L'inspirant Sergio Pessoa

Les jeunes du club Ju shin kan de... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Les jeunes du club Ju shin kan de Laterrière ont eu droit à une entraînement supervisé par l'Olympien Sergio Pessoa Jr (en bleu), vendredi. Visiblement, ça s'est déroulé dans la bonne humeur et le plaisir.

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Passage inspirant de l'Olympien Sergio Pessoa junior vendredi soir au club de judo Ju shin kan de Laterrière. L'athlète de 28 ans a dirigé avec humour les entraînements des jeunes en plus de se prêter au jeu des questions-réponses. De son propos, on retient que le chemin qui mène à la concrétisation de ses rêves passe souvent par quelques détours, d'où l'importance d'avoir du plaisir et de rester motivé.

Directeur technique du club de judo olympique de Saint-Hubert, le jeune homme a raconté aux jeunes que c'est d'abord le parcours de son père, Sergio Pessoa senior, qui lui a donné le goût d'aller aux Jeux olympiques. Le paternel a en effet participé aux Jeux de Séoul en 1988, tout juste après que fiston ait vu le jour. Évidemment, fiston voulait suivre les traces de papa, qui lui a d'ailleurs transmis ses connaissances en judo. «Depuis que je suis jeune, mon rêve a toujours été de participer aux Jeux olympiques. Mais on ne sait jamais comment faire pour y arriver. Puis, au fur et à mesure qu'on va avancer dans l'apprentissage, on va monter de niveau et une fois ceinture noire, on va commencer à y penser, à faire plus de compétition et d'entraînement. J'ai travaillé fort pour justement y arriver», a raconté celui qui a vécu les 15 premières années de sa vie au Brésil. D'ailleurs, à la question d'une jeune pour savoir s'il pratiquait d'autres sports, Pessoa fils a rappelé qu'il avait beaucoup joué au soccer. «C'est un sport que j'aimais beaucoup parce que dans le pays où je suis né, le Brésil, c'est un sport très populaire et tout le monde joue au soccer là-bas. J'ai joué jusqu'à ce que le judo prenne tout mon temps.»

Fierté

Son plus bel accomplissement, lui demande-t-on? «Le fait d'avoir participé deux fois aux Jeux olympiques (Londres en 2012 et Rio en 2016). Surtout pour cette deuxième fois-ci parce que j'ai été blessé au genou pendant longtemps. Car ça peut arrive aussi de se faire mal. Le plus difficile est de rester loin du judo, car on aime cela, et de garder la motivation pour recommencer à s'entraîner», raconte celui qui a passé quelque 20 mois à l'écart de la compétition. Ce qui ne l'a pas empêché d'être de retour sur les tatamis et de réussir à se qualifier pour Rio. «Je suis fier d'être ici aujourd'hui, car j'ai surmonté plusieurs obstacles au cours des quatre dernières années. Sur quatre ans, j'ai passé deux ans et demi blessé!»

Ses deuxièmes Jeux ne se sont pas déroulés comme il l'aurait souhaité, mais le jeune homme reste fier du chemin parcouru et de l'expérience acquise. «Malgré la défaite au premier tour, je trouve que c'est une belle expérience. On se prépare longtemps et de notre mieux (en vue des Jeux) et peu importe ce qui arrive, on va être fier. C'est sûr que j'aurais aimé gagner mon premier combat et continuer comme Antoine Bouchard l'a fait, mais c'est ça le sport: des fois on va gagner et d'autre jour, on va perdre. Et si on perd, il faut garder la motivation pour continuer à s'entraîner.»

Détenteur d'une ceinture noire à l'âge de 17 ans, l'Olympien a aussi invité les jeunes à poursuivre leurs études tout en continuant le judo. «Moi, je n'ai jamais arrêté l'école. J'ai toujours été capable de faire du judo et d'aller à l'école parce que le judo, ça aide aussi à l'école pour la concentration», a-t-il fait valoir devant son jeune auditoire.

En entrevue, Pessoa fils a expliqué qu'il avait fait la promesse à la directrice technique du club de Laterrière, Gisèle Gravel, qu'il viendrait diriger une séance d'entraînement dans le magnifique dojo laterrois. Les Jeux terminés, il trouvait que le moment s'y prêtait. «Surtout après les Jeux olympiques, c'est une belle opportunité pour les jeunes de voir des athlètes qui se sont rendus loin dans le sport et c'est une motivation de plus pour eux», explique celui qui est en terrain connu puisque la copine est du Saguenay. Il a d'ailleurs profité de son séjour au Saguenay pour rendre visite à son ami Rioger Tremblay, directeur technique du club Judokas Jonquière.

L'Olympien s'accordera un repos jusqu'à la fin décembre, avant de reprendre la compétition. «Je viens de passer un mois sans faire de judo pour vraiment décompresser, relaxer, voyager. Quand on passe par des Jeux olympiques, c'est tellement une grande préparation, c'est tellement un grand événement que par la suite, c'est toujours mieux de prendre un peu de repos et de guérir les blessures pour pouvoir continuer.»

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