Luc Voyer s'arrêtera après son 1000e match

Luc Voyer... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Luc Voyer

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L'officiel jonquiérois Luc Voyer tirera sa révérence de la Ligue de hockey junior majeur du Québec le 19 février à Sherbrooke. Cette soirée coïncidera avec la 1000e rencontre en carrière du juge de lignes qui en est à sa 30e saison.

Intronisé au Temple de la renommée de la LHJMQ en 2012, Luc Voyer est le seul officiel, avec David Taveroff qui a pris sa retraite récemment, à cumuler 30 années d'expérience à travers la Ligue canadienne de hockey. Il avait entamé une réflexion sérieuse sur son avenir la saison dernière. « En janvier, le directeur de l'arbitrage, Richard Trottier, a envoyé un courriel pour dire que Denis Drolet, un juge de lignes de Québec, prenait sa retraite et faisait son dernier match le 5 février. Le lendemain, j'ai répondu pour dire que j'étais le prochain », raconte tout bonnement Luc Voyer, soulignant le traitement professionnel des dirigeants du circuit Courteau envers ses officiels. 

Au moment de sa décision, le natif de Jonquière savait qu'il s'approchait du plateau des 1000 matchs. Après vérification, il lui manquait seulement 41 rencontres. La tradition veut qu'un officiel qui se retire ne participe pas aux séries, afin de pouvoir déterminer à l'avance la date de son dernier match. Luc Voyer avait deux options sur la table. Dans la première, il aurait obtenu une dérogation pour pouvoir être sur la même glace que son fils, Alex-Olivier Voyer, un attaquant de l'Océanic de Rimouski. Il avait eu ce privilège l'an dernier en match préparatoire. Avec ce scénario, il ne se rendait toutefois pas à 1000 rencontres. Il a donc préféré la deuxième option, ce qui exige de sa part un rythme plus élevé cette saison. Il a donc dû prendre des arrangements avec son employeur, Kruger, pour être disponible plus souvent. 

Luc Voyer convient qu'après 30 ans, les blessures ont commencé à apparaître, notamment au genou et à une cheville. « Après les matchs, je mets de la glace depuis quelques années. Ça fait 30 ans. Un moment donné, tu te dis que c'est le temps de passer à autre chose. Ce n'est pas la ''game'' une fois rendue sur la glace. Je ne suis pas tanné d'arbitrer, mais de voyager », indique-t-il, mentionnant qu'il veut également voir ses deux fils évoluer dans le hockey. Le frère d'Alex-Olivier, un gardien de but âgé de 15 ans, joue dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire après avoir failli se tailler un poste avec les Élites de Jonquière dans le midget AAA. 

« Mentalement, je suis prêt. Ça fait longtemps que j'arbitre et que l'horaire familial est fait en fonction du hockey, celui de nos enfants ou du mien. On va trouver autre chose », d'assurer Luc Voyer qui fera un dernier voyage dans les Maritimes en décembre avec quatre matchs en cinq soirs. Il n'a pas encore le calendrier des prochains mois, mais devrait normalement revenir pour au moins une rencontre au Saguenay dans ce dernier tour de piste.

Une tonne de souvenirs

Au fil des ans, Luc Voyer a amassé une tonne de souvenirs. Trente ans et près de 1000 matchs plus tard, son premier reste tout aussi marquant. 

En 1987, Luc Voyer n'avait que 18 ans quand il a fait ses premiers pas comme officiel dans la LHJMQ au centre Georges-Vézina. « Je m'en rappelle comme si c'était hier. C'était un accomplissement. Ça faisait quelques années que j'arbitrais et que je voulais être dans le junior majeur », raconte Luc Voyer, évoquant son dernier match comme l'autre inoubliable.

« Entre ça, il y a de très beaux moments, des voyages inoubliables. Ce n'est pas seulement l'arbitrage », annonce le Jonquiérois à propos de la confrérie des officiels. 

« Il y a plusieurs choses qu'on a faites sur la route à l'extérieur du match de hockey », indique-t-il. 

Parmi ses autres expériences dignes de mention, Luc Voyer a notamment participé à un camp de la Ligue nationale à ses débuts et fait partie de la toute première Classique hivernale à l'extérieur de Saint-Tite en 2015 lors de l'affrontement entre les Cataractes et les Remparts. L'an dernier, lors du camp d'entraînement, il a également eu le privilège de partager la même glace de son fils, Alex-Olivier, de l'Océanic de Rimouski. 

La saison 2012 a également été mémorable pour Luc Voyer qui a officié pas moins de 67 parties, dont la dernière quand les Sea Dogs de Saint-Jean ont soulevé la coupe du Président à Rimouski. « Faire la finale, c'est quelque chose. Tu veux toujours faire le dernier match de la saison », d'exprimer Luc Voyer qui, quelques jours plus tard, a participé au tournoi de la coupe Memorial, à Shawinigan. 

Après avoir tourné la page sur cette grosse partie de sa vie, Luc Voyer souhaite demeurer impliqué dans le comité arbitre de la LHJMQ. Il aimerait notamment apporter son expertise en gestion de personnel ou dans le recrutement de jeunes arbitres. « Cet été, on va en reparler Richard Trottier et moi. Ce ne sera pas en tant que superviseur, mais pour d'autres tâches », avance Luc Voyer qui demeure à Sherbrooke depuis 1999.

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