Les pilotes de paramoteur s'éclatent à Saint-Gédéon

Le propriétaire de Airpro Paramoteur, Éric Sigier, et... (Photo Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens)

Agrandir

Le propriétaire de Airpro Paramoteur, Éric Sigier, et le président de ParaSag, Pierre Morissette, sont des acteurs importants du bon déroulement du rassemblement ParaSag qui se déroule cette fin de semaine à Saint-Gédéon

Photo Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Résidants de Saint-Gédéon et les environs, si vous voyez des individus survoler le ciel avec un petit moteur à hélice accroché à leur dos cette fin de semaine, vous n'avez pas la berlue et vous n'êtes surtout pas espionnés. C'est que le traditionnel rassemblement ParaSag bat son plein, regroupant plusieurs adeptes de paramoteur de la région et de la province.

Une quarantaine de pilotes sont attendus sur le vaste terrain de la Ferme Éloise Truchon, accessible par la route 170. L'événement se déroule tout au long de la longue fin de semaine de la fête du Travail. Le respect du RAC (Règlement de l'aviation canadien) est d'ailleurs l'une des priorités des organisateurs, qui se font un devoir de veiller à ce que tout un chacun respecte l'espace aérien utilisé. «On veut que la cohabitation demeure entre les villégiateurs et les pilotes de paramoteur», affirme le président du club ParaSag, Pierre Morissette. Il cite en exemple qu'un paramoteur ne peut voler à moins de 1000 pieds d'une plage ou tout autre rassemblement de gens.

Le pilotage d'un paramoteur demande une formation précise, en plus de la passation d'un examen offert chez Transports Canada, situé à Alma. L'équipement de base, soit le moteur qu'on s'accroche dans le dos, se chiffre à quelque 7000$, en plus de la voile de type parachute à 4000$. En plus de la formation et des autres équipements connexes à acheter, la somme totale peut frôler les 15 000$. Pierre Morissette soutient que le moteur, d'un poids entre 50 et 80 livres, est économique, ce qui fait en sorte que la consommation de carburant est somme toute négligeable. Maintenant, est-ce que la pratique du paramoteur s'adresse à tout type de personne?

«Ça prend une forme physique moyenne, c'est-à-dire qu'il n'est pas nécessaire d'être un athlète, explique M. Morissette. Contrairement à ce qu'on peut croire, lorsqu'on est dans les airs, le vertige n'existe plus. Lorsque les deux pieds ne sont plus fixes sur le sol et qu'ils sont dans le vide, la notion de vertige disparaît.»

Les conditions optimales pour s'envoler en paramoteur doivent être composées d'un vent entre 5 et 10 km/h, en plus d'une température pas trop chaude. D'ailleurs, les vols ont dû être retardés dans l'après-midi, samedi, en raison des vents qui étaient devenus presque nuls, ainsi que la température ambiante qui s'était réchauffée. Les réactions thermiques rendaient alors les vols plus complexes.

Des vols en tandem sont offerts à ceux... (Photo Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens) - image 2.0

Agrandir

Des vols en tandem sont offerts à ceux qui voudraient tenter l'expérience du paramoteur.

Photo Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens

Les paramoteurs risquent d'être plus nombreux qu'à l'habitude... (Photo Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens) - image 2.1

Agrandir

Les paramoteurs risquent d'être plus nombreux qu'à l'habitude cette fin de semaine, dans le ciel de Saint-Gédéon.

Photo Le Progrès-Dimanche, Gimmy Desbiens

Vols de familiarisation

La compagnie Airpro Paramoteur offre une belle occasion aux néophytes de goûter à la pratique du paramoteur. Des vols de familiarisation sont offerts à la population en tandem avec des pilotes expérimentés. Propriétaire de l'entreprise qui siège à Saint-Apollinaire, près de Québec, Éric Sigier exerce sa profession par passion depuis l'ouverture en 2000. Le monument du paramoteur au Québec adore faire escale au Lac-Saint-Jean une fois par année, accompagné de quelques-uns de ses enseignants aguerris.

«En général, les gens qui essaient le paramoteur sont émerveillés, assure le Français d'origine. Il y a toujours un bel accueil et on a bien du plaisir à venir ici.»

Près de 1300 pilotes de paramoteur ont été formés par Airpro Paramoteur depuis ses débuts. Éric Sigier invite d'ailleurs tous ceux et celles qui mijotent l'ambition de s'envoler à venir le faire.

«C'est ouvert pour tout le monde qui a envie de voler, raconte le propriétaire. On reçoit souvent des personnes un peu plus âgées qui ont toujours eu envie de voler, et le paramoteur permet de rendre ce rêve accessible. D'abord pour le prix, mais aussi pour la facilité et pour la sécurité. Pour avoir du plaisir, il faut toutefois être très sérieux dans la formation. On veut que les gens s'amusent, tout en prenant très au sérieux les explications qu'on donne.»

Avec le montant amassé au cours de la fin de semaine, ParaSag va remettre une somme à la Maison Soli-Can d'Alma. «On veut laisser notre trace dans la communauté d'ici», fait valoir Pierre Morissette.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer