Suspension réduite pour Sharapova

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La Russe Maria Sharapova

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Eric BERNAUDEAU
Agence France-Presse
Lausanne, Suisse

«L'un des jours les plus heureux» de ma carrière: Maria Sharapova n'a pas remporté un 6e Grand Chelem mardi mais a accueilli avec soulagement la réduction de 2 ans à 15 mois de sa suspension pour dopage, qui lui permettra de reprendre la compétition dès avril 2017.

La blonde russe de 29 ans avait été suspendue deux ans par la Fédération internationale de tennis (ITF) le 8 juin pour avoir pris du meldonium, un médicament inscrit depuis janvier sur la liste des produits interdits. Cela lui a valu entre autres de manquer les jeux Olympiques de Rio.

À l'issue d'une décision d'appel plusieurs fois repoussée, l'ancienne N.1 mondiale a finalement vu cette suspension réduite de neuf mois mardi par le Tribunal arbitral du sport (TAS), l'instance suprême de la justice sportive.

Comme la date du début de sa suspension a été fixée au 26 janvier 2016, jour où elle a été contrôlée positive à l'Open d'Australie, la Russe pourra donc reprendre la compétition le 26 avril 2017. Juste avant le tournoi de Roland Garros, qu'elle a remporté deux fois.

«Je passe de l'un des jours les plus durs de ma carrière, celui où j'ai appris ma suspension, à l'un des plus heureux car j'ai appris que je pourrai reprendre le tennis en avril», a réagi la jeune femme dans un message posté sur sa page Facebook quelques minutes après l'annonce de la décision.

«Ma passion»

«J'ai le sentiment qu'on m'a pris quelque chose que j'aime et ce sera vraiment bon de le récupérer. Le tennis est ma passion et il me manque. Je compte les jours jusqu'à mon retour sur les courts», a poursuivi Sharapova, l'une des rares joueuses à avoir remporté les quatre tournois du Grand Chelem (Wimbledon en 2004, l'US Open en 2006, l'Open d'Australie en 2008 et deux fois Roland-Garros en 2012 et 2014).

Le TAS, qui siège à Lausanne, a reconnu la Russe coupable d'une «violation du code antidopage» mais «sans faute significative». Pour cette raison, il a jugé qu'une suspension de 15 mois était «appropriée».

Le verdict était d'abord attendu le 18 juillet, mais le TAS avait déjà reporté une première fois sa décision au 19 septembre, pour laisser le temps aux parties d'«apporter des éléments répondant aux différentes interrogations».

«Je suis très heureux pour Maria, même si je pense que le TAS aurait dû entièrement lever la suspension concernant un produit comme le meldonium», a réagi le ministre russe des Sports, Vitaly Moutko, cité par l'agence TASS.

«J'espère que Masha (Maria) va retrouver la forme, revenir parmi l'élite du tennis et participera aux jeux Olympiques de Tokyo en 2020», a déclaré pour sa part le président du Comité olympique russe (COR) Alexandre Joukov, également cité par TASS.

Ses sponsors ont également affiché leur satisfaction. Notamment le fabricant de raquettes Head, l'une des rares marques à ne pas avoir lâché la joueuse au moment où l'affaire éclatait, en mars. «Nous sommes très fiers d'être restéS aux côtés de Maria pour les bonnes raisons, tout au long de ces moments difficiles», a souligné le président Johan Eliasch.

De son côté, Nike, qui avait suspendu son partenariat en mars, a indiqué qu'il allait poursuivre sa collaboration avec Maria Sharapova.

Une pique à l'ITF 

Principalement utilisé dans la prévention des infarctus, le meldonium est classé parmi les substances interdites (dans le groupe S4, celui des hormones et modulateurs métaboliques) depuis le 1er janvier.

Sharapova avait annoncé elle-même son contrôle positif le 7 mars à Los Angeles et reconnu qu'elle avait bien continué à consommer du meldonium en 2016. Elle avait admis ne pas avoir pris connaissance de la liste des nouveaux produits interdits.

La Russe avait expliqué qu'elle prenait ce médicament sur prescription médicale depuis dix ans pour traiter «un déficit en magnésium, une arythmie cardiaque et des cas de diabète dans (sa) famille».

«Je suis responsable de ne pas avoir su que cette substance en vente libre, que je prends depuis 10 ans, n'était plus autorisée», a-t-elle concédé mardi.

Mais elle n'a pas non plus manqué d'adresser une pique à l'ITF: «D'autres Fédérations ont beaucoup mieux informé leurs athlètes de ce changement de règlement, spécialement en Europe de l'Est où le Mildronate (le nom commercial du meldonium) est communément consommé par des millions de personnes».

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