Geneviève Cantin doit amasser 10 000 $

Geneviève Cantin... (Archives Le Soleil, Jean Marie Villeneuve)

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Geneviève Cantin

Archives Le Soleil, Jean Marie Villeneuve

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La Jonquiéroise Geneviève Cantin vise une troisième participation aux Championnats du monde de natation à Budapest, en Hongrie, du 14 au 30 juillet prochain. Mais cette fois-ci, un obstacle de taille autre que le sport se dresse devant elle, car elle doit trouver 10 000 $ pour pouvoir assurer sa préparation et sa participation à ce rendez-vous de l'élite internationale.

Ne disposant plus du soutien financier de Natation Canada (brevet d'athlète, ou « carding ») en raison des nouveaux critères, l'athlète de 25 ans se tourne vers le site de sociofinancement sportif Make a Champ dans l'espoir d'obtenir le financement dont elle a besoin pour réaliser son objectif et lui permettre de terminer sa carrière en beauté.

Combinant les nombreux entraînements et ses études universitaires, l'étudiante en psychologie n'a évidemment pas de temps pour occuper un emploi. « Je me dois de trouver une autre façon de pouvoir m'entraîner sans avoir à penser aux factures. »

C'est en septembre dernier que la porte-couleurs du Rouge et Or l'Université Laval a appris que Natation Canada lui retirait son brevet d'athlète.

« C'est 18 000 $ de moins pour vivre. Natation Canada a changé sa façon de procéder au niveau de l'attribution du brevet d'athlète, explique Geneviève Cantin en entrevue téléphonique. Par exemple, même une athlète comme Audrey Lacroix, qui a participé aux Jeux olympiques de Rio et qui a pris part à une demi-finale, n'a droit qu'à deux mois de "carding" parce que selon Natation Canada, elle ne se serait pas suffisamment améliorée. »

Dans son cas, la Jonquiéroise a connu une saison décevante, ne parvenant pas à se qualifier pour les Jeux olympiques dans sa spécialité, le 200 m dos. « Mes efforts m'ont permis de faire partie de l'équipe canadienne depuis que j'ai 16 ans.

Toutefois, depuis 2012, les obstacles se dressent devant moi. Une blessure, la maladie, les contre-performances, dont une qui m'a empêchée d'aller aux Jeux olympiques de Rio. Je dois avouer que j'ai pensé tout arrêter », peut-on lire dans le résumé explicatif sur le site de sociofinancement (makeachamp.com/fr).

Deux mois pour atteindre son objectif

Malgré les déceptions, l'Arvidienne a toutefois décidé de se retrousser les manches et de se donner la chance de faire un dernier tour de piste. « Les problèmes de santé sont réglés, les blessures aussi. Tout est beau cette année, assure-t-elle. Je prends un peu plus ça à la légère et je veux avoir du plaisir, plus que l'an passé. Ce sera mon dernier tour de piste et je sais qu'aux mondiaux, ce sont les mêmes athlètes qui ont participé aux Jeux olympiques qui seront là et c'est pourquoi je me suis donné cet objectif ultime. Je veux terminer ma carrière en beauté. »

« Mon objectif est de 10 000 $. Ce montant représente une partie de ce que je devrai débourser cette année en frais de natation, école et frais fixes (loyer, épicerie, etc.). Si j'arrive à amasser suffisamment d'argent, j'aurai de meilleures chances d'être prête pour les qualifications et aspirer aux Championnats du monde. » La fille de Normand Cantin et de l'athlète olympique Hélène Boivin se donne deux mois pour amasser le plus de dons possible. « Je vais remplir tous les formulaires possibles pour obtenir des bourses, mais ce ne sont pas des sources de revenus assurées », ajoute Geneviève Cantin. Le recours à Make a Champ n'offre pas de garantie de succès non plus, mais elle veut tenter le coup. « C'est mieux de tout essayer que de ne rien faire ! »

Pour l'instant, la réponse du public est très bonne puisque samedi matin, elle avait cumulé 2690 $ en dons, ce qui représente 27 % de son objectif .

Une fois son objectif atteint, Geneviève Cantin se retirera du circuit de compétition de haut niveau, mais restera associée à son sport.

« J'entraîne un peu les jeunes et c'est sûr que je vais vouloir retourner l'ascenseur à mon sport. J'aime vraiment ça entraîner les jeunes et les voir progresser. Surtout quand ils sont très jeunes et qu'ils capotent (sur leurs progrès) », a-t-elle conclu en riant.

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