Gros coup des Marquis

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Le DG et entraîneur-chef Richard Martel tentera de convaincre le Slovaque Juraj Kolnik (ici dans l'uniforme de l'équipe nationale de son pays) de s'aligner officiellement avec les Marquis cette saison.

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Les Marquis de Jonquière ont frappé un grand coup en mettant la main sur l'attaquant Juraj Kolnik dans une transaction effectuée avec les Éperviers de Sorel. En retour, l'organisation jonquiéroise a toutefois dû se départir de l'attaquant Peter James Corsi qui aura porté les couleurs des Marquis pendant les deux dernières saisons.

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Peter James Corsi

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Pour le DG et entraîneur-chef des Marquis, Richard Martel, l'acquisition des droits du vétéran de 35 ans constitue une première étape dans un dossier que l'organisation pilote depuis quelque temps déjà. Il reste maintenant à attacher les dernières ficelles pour concrétiser sa venue à Jonquière.

Richard Martel raconte que le projet Kolnik a commencé à germer lorsque le dépisteur des Marquis, Lucien Paquette, qui a de bons liens avec le Slovaque, a eu vent du désir de ce dernier de ne pas retourner en Europe cette saison, lui qui, l'an dernier, a passé la saison en Angleterre où il s'alignait avec les Panthers de Nottingham, dans la «Elite Ice Hockey League» (EIHL).

«À partir de là, Marc (Boivin) et moi on a commencé à regarder ça de près. Marc a communiqué avec Kolnik à quelques reprises, puis je lui ai parlé aussi. Plus ça avançait, plus le projet nous intéressait», a expliqué le grand manitou des Marquis en entrevue téléphonique.

Rencontre ce week-end

Le pilote des Marquis doit d'ailleurs rencontrer Kolnik en fin de semaine, dans l'espoir de le convaincre de s'aligner officiellement avec les Marquis cette saison. «Je crois que les chances qu'il joue ici sont de 80%. Nous avons eu de bonnes discussions et nous sommes confiants qu'il viendra avec nous», avance le pilote des Marquis.

Mais même si Kolnik accepte de ratifier un contrat, l'organisation des Marquis sera-t-elle en mesure de s'assurer qu'il ne quittera pas en cours de saison pour retourner jouer en Europe? « (Avoir une garantie pour une saison complète), c'est difficile. Par contre, les conversations que nous avons eues avec lui depuis le début font foi de tout. Nos discussions avec lui étaient très sérieuses et c'est ce qui nous a incités à aller de l'avant. On croit fermement qu'on sera capable de concrétiser le projet.»

Avec sa connaissance des circuits en Europe, Richard Martel estime qu'il est de plus en plus difficile de décrocher le gros lot à ce temps-ci de l'année, même pour un joueur du calibre de Kolnik. «Il n'y a plus beaucoup de places dans certains circuits et lui, il ne veut plus se déplacer pour des contrats qu'il a déjà eus dans le passé», explique le DG des Marquis. Martel rappelle que Kolnik est installé à Blainville, avec sa femme (une Rimouskoise) et leurs trois enfants. «Ce sont tous des facteurs qui entrent en ligne de compte», plaide celui qui ne sait pas encore avec qui il le jumellera.

Il est clair que le Slovaque d'origine ajoutera de l'impact à l'offensive jonquiéroise, lui qui a disputé 240 matchs dans la Ligue nationale (Islanders de New York et Panthers de la Floride), en plus de rouler sa bosse dans la Ligue américaine et en Europe, principalement dans la ligue suisse. Dans ses jeunes années, Kolnik a joué son junior majeur avec l'Océanic de Rimouski. À l'époque, il a contribué à la conquête de la coupe Memorial aux côtés de Brad Richards.

À contrecoeur

Cela dit, l'échange de Corsi ne s'est pas fait de gaieté de coeur, souligne Martel. Les Éperviers de Sorel étaient intéressés à transiger, mais ils avaient le #91 dans leur mire et ils s'impatientaient. «On a essayé d'offrir autre chose avant P.J. Corsi parce que ça nous chicotait de nous en départir, dit-il. Par contre, on savait qu'on aurait à donner un bon joueur pour avoir un bon joueur. On est allé du côté de Kolnik parce qu'on croit en nos chances de le convaincre de jouer ici.»

Le visage de la prochaine édition des Marquis devrait donc être passablement changé avec les nouveaux venus. «On a un bon groupe de joueurs et nous avons entré de nouveaux éléments. Ce sont de petits changements qui nous permettent de remettre un peu de variété pour essayer d'aller plus loin que par les années passées, fait valoir le DG. Quand tu as un joueur comme Kolnik qui est disponible et qu'on pense avoir des chances de le convaincre, ce sera toute une acquisition si on le signe. Tout le monde le connaît. Ce qui est sûr, c'est qu'on ne baisse pas de qualité de joueur.»

Ouellet devra passer par le camp

Malgré ses talents de marqueur, l'attaquant Christian Ouellet n'est pas assuré d'une place à l'avance avec les Marquis de Jonquière. Le Jeannois d'origine, qui a passé la dernière saison en Europe, devra profiter du camp d'entraînement de la mi-septembre pour se faire valoir.

«J'ai discuté avec lui il y a un peu plus d'un mois et il veut vraiment jouer pour les Marquis de Jonquière. Je l'ai vu jouer junior majeur, mais je ne l'ai pas revu depuis. L'an dernier, j'étais allé à Brest spécialement pour le voir jouer, mais il n'était pas en uniforme ce soir-là. Je sais qu'il a de très bonnes mains et que c'est un marqueur, mais il n'a pas d'expérience dans la Ligue nord-américaine de hockey et on veut voir comment il peut s'adapter à ce calibre. C'est pourquoi on lui a demandé de participer au camp d'entraînement», a expliqué le DG et entraîneur-chef des Marquis, Richard Martel. «C'est sûr qu'il a des chances de percer l'alignement, mais (le camp) va nous permettre de voir comment il va se débrouiller.»

Martel souhaite aussi inviter Jean-Simon Allard, à participer au camp afin de mieux se faire une tête sur l'utilisation du #41. «Je vais communiquer avec lui la semaine prochaine parce que je veux l'avoir au camp. Jean-Simon est un bon joueur et avec un nouvel entraîneur, il y a des changements qui surviennent parce que certains préfèrent tel type de joueur, etc.», poursuit Martel qui aura certainement des choix difficiles à faire à l'aube de la nouvelle saison.

Ce dernier signale qu'il reste aussi des points d'interrogation à la ligne bleue, notamment avec leur premier choix du dernier repêchage, l'ancien défenseur du Canadien de Montréal, Frédéric Saint-Denis. «Il n'a pas encore signé, mais c'est sûr à 95 % qu'il n'ira pas en Europe, estime Martel. Il a des offres en Europe, mais à mon avis, c'est parce qu'il veut rester au Québec qu'il n'est pas encore parti, sinon, il aurait déjà quitté.»

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