Elena Bovina revient de loin

Elena Bovina... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Elena Bovina

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Serge Émond
Le Quotidien

Elena Bovina fait partie des belles histoires qui agrémentent l'édition 2016 du Challenger Banque Nationale de Saguenay. Il y a une douzaine d'années, celle qui a atteint le 14e rang mondial en avril 2005 avait sa place dans tous les grands rendez-vous de tennis de la planète grâce à son classement enviable. Cette semaine, elle poursuit à Jonquière un retour à la compétition qui vient à peine de débuter en se frottant à des rivales qui sont pour la plupart bien plus jeunes.

La Russe a franchi une première étape, lundi, quand elle a survécu aux qualifications et obtenu son laissez-passer pour le tableau principal. Mais pour elle, les résultats sont bien secondaires. Elle cherche avant tout à s'assurer que son corps peut tenir le coup face aux rigueurs du tennis.

Sur le site Internet de la Fédération internationale de tennis, le portrait d'Elena Bovina est éloquent jusqu'en 2005. Il montre ensuite quelques saisons plus difficiles et s'achève en 2012. Comme bien d'autres athlètes, de nombreuses blessures ont contrecarré ses plans. La fin de la saison 2016 marque un retour sur le terrain après une pause forcée de quatre ans.

«Je n'ai recommencé à jouer qu'au cours de l'été, explique-t-elle. C'est encore tout récent. Le tournoi de cette semaine est un de mes premiers. À ce point, j'essaye simplement de voir comment mon corps réagit. C'est une chose de ne pas ressentir de douleur quand on se lève le matin et pour les activités de tous les jours, mais c'est une autre de pouvoir jouer des matchs de tennis tout en se sentant bien. Pour le moment, je n'ai pas de grands plans. J'y vais étape par étape.»

À Québec

Quand on regarde de près le palmarès de Bovina, on constate qu'elle compte notamment un titre au Challenge Bell de Québec en 2002. Cette ville occupe encore une place importante dans son coeur puisqu'elle y habite depuis trois ans et demi.

«Tout a commencé quand j'ai subi quelques blessures, explique-t-elle. Un de mes docteurs était à Québec. J'ai dû demeurer à Québec pendant un peu plus d'un an pour ma réhabilitation. Après cela, j'ai subi une nouvelle blessure et mon médecin était à Toronto. Je me rendais là-bas pour le rencontrer, mais je faisais ma réhabilitation à Québec parce que mon physiothérapeute s'y trouvait.

«À Québec, j'ai trouvé un bon groupe de personnes qui m'ont aidée à me soigner. En plus, mon ami vit à Québec.

«J'aurais pu retourner en Russie pour me soigner, mais les conditions étaient meilleures à Québec au niveau médical et aussi pour ma récupération et pour voir si je pouvais retourner sur le terrain ou tout simplement retrouver la santé.»

Depuis qu'elle s'est installée à Québec, Elena Bovina s'est principalement entraînée au Club de tennis Avantage.

Au cours des dernières semaines, elle a aussi travaillé au Centre national de Tennis Canada, à Montréal, afin de se mesurer à des rivales de fort calibre.

Sans objectif

Elle s'est présentée à Saguenay sans objectif de résultat en tête. Elle veut tout simplement savoir où elle se trouve, comment elle réagit à la pression, etc.

«Je veux d'abord mettre mes deux pieds sur terre, souligne la Russe. J'ai encore l'amour du tennis et de la compétition. Dans le cas contraire, je ne serais pas ici. J'ai encore la passion du tennis. J'adore jouer. Mais, en ce moment, ce n'est pas une question de motivation ou d'amour du tennis. Tout dépend de la réaction de mon corps. Jusqu'à maintenant, il répond bien.»

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