Bellis gagne le duel de la jeunesse

L'Américaine Catherine Bellis est devenue la plus jeune... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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L'Américaine Catherine Bellis est devenue la plus jeune championne du Challenger Banque Nationale de Saguenay.

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Serge Émond
Le Quotidien

Catherine Bellis est devenue, dimanche, la plus jeune championne de l'histoire du Challenger Banque Nationale de Saguenay. Opposée à une autre étoile montante du tennis, la Canadienne Bianca Vanessa Andreescu, l'Américaine a dominé la finale du tournoi en deux manches de 6-4 et 6-2.

Bellis a été couronnée à Saguenay à l'âge de 17 ans et six mois. Sa compatriote Madison Keys avait 17 ans et huit mois quand elle a disposé d'Eugenie Bouchard, en finale de l'édition 2012.

En l'emportant en 66 minutes sur Andreescu, Bellis a donné une conclusion logique à une semaine de rêve à Saguenay. Installée au 111e rang du classement mondial avant le début de la compétition, elle a fait honneur à son titre de première favorite en ne perdant pas une seule manche pendant le tournoi.

Son premier titre dans un Challenger doté d'une bourse totale de 50 000$, elle l'a placé au sommet de son palmarès personnel. Même devant ses victoires lors des deux premières rondes des Internationaux des États-Unis 2016.

«Je crois que cette victoire est plus importante pour moi parce que j'ai gagné le tournoi, a fait remarquer Catherine Bellis, quelques minutes après une finale présentée devant des gradins bien remplis. Au US Open, évidemment je n'ai pas gagné le tournoi. Je viens de terminer une semaine pendant laquelle je n'ai pas perdu un match.»

Après avoir échappé les deux premiers jeux du match, Bellis n'a pas laissé beaucoup d'espace à sa rivale. Elle a tiré profit d'un bris de service à la cinquième partie pour mettre la main sur la première manche, avant de gagner la deuxième plus facilement.

Pendant toute la rencontre, Bellis a fait preuve de puissance et de précision, ce qui a souvent placé la Canadienne sur la défensive. Ses balles profondes ont obligé Andreescu à multiplier les déplacements. En retard 0-4 au deuxième set, la finaliste s'est accrochée le mieux possible, mais elle n'a pu vraiment inquiéter une nouvelle fois l'Américaine. 

«Je suis tellement excitée par cette victoire et par l'ensemble de ma semaine, a ajouté Catherine Bellis. Je n'ai jamais été plus heureuse. J'adore ce tournoi. Tous les gens qui contribuent à en faire un succès sont extraordinaires. J'ai passé du très bon temps (à Saguenay).

«Bianca est une joueuse extraordinaire. Je la connais et je vois son nom depuis un certain temps. Nous nous reverrons sans doute très souvent dans le futur. Elle deviendra une grande joueuse. Je savais que ce serait un match difficile. En mettant les pieds sur le terrain, je m'attendais à un match de trois sets. Je suis heureuse d'avoir gagné plus rapidement.»

Bellis se réjouissait aussi d'avoir bien réagi dans des circonstances où elle n'était pas la favorite des amateurs. Ceci étant dit, les nombreux spectateurs présents, s'ils souhaitaient une victoire d'Andreescu, ont été très corrects à l'endroit des deux joueuses.

«Je crois que ce fut plutôt très bon pour moi, a noté celle qui a empoché 7600$ pour sa victoire. J'espère avoir la chance de jouer des compétitions comme la Fed Cup dans le futur et l'atmosphère qui y existe est comparable. Il faut faire avec ces circonstances. J'ai affronté (Aleksandra) Wozniak en quart de finale et l'ambiance était similaire. C'est OK. Les gens vont encourager les Canadiennes et elles font très bien.»

Une semaine exigeante et bénéfique

Sans chercher d'excuses et tout en soulignant la qualité du jeu de sa rivale, Bianca Vanessa Andreescu a eu l'impression de ne pas être au sommet de sa forme pendant la finale du Challenger Banque Nationale de Saguenay.

En s'inclinant devant Catherine Bellis, la Canadienne de 16 ans a mis un terme à une longue semaine. Elle a laissé beaucoup d'énergie sur le terrain, notamment pendant sa victoire en trois manches de 7-6 (4) 3-6 et 7-6 (5) sur l'Américaine, Jennifer Brady, samedi, en demi-finale.

«Ce fut un très dur match pour moi, tout comme celui d'hier (samedi), a indiqué celle qui occupe le septième rang mondial en catégorie junior. Je n'ai pas l'impression d'avoir joué mon meilleur tennis. Je me sentais un peu fatiguée. J'ai essayé de ne pas laisser la fatigue me déranger, mais Cici a vraiment été formidable. Elle ne m'a jamais donné une chance de revenir.

«Je suis blessée depuis un certain temps et je n'ai pas vraiment eu le temps de bien guérir. Dans les prochaines semaines, je participerai au tournoi Tevlin (Toronto) et à un autre au Texas, avant de me concentrer sur l'entraînement pour avoir le cardio pour être capable de battre Cici la prochaine fois.»

Si la conclusion de la finale n'a pas été celle qu'elle espérait, Andreescu a tout de même connu une semaine extraordinaire. Elle est devenue la plus jeune joueuse dans l'histoire du tournoi à atteindre la finale.

«J'ai très bien fait dans ce tournoi, a précisé Andreescu, qui devrait franchir, dans les prochaines heures, le cap du Top-400 pour la première fois de sa jeune carrière. Participer à la finale d'un Challenger de 50 000$ est quelque chose d'important pour moi. J'espère qu'il y en aura encore bien d'autres.»

Un autre changement de date envisagé

Il est question de décaler le tournoi d'une semaine l'an prochain, afin de faire en sorte que les challengers de Saguenay et de Toronto se succèdent comme c'était le cas auparavant.

Cette année, le tournoi Tevlin de Toronto se tiendra du 31 octobre au 6 novembre, de sorte que plusieurs joueuses vont faire un détour par le tournoi de 50 000$ de Tampico, au Mexique, avant de retourner à Toronto. En faisant en sorte que les deux tournois s'enchaînent, les organisations favorisent la venue de plus de joueuses qui peuvent ainsi prendre part à deux tournois en sol canadien en autant de semaines.

D'autre part, le président du comité organisateur du Challenger Banque Nationale de Saguenay, Jean Delisle, trace un bilan très satisfaisant de cette 11e édition, laquelle pourrait s'inscrire comme l'une des plus courues en terme de spectateurs. Outre la finale, le duel canadien opposant Françoise Abanda et Aleksandra Wozniak mercredi soir a particulièrement attiré les foules.

La présence de la jeune Bianca Andreescu en finale en simple ainsi qu'en double avec la Blainvilloise Charlotte Robillard-Millette l'a réjoui au plus haut point. «On rêve toujours d'avoir des Canadiennes et des Québécoises le plus longtemps possible en tournoi», convient celui qui constate l'excellent calibre des joueuses qui ont animé la 11e édition. «Les joueuses s'améliorent d'une année à l'autre.

Je trouve que le calibre est très très bon et surtout, que les joueuses sont très jeunes. Elles ont presque toutes moins de 24 ans. Ça commence avec Andreescu à 16 ans et (Cici) Bellis qui a 17 ans.» avec Johanne Saint-Pierre

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