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Marathon Paul-Henri Bergeron: un défi dans la bonne humeur

Ambassadeur de la bonne forme et de la... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Ambassadeur de la bonne forme et de la bonne humeur, P.-H. Bergeron a marché près de 30 km dans le cadre du marathon qu'il a organisé pour souligner ses 90 ans. Il est entouré du Dr Dominic Gagnon, et de ses filles Nancy (à l'arrière) et Sophie.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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S'amuser tout en relevant le défi d'un marathon en bonne compagnie. Voilà le cadeau fort original que s'est offert l'unique Paul-Henri Bergeron pour célébrer son 90e anniversaire de naissance, samedi, sur la Zone portuaire de Chicoutimi. Ils ont été plus de 200, parents et amis coureurs, à répondre à son invitation.

La vedette du jour, P.-H., comme il aime se faire appeler, espérait être en mesure de boucler les 42,2 kilomètres de marathon à la marche, malgré un genou en téflon. Parti à 7h15 le matin, le sympathique nonagénaire a mis fin à son exploit après sept boucles de 4,22 kilomètres, pour un total de 29,54. Il aurait bien voulu continuer, mais ses proches qui l'accompagnaient ont jugé plus sage qu'il s'arrête à près de 30 km. D'autant plus qu'en soirée, il devait se garder de l'énergie pour la fête organisée en son honneur en présence de quelque 200 convives.

Rencontré sur le coup de 11h samedi matin alors qu'il s'apprêtait à compléter un 4e tour, le coloré personnage se montrait humble et philosophe en entrevue comme à son habitude, bien qu'heureux et fier de la réponse obtenue à son invitation. «Pierre Lavoie attire des milliers de personnes, mais moi, je ne suis pas du calibre de Pierre Lavoie. Je suis de petit calibre, nuance-t-il avec un grand sourire.

«C'est sûr que c'est plaisant (de voir tous ces coureurs au rendez-vous). C'est rajeunissant! Il y a du plaisir à vivre à tous les âges et à tous instants. Aujourd'hui, c'est une grande journée», assure le charmant Saguenéen qui a remis une épinglette souvenir du marathon de ses 90 ans à tous les participants.

Six marcheurs ont pris le départ peu avant ou vers 7h, soit les frères Pierre et Jacques Caplette, Luc Gagnon, P.-H. (Jakours) et ses filles, Sophie et Nancy, ainsi que le Dr Dominic Gagnon, qui supervisait le fêté du jour. Ce dernier n'est pas étonné que le nonagénaire accomplisse un tel exploit. Surtout «avec la détermination et la bonne humeur qu'il y met, souligne le Dr Gagnon. Son plus beau moteur, c'est sa bonne humeur!»

Exemple concret

Pour Pierre Lavoie, président d'honneur de l'événement, P.-H. est un modèle inspirant qui partage la recette de sa longévité et de sa bonne forme en prêchant par l'exemple. «Être vieux, c'est accepter de ne pas bouger. Quand tu ne bouges pas, c'est vrai que tu vieillis prématurément. À 90 ans, P.-H. va faire un marathon à la marche, alors que la grande majorité des Canadiens sont incapables de marcher cinq kilomètres. Il nous démontre que quand tu restes actif, tu l'es toute ta vie, explique le cofondateur du Grand défi.

«En plus, c'est un homme brillant, sain de corps et sain d'esprit. Il est toujours resté actif et il a toujours gardé son cerveau allumé. Aujourd'hui, on le sait, la meilleure molécule contre l'Alzheimer, c'est l'activité physique. Alors P.-H. fait partie des modèles qui nous inspirent. On ne cesse de dire aux gens d'arrêter de dire qu'ils sont vieux. Ils ne sont pas vieux, c'est juste qu'ils ne bougent pas. Qu'ils se mettent à bouger et ils vont se rendre compte des bienfaits.»

Plus d'une vingtaine de membres de la famille, enfants, petits enfants, neveux nièces cousins, cousines, ont pris part à l'événement. Le frère de P.-H., l'économiste Gilles Bergeron, 74 ans, devait lui aussi effectuer quelques kilomètres à la marche. «Je suis encore trop jeune pour être aussi actif que P.-H., a-t-il lancé à la blague. Je vais commencer à le faire un peu. Je vais faire mes deux tours.»

«Pas besoin de faire de grands discours quand celui qui organise et court un marathon a 90 ans. Nous, on a juste à suivre», rigole Gilles Bergeron. «On dit qu'il faut parler aux jeunes, mais il ne faut pas juste leur parler, il faut donner l'exemple. C'est comme Pierre Lavoie, avant de parler aux gens, il a donné l'exemple. Il ne suffit pas de dire des mots, il faut agir!»

Évidemment, ses proches espèrent que le nonagénaire gardera la forme pour le prochain rendez-vous à 100 ans! Samedi, l'inimitable ambassadeur de la bonne forme et de la bonne humeur a bouclé ses sept tours en 6h46mn39. Son fils Pierre, qui veille à l'organisation et au bon déroulement de l'événement, a rappelé les exploits du paternel lors des deux dernières décennies. À 70 ans, P.H. a couru le marathon de New York en 4h08mn et à 80 ans, il a complété son marathon en 5h41mn. Il pourra donc ajouter son exploit d'hier à son palmarès déjà bien garni qui ferait rougir bien des jeunots!

47 coureurs

Au total, 47 coureurs ont pris le départ du marathon organisé par P.-H. Bergeron. Alexandre Boulé a souligné cette journée mémorable en bouclant bouclé les 42,2 km en un temps de 2h39mn49.

Le record dans la région est détenu par Patrick Montuoro, qui avait couru le Marathon de la Francophonie en 2h29mn02, à Chicoutimi, en juin 1985.

Au total, ce sont quelque 182 participants qui ont complété les différentes distances au programme.

Toutefois, des bourses de belle valeur étaient remises aux cinq premiers hommes et cinq premières femmes qui complétaient le marathon.

D'autre part, il s'agissait d'un premier marathon pour Lynda Gingras qui a terminé première chez les dames en 3h03mn52. Elle en a profité pour remercier les coureurs qui ont fait un bout de chemin avec elle et l'ont protégée du vent, soit Michel Bernard, Audrey Boily et Hugo Simard.

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