Une lourde tâche

«Lors de ma première rencontre avec les gouverneurs... (Archives Le Quotidien)

Agrandir

«Lors de ma première rencontre avec les gouverneurs des équipes de la ligue, je leur ai demandé quel genre de préfet de discipline ils souhaitaient avoir. À l'unanimité, ils m'ont répondu qu'ils ne voulaient plus de débordements et qu'ils voulaient raccourcir la longueur des matchs. En plus, ils voulaient éliminer les multiples bagarres en fin de rencontre», affirme Phil Desgagné.

Archives Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Phil Desgagné
Le Quotidien

CHRONIQUE / Je veux revenir sur ma décision de quitter le poste de préfet de discipline de la Ligue nord-américaine de hockey.

Les raisons avancées dans l'édition de vendredi passé du journal Le Quotidien sont effectivement celles qui expliquent principalement ma démission. Une opération à un genou dans les prochaines semaines et plusieurs semaines de réhabilitation m'attendent.

Mais il y a plus. Avec les arbitres, le préfet de discipline est celui qui joue le rôle le plus important au cours du calendrier régulier. Dans la LNAH, le préfet de discipline doit s'exprimer sur toutes les infractions, sauf les punitions mineures. Après chaque partie, je devais donc regarder soit les vidéos, soit les rapports des officiels. Et souvent, les vidéos ne sont pas de très grande qualité. On peut le comprendre, puisque les amphithéâtres de la LNAH ne sont pas munis d'équipements comparables à ceux de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Je devais également faire un rapport sur chaque incident où j'étais appelé à donner une sanction supplémentaire à la pénalité déjà en cours. En plus, je devais regarder le dossier du joueur concerné. Je peux vous dire que plusieurs ont des dossiers bien garnis. Souvent, pour obtenir plus de détails ou des confirmations, je devais aussi parler aux officiels ou encore au superviseur de la partie. Comme vous pouvez le voir, ça demandait beaucoup de mon temps.

Lors de ma première rencontre avec les gouverneurs des équipes de la ligue, je leur ai demandé quel genre de préfet de discipline ils souhaitaient avoir. À l'unanimité, ils m'ont répondu qu'ils ne voulaient plus de débordements et qu'ils voulaient raccourcir la longueur des matchs. En plus, ils voulaient éliminer les multiples bagarres en fin de rencontre. On voulait vraiment bannir ces gestes. Ils voulaient une ligue rapide et robuste. Ils acceptaient les batailles, mais dans l'action.

Tous se rappellent qu'il y avait entre 2000 et 3000 personnes dans tous les amphithéâtres de la ligue à la fin de la saison passée et les hommes forts ne jouaient pas un rôle très important. Depuis le début de la saison, j'ai eu l'occasion de rencontrer la majorité des instructeurs du circuit lors de leurs visites au Palais des sports de Jonquière. Chaque fois, j'ai eu un très bon échange avec eux. Ils étaient en accord avec la nouvelle orientation que préconise la ligue.

Je crois qu'après huit parties, la ligue est sur la bonne voie. Mais il faut dire que certains sont durs à convaincre qu'il s'agit de la bonne formule pour la ligue dans les prochaines années. C'est pourquoi j'ai été très sévère dans les sanctions imposées lors de la mêlée générale qui a éclaté il y a une dizaine de jours à Laval. J'ai imposé plus de 20 parties de suspension et 5000$ d'amende à l'équipe de Laval. Je sais que les gens de Laval ont trouvé ces suspensions très sévères, mais ils ont accepté ma décision.

En deux mois, je peux vous dire que je n'ai reçu aucun appel de la part d'un propriétaire ou d'un DG sur les décisions que j'ai prises. On respectait mes décisions, même si les gens n'étaient pas toujours d'accord. Dès le départ, j'ai eu une très bonne collaboration de la part des dirigeants de la ligue. En aucun temps la ligue n'est intervenue dans les décisions rendues.

La LNAH vit les mêmes problèmes que la majorité des circuits provinciaux: boucler les fameux budgets et attirer des gens dans les gradins. C'est le mandat le plus difficile à remplir pour les propriétaires.

L'autre dossier que la ligue devra travailler rapidement est l'idée de redevenir un circuit avec au moins huit équipes. Si elle ne le fait pas, certains clubs peuvent faire du chantage et d'autres peuvent abandonner leurs activités au beau milieu de la saison régulière.

Mon association avec la LNAH a été très intéressante et j'ai bien apprécié mon séjour dans ce circuit. C'est un hockey qui mérite d'être découvert.

En bref

À ne plus inviter au même party, le DG des 3 L de Rivière-du-Loup, Karl Boucher, et Richard Martel. Boucher a fait une sortie en règle contre Martel parce qu'il a demandé un temps d'arrêt en fin de rencontre, vendredi, alors que les Marquis menaient 7-0...

La Série mondiale est très populaire aux États-Unis. Lors de la plus récente partie à Chicago, dimanche, plus de 2000 journalistes avaient demandé une accréditation...

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer