Hockey balle: semaine de rêve pour Boudreault

Native de L'Anse-Saint-Jean, Corinne Boudreault vit une semaine... (Courtoisie Marylin Bilodeau)

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Native de L'Anse-Saint-Jean, Corinne Boudreault vit une semaine de rêve, alors qu'elle participe au Championnat mondial de hockey balle 3 contre 3 dans la région de Lanaudière. En compagnie des autres membres de l'équipe du Québec, elle bataillera pour l'or samedi, en grande finale contre le Canada.

Courtoisie Marylin Bilodeau

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Il y a deux ans à peine, bien malin qui aurait pu prédire que l'Anjeannoise d'origine Corinne Boudreault participerait au Championnat mondial de hockey balle 3 contre 3 en cours dans la région de Lanaudière. Passionnée de volleyball élite durant ses études secondaires et collégiales, l'athlète de 27 ans a eu le coup de foudre l'an dernier pour ce sport très populaire à Québec et à Montréal et elle a connu depuis une progression rapide.

La jeune femme, qui fait partie de l'Équipe du Québec, connaît un premier championnat du monde de rêve puisqu'avec ses coéquipières, elle prendra part à la grande finale samedi contre Équipe Canada au Complexe JC Perreault de Saint-Roch-de-l'Achigan. «Cette année, la Fédération de hockey balle a permis au Québec de se faire une équipe, de sorte qu'on compte pour un pays. Dans l'Équipe Québec, ce sont presque toutes des filles qui ont joué collégial ou universitaire. On est très fortes. Certaines ont aussi joué sur le programme canadien (de hockey sur glace). Il y a Marie-Claude Allard qui a joué pour l'équipe des moins de 22 ans et qui a failli aller aux Jeux olympiques; Ariane Barker qui a joué pour les Carabins de l'Université de Montréal et qui a aidé son équipe à remporter le titre canadien l'an dernier; Stéphanie Savoie, du baseball féminin (que les gens ont pu voir l'été dernier lors des championnats tenus à Saguenay), et Sophie Breault qui joue pour les Canadiennes de Montréal», énumère la rapide attaquante.

Vendredi soir, son équipe a aisément remporté son match de demi-finale contre Équipe Europe par le pointage de 13-0. Plus tôt en semaine, les Québécoises avaient malmené cette même formation 13-2.

Les chances du Québec d'enlever les grands honneurs sont élevées si on se fie aux matchs précédents. L'équipe du Québec a en effet blanchi le Canada 5-0 et ce fut le pointage le plus serré de leur semaine. Les Québécoises avaient également vaincu la France 11-1, l'Irlande 9-0 et Équipe Asie 10-0 (où elle a d'ailleurs inscrit un but).

Adieu volley!

La jeune femme n'aurait pas pensé délaisser aussi rapidement le volleyball pour le hockey. «J'ai toujours voulu jouer au hockey, mais comme je demeurais à L'Anse-Saint-Jean, je n'avais pas accès à ça. Le volleyball était le seul sport compétitif que je pouvais faire», raconte la fille de Diane Houde et Harold Boudreault. «J'ai fait ma formation en Art et technologie des médias (ATM) au Cégep de Jonquière que j'ai terminé en 2009, relate l'ancienne joueuse des Gaillards. J'ai fait mon stage à RDS et je pensais revenir dans la région pour poursuivre mes études à l'université. Mais comme c'était les Jeux olympiques à Vancouver en 2010, ils m'ont gardée après mon stage. Ça fait donc sept ans que je suis à RDS. Je suis maintenant réalisatrice et assistante-réalisatrice pour les émissions Le 5 à 7 et Sport 30».

C'est d'ailleurs après avoir déménagé à Montréal qu'elle s'est mise à jouer au hockey sur glace. «Je ne joue plus du tout au volley. Ici, il y a plusieurs bonnes ligues de hockey. J'ai commencé par jouer un match dans le D, puis j'ai joué deux ans dans le C et je suis rendue dans la plus grosse ligue, le B, avec des filles qui ont joué du hockey collégial et universitaire», poursuit celle qui a aussi pris part aux très prisés tournois estivaux de la Coupe Burrows.

Depuis qu'elle a eu la piqûre pour le hockey balle, Corinne Boudreault aimerait bien populariser ce sport de ce côté-ci de la Réserve faunique des Laurentides. Cet été, elle a essayé de faire convaincre une équipe du Saguenay de venir jouer dans la grosse ligue qui ne compte que cinq équipes, mais elle s'est fait dire que ce sport n'était pas encore très développé dans la région et qu'il n'y avait donc pas d'équipe assez forte pour jouer dans ce calibre. Toutefois, pour Corinne Boudreault, ce n'est qu'une question de temps. «C'est tellement accessible comme sport. Ça ne coûte pas cher et tout le monde peut jouer», fait-elle valoir.

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