagner un athlète aux Jeux olympiques.

«C'était mon premier rêve et je l'ai encore. Je ne l'ai pas oublié. Ce n'est pas juste pour moi. Si un jeune y croit, on va y aller ensemble c'est sûr», d'annoncer Michel Desgagné. Samedi soir, l'un de ses jeunes poulains, Dylan Blackburn, lui a confié au micro qu'il se portait volontaire pour réaliser son rêve. La fin de sa carrière d'entraîneur n'est donc pas pour demain.

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