Les quads gagnent en popularité dans la région

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Les neuf clubs quads de la région regroupent quelque 4800 membres.

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C'est bien connu, les conditions hivernales de notre région permettent aux motoneigistes de partout au Québec, et même du monde entier, de pratiquer leur sport favori dans un environnement paradisiaque. À travers cette manne pour ces véhicules de plaisance exclusivement hivernaux, les quads sont en train de faire leur place. Lentement, mais sûrement.

Dans tout le Saguenay-Lac-Saint-Jean, on dénombre neuf clubs de quad. Tous les clubs travaillent en étroite collaboration dans le but d'offrir les meilleures conditions possible à leurs quelque 4800 membres. Le conseil d'administration de chaque association se rencontre jusqu'à cinq fois par année pour discuter des aspects à améliorer.

Parmi les questions étudiées, celle de la cohabitation entre les motoneigistes et les quadistes revient forcément au coeur des discussions. La situation s'est améliorée au fil des ans, même s'il reste, et restera, toujours du travail à faire.

«On a de très bonnes ententes avec les clubs de motoneigistes; ce n'est plus ce que c'était il y a 20 ans, commente le président régional des clubs de quads de la région, Dany Boudreault, qui occupe la présidence du club quad Les amis du Lac, dont le bureau chef est situé à Roberval. C'est sûr qu'il y a encore de vieilles mentalités, mais ça a beaucoup progressé avec le temps.»

Règle générale, les clubs de quads tiennent leurs activités à l'année, mis à part ceux dans le haut du Lac-Saint-Jean en raison de la trop grande abondance de neige. Mais lorsque motoneiges et quads doivent cohabiter dans les mêmes sentiers, une certaine adaptation doit être exercée.

«La nature nous oblige parfois à partager les mêmes sentiers et dans ce cas, ça prend une bonne signalisation, mais ce n'est pas toujours évident, observe le vice-président et relationniste au club quad Aventure Valin, Robert Bernier. La mentalité entre les motoneigistes et les quadistes n'est pas tout à fait la même. Historiquement, les clubs de motoneige ont été créés bien avant ceux des quads. Ils ont un peu la mentalité du ''on était là les premiers''. Ça dépend toutefois des périodes et des gens qui sont à la tête de ces clubs.»

Robert Bernier aimerait qu'un jour, les clubs de motoneigistes et de quads collaborent davantage dans l'entretien des sentiers. Pour le moment, chaque club reçoit sa subvention gouvernementale respective et entretient les sentiers à sa manière. Des situations comme le double entretien d'un même sentier sont notamment remarquées, ce qui ne permet pas de rentabiliser au maximum la subvention.

«Il y a toute sorte de façons de voir les choses et chacun prêche pour sa paroisse, remarque M. Bernier. Le gouvernement nous donne des subventions et il nous dit: ''Organisez-vous''».

Ce dernier dresse d'ailleurs un parallèle intéressant à propos de la cohabitation entre les différents utilisateurs des sentiers balisés.

«Avec un peu de bonne volonté, on pourrait mettre en commun nos énergies. C'est le gros problème actuellement. C'est un peu comme la moto de type racer et le scooter sur les routes; tout le monde réussit à s'entendre. Il faudrait en arriver à ça entre les motoneigistes et les quadistes.»

C'est bien connu, les conditions... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 2.0

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Une offre à bonifier sans cesse

Si on compare les sentiers de motoneige à ceux réservés aux quads, la deuxième catégorie est considérée comme le petit bébé. Les clubs de quads de la région travaillent donc ardemment afin d'améliorer l'offre pour les membres de plus en plus nombreux. Actuellement, environ 3000 kilomètres de sentiers sont offerts.

Le développement du secteur quadiste sur les Monts-Valin fait partie des plans du club quad Aventure Valin. Un développement majeur des sentiers reliant le Saguenay et la région de Québec est aussi dans les cartons.

«On veut donner accès à des sites touristiques aux quadistes, soutient Robert Bernier. On se force beaucoup pour développer les sentiers, mais il n'y a rien de facile.»

Pour Robert Bernier, il est primordial que les membres profitent de conditions optimales pour pratiquer cette activité qui ne cesse de gagner en popularité.

«Ça prend des sentiers attirants, prévient-il. Les gens ne veulent pas seulement faire une boucle de 10 kilomètres. Ils en veulent pour leur argent. On cherche toujours à développer nos sentiers et on a un groupe de bénévoles qui travaille très fort pour le faire. De plus, des agents de liaison de la Fédération québécoise des clubs quads nous aident à faire le lien entre les clubs et les différents paliers de gouvernement. Sans eux, ça serait impossible de penser au développement des sentiers.»

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