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L'Albertain Ben Hayward retrouve le sourire sur la rivière aux Sables

Ben Hayward a connu une semaine très fructueuse... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Ben Hayward a connu une semaine très fructueuse lors des Championnats canadiens de canoë-kayak d'eau vive, sur la rivière aux Sables.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

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Grand favori avant le début des Championnats canadiens de canoë-kayak d'eau vive, Ben Hayward a tout balayé sur son passage cette semaine sur la rivière aux Sables de Jonquière.

Après l'avoir emporté plus tôt cette semaine sur son kayak à la descente classique et au sprint, l'Albertain, membre de l'équipe nationale, a complété un sans-faute en s'imposant lors des deux épreuves de slalom, samedi et dimanche.

Cette performance aux Championnats canadiens est en quelque sorte un baume pour Ben Hayward qui a raté de très peu les Jeux olympiques de Londres, en 2012, puis de Rio. Les deux fois, il a tout juste été devancé par Michael Tayler, qui a pris la 16e position au slalom. 

«J'étais le mieux classé dans le processus de quatre ans et j'ai eu une malchance en me blessant au cou peu avant les essais nationaux. Ça n'a définitivement pas aidé. J'étais tout près», de raconter Ben Hayward. «J'ai pris une bonne pause pour faire le vide. De rater les Jeux olympiques par si peu a vraiment été difficile», convient l'athlète qui avait retrouvé le sourire dimanche après-midi.

«C'est vraiment bon pour le moral d'aller chercher des victoires au niveau national. J'étais déjà venu ici en 2008 et j'adore le site. C'est vraiment de calibre international», de louanger Ben Hayward. À 26 ans, il est encore intéressé à repartir un cycle olympique, mais...«J'ai encore besoin de trouver de la motivation», admet-il, n'écartant pas la possibilité de venir s'entraîner au Saguenay dans les prochaines années.

Il passera la prochaine année dans la région d'Ottawa, «mais après, ça pourrait être n'importe où», laisse-t-il savoir, mentionnant également l'Europe, en raison notamment de la qualité des entraîneurs. Il est possible de suivre ses péripéties sur son site personnel au www.benhayward.ca. 

Un cadet surprend

À seulement 13 ans, Cole Oruski, également de l'Alberta, a fait la barbe à quelques vétérans, s'offrant une huitième place au slalom en kayak monoplace. «Ça s'est bien passé, a laissé tomber le jeune homme qui, avec sa grandeur, semble plus âgé. 

«C'est incroyable de réussir ce genre de choses. C'est cool d'être en compétition avec des athlètes qui ont beaucoup d'expérience et irréel d'en dépasser quelques-uns», d'exprimer Cole Oruski, annonçant qu'il vise une qualification pour les Championnats mondiaux d'ici deux ans chez les juniors. 

Dans les autres résultats à signaler, le Belge et Québécois d'adoption Cedric de Marneffe a surpris à son retour à la compétition en kayak monoplace avec une troisième place. Le Saguenéen François Rothan a pour sa part réussi à se qualifier pour la finale en canoë monoplace. Il a finalement pris le 7e rang. Quelques minutes après avoir dominé l'épreuve de canoë, Haley Daniels a décroché une troisième place en K1. Lors des deux courses, Lois Betteridge a terminé au deuxième échelon. À noter que cinq des six catégories dimanche ont été dominées par des athlètes de l'Alberta.

Un événement à tenir de nouveau... et vite!

Les Championnats canadiens de canoë-kayak d'eau vive étaient de retour à la rivière aux Sables pour la première fois depuis 2008. Les organisateurs aimeraient maintenant ne pas attendre de nouveau aussi longtemps avant de revoir la crème de la discipline.

«Si nos partenaires veulent nous suivre, on est intéressés à recevoir de grands événements», annonce la directrice, Katia Bourgault.

«Les plus vieux avaient pas mal tous déjà vu le site et avaient hâte de revenir, mais pour les plus jeunes, c'était une découverte. Ils n'ont pas l'habitude d'avoir un parcours qui représente un aussi grand défi et surtout, aussi accessible. On ne choisit pas où se retrouvent les rapides, et c'est souvent loin dans le bois. Ici, c'est le site parfait pour que les amis et tes proches viennent t'encourager», de faire valoir la directrice.

Pour une épreuve de la Coupe du monde, ce serait toutefois beaucoup plus complexe, explique-t-elle.

Les candidatures doivent être faites plusieurs années à l'avance et dans son état actuel, la rivière aux Sables ne remplit pas certains critères de la fédération internationale.

Katia Bourgeault précise que les nombreuses crues à cet endroit lors des dernières années ont fait la vie dure à la rivière. Des investissements importants seraient nécessaires pour lui refaire une beauté

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