Maxime Gagnon aux Jeux paralympiques de Rio

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Associé au Défi sportif depuis 1995, Maxime Gagnon en est le directeur général adjoint depuis plusieurs années

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Maxime Gagnon passera les prochaines semaines à Rio, au Brésil. Le Saguenéen d'origine, directeur général adjoint du Défi sportif, n'y sera pas pour profiter de la plage de Copacabana, mais pour assister aux Jeux paralympiques, qui débutent mercredi.

Installé dans la région de Montréal depuis le début des années 80, le petit-fils de l'ancien journaliste du Quotidien Julien Gagnon a baigné dans les événements sportifs toute sa carrière. Il a débuté son association avec le Défi sportif en 1995 un peu par hasard et a fait son chemin de fil en aiguille.

«J'allais là pour un contrat de trois mois grâce à un programme gouvernemental», rappelle Maxime Gagnon qui avait à l'époque la même vision que la fondatrice de l'événement, Monique Lefebvre, ce qui a mené à un virage international au tournant des années 2000. L'objectif était de dégager des sommes plus importantes et de réinvestir l'argent au Québec dans le développement des athlètes handicapés. Aujourd'hui, le Défi sportif Alterégo accueille 5000 athlètes de la relève et de l'élite, ce qui demande une organisation de 1200 bénévoles et une quinzaine d'employés. Près de 25 pays sont représentés annuellement dans les 14 sports qui se déclinent en 42 disciplines au total.

«Cette année, à Rio, on a nos premiers athlètes. On en a déjà eu avant, mais là on est vraiment capables de dire qu'ils ont commencé au Défi sportif. On voit que c'est un tremplin», signale Maxime Gagnon qui a assisté à tous les Jeux paralympiques depuis 1996. «J'ai eu la chance de voir des choses extraordinaires», lance le Saguenéen, donnant en exemple des athlètes inspirants, sans oublier les cinq médailles d'or de Chantale Petitclerc à Pékin, en 2008.

Accompagné par une employée et un photographe pour alimenter la banque d'images, le mandat de Maxime Gagnon sera de faire du développement pour le Défi sportif, tout en se tenant à l'affût des nouvelles technologies pour les installations.

«Notre but premier, c'est de faire du démarchage, d'aller rencontrer des fédérations internationales et de faire connaître notre événement. Ça nous permet d'amener ces sports et ces pays», indique Maxime Gagnon qui dit travailler sur un plan de quatre ans.

«De plus en plus, les dirigeants des fédérations nous connaissent et ils se parlent. Quand on applique sur des compétitions internationales, comme on est un événement récurent, notre notoriété est faite. C'est donc plus facile», raconte-t-il, prévenant toutefois que tout n'est pas cuit dans le bec.

«Quand tu veux rencontrer un entraîneur et qu'il perd, il ne veut rien savoir de te parler. Quand son athlète gagne, il ne veut pas non plus, il veut fêter. C'est de trouver le bon moment pour lui parler», précise-t-il, annonçant avoir le projet d'organiser une compétition internationale de dynamophilie paralympique, une discipline à développer au Canada, estime-t-il.

Des préjugés tenaces

Même si des pas ont été faits lors des dernières années, les Jeux paralympiques attirent moins l'attention que les Jeux olympiques. Les préjugés sont tenaces, admet Maxime Gagnon.

«Les gens partent avec un pas en arrière en se disant que c'est du sport pour handicapés. Une fois que tu l'as vu, c'est encore plus grand que tu peux l'imaginer des fois. On le voit autant au Défi sportif qu'aux Jeux paralympiques. La première fois qu'on dit aux gens ou aux journalistes d'aller faire un tour au Défi sportif, ils se demandent ce qu'ils vont faire là. Quand ils repartent, ils nous disent qu'ils ont été épatés. Chaque athlète a sa petite histoire», raconte Maxime Gagnon, précisant que les athlètes paralympiques s'entraînent aussi fort que leurs homologues sans handicap. Pour plusieurs, le sport représente également un moyen d'intégration.

Pour montrer que les choses évoluent, le natif du Saguenay mentionne que pour la première fois, Radio-Canada diffusera des compétitions à Rio à des heures de grande écoute. «C'est sûr qu'on a encore du minuit le soir, mais on a maintenant 18h et 19h, ce qu'on n'avait pas avant», indique Maxime Gagnon, convaincu que les cotes d'écoute vont être bonnes.

Le DG adjoint du Défi sportif, qui a quitté pour le Brésil lundi soir, profitera évidemment de l'occasion pour assister à des performances individuelles. Il ne manquera pas la représentante de Québec Marylou Martineau, âgée de seulement 15 ans, en boccia, sport réservé aux personnes avec un handicap moteur. Il ne veut pas non plus manquer Josh Cassidy, un espoir de médailles en athlétisme, ainsi que Christine Gauthier, en para-canoë.

Audrey Lemieux en action

L'Almatoise Audrey Lemieux sera à surveiller lors des Jeux paralympiques de Rio en cyclisme sur route en compagnie de sa coéquipière Robbi Weldon.

Les deux athlètes forment un duo depuis un peu plus d'un an. Installée à l'avant du vélo tandem, Audrey Lemieux contrôle toutes les commandes, dont les vitesses et les freins alors que sa partenaire aveugle est assise à l'arrière.

L'an dernier, les Canadiennes avaient remporté le bronze lors du contre-la-montre d'une Coupe du monde, en Afrique.

À Rio, le contre-la-montre sera disputé le 14 septembre, suivi trois jours plus tard de la course sur route. Audrey Lemieux quittera mercredi en direction du Brésil pour une arrivée le lendemain. Elle profitera des quelques jours avant les compétitions pour étudier le parcours.

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