Journée forte en émotions pour Samuel Girard

Samuel Girard a signé son premier contrat professionnel... (Photo tirée d'Instagram)

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Samuel Girard a signé son premier contrat professionnel avec les Predators de Nashville. Le Robervalois avoue avoir été surpris et avoir eu du mal à le réaliser.

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Journée forte en émotions pour le Robervalois Samuel Girard qui vient de signer son premier contrat professionnel avec les Predators de Nashville. Le cellulaire de l'athlète de 18 ans ne dérougissait pas mercredi après-midi, peu après que l'organisation des Predators ait annoncé sur Twitter qu'elle avait ratifié un contrat d'entrée de trois ans avec le jeune défenseur offensif qu'ils ont repêché en deuxième ronde (47e au total) en juin dernier.

En entrevue, le jeune homme avoue qu'il ne s'attendait pas à régler aussi tôt avec le club de Nashville, car une première offre avait été déposée samedi dernier et son agent, Pat Brisson, s'attendait plus à recevoir une contre-proposition dans quelques jours. «J'en avais parlé un peu avec mon agent ce matin (mercredi), mais je ne pensais pas que ça se ferait aujourd'hui. Ça m'a surpris. Mais en même temps, mon camp se déroule très bien et avec le match que j'ai joué hier (mardi), je crois que ç'a amélioré un peu plus mes chances. Ç'a très bien été», a relaté celui qui se donne pleinement à ce camp.

En début d'après-midi, il venait de terminer son entraînement sur glace et s'apprêtait à entreprendre la portion hors glace quand il a vu son nom affiché sur le tableau lui demandant d'aller rencontrer le directeur général des Predators.

«Je ne savais pas vraiment ce qui se passait. Un gars de l'organisation m'a dit que c'était pour aller signer mon contrat. J'étais sous le choc! Je n'ai pas de mots pour décrire comment je me sentais en termes d'émotions. Je flottais sur un nuage, raconte le #94 des Cataractes de Shawinigan.

«Quand j'étais dans le bureau en train de signer, j'avais trop d'émotions. On aurait dit que je ne le réalisais pas. C'était des émotions incroyables», avoue celui qui avait retrouvé son calme habituel en fin d'après-midi.

Le joueur étoile des Cataractes a ensuite pu partager la bonne nouvelle avec ses proches. Le Robervalois de 5'10 a du même coup atteint son premier objectif en se présentant au camp des Predators. «Quand je suis arrivé ici, dans ma tête, ma première idée était de créer une surprise et de leur démontrer que malgré ma grandeur, je suis capable d'évoluer dans ce calibre. Je suis arrivé avec une bonne attitude. J'étais prêt, je m'étais entraîné fort tout l'été sur glace et hors glace.»

Sa prestation de mardi dans le match préparatoire contre les Panthers de la Floride a fini de convaincre l'organisation de son excellent potentiel. Avec ce contrat de trois ans en poche et un boni de signature, le jeune homme poursuivra sa saison avec les Cataractes de Shawinigan plus déterminé que jamais à vouloir faire sa place dans le grand club. «Je vais faire ma saison avec les Cataractes et je vais revenir au camp en essayant de faire l'équipe l'an prochain. Si je ne le fais pas l'an prochain, je vais retourner avec les Cataractes. Après trois ans, je serai éligible pour jouer pour leur club-école dans la Ligue américaine.»

Lors de l'entrevue, Samuel Girard ne savait pas quand il sera retourné à son club junior majeur. «Ils m'ont gardé et ils veulent que je continue, que je prenne plus d'expérience pour que je sois encore meilleur quand je vais revenir junior», mentionne celui qui n'était toutefois pas prévu dans l'alignement pour le match de jeudi contre les Blue Jackets de Columbus.

Cela dit, le Robervalois ne s'est pas senti déstabilisé par le calibre de jeu dans la LNH. «C'est complètement différent du junior. Les joueurs, la vitesse de jeu, l'exécution, tout est plus rapide, mais je pense que je m'adapte bien au jeu.»

Surprise et joie pour la famille

C'était jour de fête à Roberval, chez la famille de Samuel Girard où là aussi, le téléphone n'a pas cessé de sonner depuis que leur fils a signé un premier contrat d'entrée avec les Predators de Nashville.

«On ne s'attendait pas à ce que ça se fasse aussi vite que ça!», a avoué sa mère Guylaine Dion, un grand sourire dans la voix. «À 2h22 (pm), son agent (Pat Brisson) m'a appelé pour me dire qu'il venait d'avoir l'offre. Ils nous ont appelés parce que dans le contrat, c'est stipulé que les parents doivent être au courant, car il n'a que 18 ans et avec des montants comme ça, il faut faire attention. Nous, en tant que parents, ils nous ont parlé des montants et des bonis, mais j'ai dit à Pat Brisson, que j'appelle mon grand manitou, qu'il savait où il s'en va, que ce n'est pas son premier ni le dernier. À 3h29, Samuel signait. (Les Predators) ont mis ça sur Twitter et ça a fait boule de neige!», raconte la maman qui avait déjà répondu à une vingtaine d'appels et dont le cellulaire sonnait pendant l'entrevue téléphonique.

Comme un choix de première ronde

«Quand j'ai parlé à son agent, il m'a dit, une fois l'entente finalisée, que les Predators ont voulu le signer rapidement parce que quand ils l'ont vu jouer, ils ont dit qu'il avait joué comme un choix de première ronde et qu'ils ne pouvaient pas laisser passer ça. C'est le 2e (des choix) de deuxième ronde à signer.»

Quant au père de Samuel, Tony Girard, il était au travail lorsqu'elle l'a appelé pour lui annoncer la bonne nouvelle. «Il a dit qu'il n'était pas sûr qu'il allait pouvoir continuer à travailler avec sa machine et qu'il avait hâte à 5h pour appeler fiston!»

Un premier indice

S'ils espéraient que leur fils décroche un contrat, Tony Girard et Guylaine Dion avaient quand même eu un premier signe que les choses se passaient bien pour Samuel. «Lorsque le camp des recrues a été terminé en Floride, ils sont revenus à Nashville et Samuel est resté. On a parlé à son agent (Pat Brisson) qui nous a dit: ''C'est drôle qu'il reste. C'est rare qu'ils font ça, garder un joueur qui n'est pas signé.'' Avec l'agence de Pat Brisson, c'est très rare que ça arrive, note Mme Dion.

«Ils lui ont dit qu'ils allaient déposer une offre. (Brisson) s'attendait d'avoir une offre dans les prochains jours, mais ça a été déposé samedi dernier. Ils sont allés en négos et avec le match que Samuel a joué mardi, ils ont décidé de le signer le plus vite possible», relate la maman, très fière de fiston.

Puis, mercredi, Pat Brisson a appelé son protégé pour l'informer que Nashville avait bonifié l'offre après son match de mardi contre les Panthers de la Floride. Inutile de dire que Samuel Girard est passé par toute la gamme des émotions lorsqu'il a apposé son nom sur son premier contrat professionnel dans la LNH. Une autre étape de franchie pour celui qui a été un choix de deuxième ronde (47e) lors du repêchage de la Ligue nationale en juin dernier.

Frédéric Allard en attente

L'aventure du défenseur des Saguenéens de Chicoutimi, Frédéric Allard, se poursuit aussi à Nashville. Joint mercredi soir, le #58 était toujours au camp des Predators de Nashville en compagnie du Robervalois Samuel Girard. Allard a indiqué qu'ils prendront part tous deux à l'entraînement de jeudi matin et que par la suite, ils seront fixés sur leur sort pour la suite des choses. Tout comme Samuel Girard, Frédéric Allard n'est pas prévu dans l'alignement du match préparatoire de jeudi soir entre Nashville et Columbus. Mais contrairement à son coéquipier, celui qui a été choisi au 78e rang par les Preds lors du repêchage de la LNH en juin dernier n'a toujours pas reçu d'offres. «C'est une étape à la fois, a-t-il rétorqué. Mais lorsque ça va arriver, je serai super content.»

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