Hockey mineur: le projet de fusion va bon train

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Le projet de fusion des trois organisations de hockey mineur de Saguenay chemine bien. Des étapes importantes ont été franchies au cours des dernières semaines.

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Sans tambour ni trompette, le projet de fusion du hockey mineur à Saguenay chemine à bonne vitesse. Les représentants des trois organisations du territoire ont signé dernièrement le protocole d'intention.

Les membres du comité exécutif de Saguenay ont également entériné à la fin octobre l'embauche d'un agent de projet pour le regroupement du hockey mineur. L'appel de candidatures se terminera la semaine prochaine et la personne choisie devra mettre en oeuvre un plan d'action pour le regroupement à compter du 1er janvier 2017. La nouvelle personne-ressource, un administrateur avec des connaissances du monde du hockey, aura un mandat de deux ans. Conseiller municipal à La Baie et responsable du dossier en marche depuis deux ans, Luc Boivin mentionne que la personne ne devra toutefois pas avoir de liens avec le hockey mineur, afin d'assurer un processus transparent, et travaillera en collaboration avec les acteurs en place.

«Il y a beaucoup de détails et il faut prendre de temps de bien le faire. L'embauche de la ressource va servir à ça. Ce sera une personne à temps plein pour répondre aux questionnements pour arriver non à une, mais à des solutions. Ce n'est pas la ville qui va imposer les solutions. On fait confiance aux gens pour arriver avec la meilleure», explique Luc Boivin, convenant que plusieurs éléments seront à négocier.

«De répondre à toutes les questions avant de fusionner, c'est un gros travail», résume-t-il.

Présentation

À la fin du mois d'octobre, des représentants du Québec-Centre, qui ont mené récemment une fusion, sont venus faire une présentation. C'est à la suite que la signature du protocole d'intention a été réglée. «On voulait présenter une formule surtout avec les avantages pour que les gens voient avant et après. Les trois associations font de bonnes choses. Si on fusionne ce qui est bien fait dans chaque hockey mineur et que tout le monde sur le territoire peut en bénéficier, on va être gagnants», estime Luc Boivin, concédant qu'avec cette nouvelle étape, les chances que le processus aboutisse sont maintenant très bonnes.

«Établir un pourcentage, ce serait difficile. Les gens ne signent pas un document comme celui-là sans avoir le désir de le faire», d'exprimer le conseiller municipal qui n'a pas établi d'échéancier précis. Il aimerait qu'une partie du processus soit déjà implantée en septembre 2017. «Est-ce qu'on va tout régler en une année? C'est presque impossible», convient Luc Boivin qui voudrait également faire une présentation aux parents au printemps, ce qui pourrait prendre la forme d'un colloque.

La fusion des trois organisations de hockey mineur poursuivra deux objectifs principaux. D'abord, Luc Boivin avance que le regroupement réduira les inéquités entre les équipes. «On veut que les bons joueurs se retrouvent dans les bons chandails», indique-t-il, précisant que dans un secteur comme La Baie par exemple, un jeune qui décide de se tourner vers le hockey scolaire ou qui se retrouve dans le hockey développement vient affaiblir le bassin.

La fusion permettra également d'harmoniser non seulement les coûts, mais aussi les services. Les trois organisations ont des manières de fonctionner différentes, notamment pour les arbitres, les concessions ou les revenus des tournois.

La nouvelle structure aurait également un poids plus fort dans le processus de décision régional, notamment dans le nombre d'équipes par calibre sur le territoire, plaide Luc Boivin. Si tout se passe avec succès, il révèle que le modèle pourra être repris dans d'autres disciplines sportives et culturelles.

Le transport inquiète

Le transport est l'inquiétude principale des parents dans le dossier de fusion des trois organisations du hockey mineur, admet Luc Boivin.

Le conseiller reconnaît que ces inquiétudes sont légitimes, mais assure que tout sera fait pour limiter les impacts. «Il y a une volonté de ne pas forcer un parent du Bas-Saguenay à aller jouer à Jonquière ou un jeune de Jonquière évoluer à La Baie», exprime Luc Boivin, confirmant que les plus jeunes (MAGH, novice) resteront dans leur localité.

«On ne veut pas compliquer la vie des parents. C'est plutôt d'offrir plus de services et plus de plaisir. C'est ça la philosophie», poursuit-il en annonçant que des bassins tampons permettront d'équilibrer les territoires.

«On a tout étudié les distances pour se rendre à l'aréna. Souvent, un ou deux jeunes font la différence», affirme le responsable du dossier à Saguenay.

Hockey scolaire

Luc Boivin considère également que le hockey scolaire et le volet développement devront faire partie du processus à moyen terme. «C'est important qu'il y ait un partage d'informations», reconnaît-il, estimant que les responsables de ces deux volets sont également concernés par la réflexion.

«Le but n'est pas de travailler en silo», assure Luc Boivin. Le hockey scolaire a une place importante et nécessaire. Il faut mieux collaborer dans l'adaptation. Quand un joueur s'en va au hockey scolaire, il faut immédiatement ajuster le nombre d'équipes selon le joueur qui vont migrer, et pas seulement un an plus tard.

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